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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 16:02
Agneau sans tache, mâle, âgé d'un an (Exode 12.1-28, verset 5)

Agneau sans tache, mâle, âgé d'un an (Exode 12.1-28, verset 5)

Selon la “Civilta Cattolica”, sorte de journal porte-parole du Pape François - on s’oriente doucement mais sûrement vers le mariage des prêtres dans un premier temps et vers la possibilité d’ordonner des femmes dans un second temps.

 

Certes, S. Jean-Paul II avait clairement déclaré que le sacerdoce ne pouvait pas être exercé par des femmes dans la mesure où la prêtrise est un état lié au caractère masculin de la personne humaine et non une simple fonction.

 

Mais la “Civilta Cattolica” précise : “On ne peut pas toujours recourir au passé, comme si seulement dans le passé il y avait des indications de l’Esprit. Aujourd'hui aussi, l’Esprit guide l’Eglise et suggère l’hypothèse courageuse de nouvelles perspectives. [Le pape François est le premier à] “ne pas se limiter à ce qui est déjà connu, mais à plonger dans un champ complexe et pertinent, afin que ce soit l’Esprit qui guide l’Eglise.”

 

Sources:  Sandro Magister, théologien et journaliste à L'Espresso; Pro Liturgia, Actualité du mercredi 8 février 2017; Diakonos.be; Reinformation. tv

Comme les novateurs connaissent à l'avance la résistance qui se fera, ils proposent en plus du mariage des prêtres, l'ordination des femmes, afin que des deux nouveautés on retienne la moins éloignée de la foi. Et ce sera donc le mariage des prêtres qui sortira d'une exhortation finale (pour le moment..). Cette méthode a été employée lors du "Synode sur la famille", où à la demande d'une ouverture pour les personnes divorcées civilement et remariées s'ajouta une demande d'ouverture envers les personnes homosexuelles. Une exhortation finale autoritaire du Pape François est venue proposer la seule ouverture aux divorcés et remariés (Amoris laetitia) alors même que le Synode sur la famille s'était achevé sur un vote majoritaire des évêques contre la Communion aux divorcés et remariés tandis que les revendications homosexualistes disparaissaient complètement du rapport de synthèse final du Synode.

 

L'auteur de l'article de La Civiltà Cattolica" est le P. Giancarlo Pani S.J., vice-directeur jésuite de la revue comme tous les rédacteurs de cette revue. "La Civiltà Cattolica" n'est pas une revue comme les autres. Selon ses statuts, chaque ligne est imprimée sous le contrôle du Saint-Siège. De plus, un lien confidentiel très étroit unit Jorge Mario Bergoglio et le directeur de la revue, le jésuite Antonio Spadaro, auteur sur twitter de la formule 2 + 2 = 5. "La théologie ce n’est pas les #Mathématiques. 2 + 2 en #Theologie peut faire 5. Parce qu’il s’agit de #Dieu et de la vraie #vie des #gens…" (sic).

 

Le P. Pani commence par rappeler que dans Ordinatio Sacerdotalis du 22 mai 1994, S. Jean-Paul II affirmait de manière "définitive" que l’Eglise n’a aucune autorité "pour conférer l’ordination sacerdotale aux femmes", Jésus n'ayant choisi que des hommes pour le ministère sacerdotal. Puis il demande  : "peut-on considérer que l''ordinatio sacerdotalis' fait partie du dépôt de la foi?".  La réponse a été "affirmative", écrit-t-il "et la doctrine a été qualifiée d''infallibiliter proposita', c'est-à-dire qu'elle doit 'être tenue, toujours et partout par tous les fidèles'". Il aborde alors les "difficultés de réception de cette réponse" qui auraient "créé des 'tensions' dans les rapports entre Magistère et Théologie pour des problèmes connexes", et ne tiendrait "pas compte des développements qu'ont connu, au cours du XXIè siècle, la présence et le rôle des femmes dans la famille et dans la société". On commence doucement à basculer dans le domaine de l'émotionnel et de l'irrationnel.

 

"On ne peut pas nier le fait historique de l'exclusion des femmes du sacerdoce à cause de l'"impedimentum sexus", poursuit-il. "Cependant, déjà en 1948 et donc bien avant les contestations des années Soixante, le P. Congar faisait remarquer que l'absence d'un fait ne constituait pas un critère décisif pour pouvoir conclure avec prudence et dans tous les cas que l'Eglise ne peut pas le faire et ne le fera jamais". Après avoir écrit cela, le P. Pani n'est pas gêné de conclure néanmoins que "les positions officielles du Magistère sont claires mais de nombreux catholiques peines à comprendre les 'rationes' de choix qui, plus que des expressions d'autorité, semblent être synonymes d'autoritarisme" (sic). A l'en croire, pendant des siècles, l'Eglise aurait fait preuve d'"autoritarisme" (sic).

 

Anne Dolhein pour le site Reinformation.tv remarque alors justement que : "Sans plaider ouvertement pour l’ordination des femmes, l’article de la Civilta Cattolica emploie un langage chargé : parler d’« autoritarisme » plutôt que de faire référence à tout l’enseignement profondément raisonné de l’Eglise, c’est un signe qui ne trompe pas. De même, le titre de l’article montre clairement la direction où l’on veut aller. Enfin, la remise en cause de l’infaillibilité et des certitudes théologiques montre que le bouleversé va sans doute beaucoup plus loin..." 

 

Le P. Pani ne parle donc pas ouvertement pour l'ordination des femmes. Il faut noter ici que cette méthode consistant à passer du rationnel à l'émotionnel et au non-dit ressemble furieusement à une méthode qualifiée de luciférienne où ce qui se passe est dans le non-dit : "c'est surtout par ce qui n'est pas écrit ou n'est pas dit, que l'action de Lucifer se manifestera" (Serge Abad-Gallardo à propos de la méthode maçonnique).

 

"Il y a aujourd'hui un malaise entre ceux qui ne réussissent pas à comprendre comment l'exclusion de la femme du ministère de l'Eglise peut coexister avec l'affirmation et la valorisation de son égale dignité", précise le P. Pani. Or, l'égale dignité ne signifie pas l'identité des fonctions. Dieu a créé la diversité dans un égal amour, et une égale dignité entre l'homme et la femme, qui n'ont simplement pas les mêmes fonctions. Le Christ, dès le départ, aurait choisi des femmes pour devenir ses prêtres, si telle en avait été sa volonté. Ce qu'il n'a pas fait.

"On ne peut pas sans cesse faire référence au passé comme s'il n'y avait des signes de l'Esprit que dans le passé. Aujourd'hui aussi, le Seigneur conduit l'Eglise et suggère d'adopter courageusement de nouvelles perspectives". Et François en premier "ne se limite pas à ce qu'il connaît déjà mais veut explorer un champ complexe et actuel parce que c'est l'Esprit qui guide l'Eglise", conclut la "Civilità Cattolica", naturellement avec l'imprimatur du pape", observe Sandro Magister, pour L'Espresso.

"L'Esprit" : de quel "esprit" parle-t-on ? L'esprit tout court qui guiderait le Pape dans "un champ complexe et actuel" ressemble à l'esprit de "progrès" et de "révolution", cet esprit de désobéissance aux Commandements, esprit du Serpent d'Adam et Eve qui leur dit : non, vous ne mourrez pas (Genèse III, 5) et les conduisit dans un champ "complexe" et inconnu aux conséquences incommensurables pour l'Humanité (la Chute originelle et entrée de la mort dans la vie humaine). 

 

Prenons l'exemple d'enfants ou de jeunes qui désobéissent à leurs parents, cela peut aussi être se laisser guider dans "un champ complexe et actuel" vers de "nouvelles perspectives", sous la conduite de l'esprit du serpent d'Adam et Eve qui ont décidé de désobéir à Dieu.

 

Rappelons que l'ordination sacrée des femmes est frappée d'excommunication latea sententiae (Décret de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du 19 décembre 2007)

Selon la “Civilta Cattolica”, on s'oriente vers le mariage des prêtres puis vers la possibilité d’ordonner des femmes

Ce sera un agneau sans défaut, mâle, âgé d'un an

Exode 12.1-28) dont le verset 5

Jésus, le Fils du Père, sur la croix sera la réalisation parfaite de cette parole: Agneau de Dieu, mâle et sans défaut enlève le péché du monde. Tout prêtre validement ordonné, incarne Jésus, devient son icône parfaite à son image et à sa ressemblance. Pouvez-vous imaginer une femme incarner "Alexandre", ou un homme incarner "Cléopâtre" dans un film historique ? Cet hermaphrodisme, de même que cette ambivalence ressemble là encore furieusement à ce qui se pratique en franc-maçonnerie.

Les novateurs oublient donc un tout petit peu les références au Christ, de même qu'ils oublient que l'Eglise n'est pas simplement une association humaine, mais est une institution surnaturelle fondée par Dieu et dans laquelle Dieu agit surnaturellement en vue de notre Salut.

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Publié par Ingomer - dans Religion
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