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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 13:13

Le débat autour d'une VIe république pour répondre au désavoeu des Français des institutions de la république et des classes dirigeantes est porté ces jours-ci sur devant de la scène, à l'initiative d'un Jean-Luc Mélenchon, franc-maçon, candidat à l'élection présidentielle.

 

Or, un débat que les médias ne portent pas devant la scène au sujet des prochaines élections présidentielles est précisément le débat qui anime le parti socialiste sur la nécessité de créer, ou non, une religion d'Etat pour "établir" la république.

 

Ce qui constitue véritablement un virage politique à 180 degrés a été porté ces dernières années, notamment, par le socialiste Vincent Peillon, actuel candidat socialiste à l'élection présidentielle, qui, rejetant l'ancien relativisme moral franc-maçonnique (la franc-maçonnerie dite "adogmatique") et le soixanthuitardisme qui en est issu, propose une religion pour la république, qu'il nomme "la laïcité" (version franc-maçonnique biensûr) :

VIe république et éradication de la religion catholique : un débat que les médias ne portent pas devant la scène

Dans un entretien aux Editions du Seuil, le 08 octobre 2008, pour la publication de son livre "La Révolution française n'est pas terminée", Vincent Peillon, ministre de l'"Education nationale" avouait qu'il voulait "remplacer" la religion catholique, parce qu'"on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique" (sic bonjour le totalitarisme!) et parce qu'" il faut inventer une religion républicaine" (re sic).

 

La video :

Exrtrait de l'entretien :

 

« L'idée qui est la mienne, et j'espère qu'elle est partagée par un certain nombre de gens, c'est que nous avons à écrire notre histoire. […] Chaque génération réécrit son histoire. Il faut s'enfanter soi-même et donc faire le propre récit de sa naissance. […] Et je pense que notre génération n'a pas écrit son propre récit. Et donc elle a du mal à écrire son propre présent. Et d'ailleurs on sent cette espèce de crise et de faiblesse dans le fond d'une génération, qui est encore dominée par des récits historiques, et qui font écran avec notre temps. Un de ces récits, peut-être le plus important, c'est celui de François Furet. Et François Furet, et tous les historiens qui l'ont accompagnés sont venus du marxisme. Et puis à un moment, au moment de la commémoration du bicentenaire de la Révolution, puis de la Première république (1792), ont donné une interprétation de l'histoire de France et de la pensée républicaine avec laquelle je suis en désaccord.

 

[…] Dans les fausses oppositions, il y a l'opposition 'laïcité-religions'. Car être laïc, être même anti-clérical – Eglise catholique, Eglise de servitude, de domination, avec le pouvoir royal, puis après avec la Contre-Révolution – cela n'est pas nécessairement être anti-religieux. Et on peut aller plus loin. Les premiers grands laïcs, ceux qui ont fondé la laïcité, et qui l'ont dans le fond imposer à l'école, puis étaient des artisans de la loi de 1905 (Jaurès, et Buisson) n'étaient pas anti-religieux. Du tout, loin de là. Et pour Jaurès et pour Buisson.

 

Alors la question, elle est à la fois historique et politique. Parce que très rapidement, la réflexion (elle vient d'Edgar Quinet), c'est la suivante : la Révolution française a échoué parce qu'on ne peut pas faire exclusivement une Révolution dans la matière, il faut la faire dans les esprits. Or on a fait une Révolution essentiellement politique, mais pas la Révolution morale et spirituelle.

 

Et donc on a laissé le moral et le spirituel à l'Eglise catholique. Donc, il faut remplacer cela. Et d'ailleurs l'échec de (la Révolution) de 1848, où l'Eglise catholique et des prêtres sont venus bénir les 'arbres de la liberté' des révolutionnaires, c'est la preuve que l'on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique. Mais, comme on ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France comme on l'a fait dans d'autres démocraties, il faut inventer une religion républicaine. Cette religion républicaine, qui doit accompagner la révolution matérielle, mais qui est la révolution spirituelle, c'est la laïcité. » (Vincent Peillon, entretien aux Editions du Seuil, le 08 octobre 2008, pour la publication de son livre "La Révolution française n'est pas terminée")

VIe république et éradication de la religion catholique : un débat que les médias ne portent pas devant la scène

Dans un autre entretien pour Le Monde des religions, le 1er mars 2010, intitulé "Vincent Peillon: vers une république spirituelle?", il déclarait que cette "religion" germait "beaucoup dans les milieux francs-maçons" :

 

«La Révolution française a échoué. Elle a échoué d'abord en 1793-95, donc on a le retour: l'Empire, la Contre-Révolution. Et puis une deuxième république en 1848. Celle-ci va échouer aussi terriblement dans les journées de juin, et le retour de l'Empire, etc. Les républicains exilés s'interrogent: pourquoi on y arrive pas en France ? Pourquoi le modèle démocratique, républicain qui est le nôtre échoue ? Et ils se disent, dans notre pays l'Eglise, dans le fond, détient le pouvoir spirituel et un formidable pouvoir d'opinion et de conscience. Et nous avons échoué. Nous avons fait des révolutions, mais des révolutions matérielles, et nous avons laissé les esprits, mais aussi tout ce qui est de l'ordre charnel dans l'existence, de ritualisations (le baptême, l'enterrement, etc.) être géré par l'Eglise catholique. Dans un certains nombre de démocraties modernes, ils ont réussi à instaurer leur démocratie – ou leur république – c'était un modèle au XIXe siècle (c'est l'Angleterre, les Etats-Unis, les Pays-Bas) - parce qu'ils ont la religion protestante, qui est une religion qui correspond à la république, à la modernité, parce qu'elle est une religion de libre examen. Mais en France, certains ont tenté d'ailleurs des vagues de conversions au protestantisme (Eugène Sue). Jean Baubérot racontre très bien cela dans ses ouvrages. Cela ne marche pas. Parce que le pays est catholique... Donc il faut que nous inventions pour établir la république, une spiritualité, voire une religion, spécifique. Cela germe dans les milieux républicains, beaucoup dans les milieux francs-maçons sous le Second empire. Se constitue d'ailleurs une Alliance religieuse universelle dans laquelle on va trouver à la fois des catholiques libéraux, des protestants libéraux, des juifs libéraux, puisque toutes les religions, les dogmatismes sont un peu en crise, mais en même temps des athées, des matérialistes, etc., portant un projet de religion universelle, de religion éclairée.

 

Et donc, ceux qui vont construire en grande partie, en tout cas l'école de la république, mais jouer un rôle déterminant dans la république (c'est le cas de Ferdinand Buisson), sont des gens qui sont venus à la république, d'abord en étant des croyants, mais deuxièmement, avec un projet spirituel, c'est-à-dire que la république, pour s'établir, a besoin de former sa propre religion, qu'ils vont appeler d'ailleurs, la laïcité. » (Vincent Peillon, Entretien filmé pour Le Monde des religions, le 1er mars 2010, intitulé "Vincent Peillon: vers une république spirituelle?")

 

Le livre dans lequel M. Peillon livre le plus sa pensée personnelle est La Révolution n’est pas terminée, publié au Seuil en 2008. Voici ce qu’il dit de l’école :

« C’est à elle [l’école] qu’il revient de briser ce cercle [les déterminismes], de produire cette auto-institution, d’être la matrice qui engendre en permanence des républicains pour faire la République, République préservée, république pure, république hors du temps au sein de la République réelle, l’école doit opérer ce miracle de l’engendrement par lequel l’enfant, dépouillé de toutes ses attaches pré-républicaines, va s’élever jusqu’à devenir le citoyen, sujet autonome. C’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Eglise, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi. La société républicaine et laïque n’a pas d’autre choix que de « s’enseigner elle-même » (Quinet) d’être un recommencement perpétuel de la République en chaque républicain, un engendrement continu de chaque citoyen en chaque enfant, une révolution pacifique mais permanente » (p. 17).

 

Le lien entre l’école et la laïcité apparaît clairement : l’école-église est le lieu de l’enseignement de la laïcité-religion. Il ajoute :

 

« En voulant éliminer et le déterminisme religieux et le déterminisme scientifique, la synthèse républicaine se trouve obligée d’inventer une métaphysique nouvelle et une religion nouvelle, où c’est l’homme, …, qui va apparaître comme un infini qui sans cesse « s’échappe à lui-même » (J. Lagneau) Cette religion n’est pas une religion du Dieu qui se fait homme. Elle n’est pas davantage d’ailleurs une religion de l’homme qui se fait Dieu. Elle est une religion de l’homme qui a à se faire dans un mouvement sans repos. » (p. 141-142).

 

Plus loin, il poursuit :

 

« Ce qui manque au socialisme pour s’accomplir comme la pensée des temps nouveaux, c’est une religion nouvelle : « Donc un nouveau dogme, un nouveau régime, un nouveau culte doivent surgir, afin qu’une nouvelle société prenne la place de l’ancienne. » (Littré) » (p. 149). « La laïcité elle-même peut alors apparaître comme cette religion de la République recherchée depuis la Révolution. » (p. 162) « C’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin, en étant à la fois une révolution morale et une révolution matérielle, et en mettant la seconde au service de la première. » (p. 195).

Vincent Peillon veut une religion de la laïcité pour les autres (la religion chrétienne), qu'il ne s'applique pas à lui-même. En 2009, Vincent Peillon, en effet, avait célébré la Bar-Mitsva de son fils Elie à la synagogue de la Place des Vosges à Paris (le petit Elie qui voulait "pendre les manifestants du 13 janvier "en place public"). Pour la circonstance, Vincent Peillon avait mis les teffilins...

 

De même, en septembre 2013, Vincent Peillon présentait sa "charte de la laïcité" au moment même où une partie du gouvernement fêtait le Nouvel an juif...

Plus récemment, face aux terroristes islamistes, Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, invité du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro dimanche 18 janvier 2015, prônait lui aussi une "religion de la république", "une religion suprême pour chacun d'entre nous" ! (Sic bonjour la liberté de conscience!)

 

« Il y a une religion suprême pour chacun d'entre nous, c'est la religion de la république. » (Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, invité du Grand Jury RTL LCI Le Figaro dimanche 18 janvier 2015)

« Il y a une religion suprême pour chacun d'entre nous, c'est la religion de la république. » (Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, invité du Grand Jury RTL LCI Le Figaro dimanche 18 janvier 2015)

Dans un entretien au JDD le 2 septembre 2012, Vincent Peillon expliquait qu'il voulait qu'on enseigne la "morale laïque", c'est-à-dire "comprendre ce qui est juste, distinguer le bien du mal". La laïcité "consiste à faire un effort pour raisonner, considérer que tout ne se vaut pas" :

 

"Le but de la morale laïque, est de permettre à chaque élève de s'émanciper, car le point de départ de la laïcité c'est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d'arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix."

 

VIe république et éradication de la religion catholique : un débat que les médias ne portent pas devant la scène

Or, distinguer le bien du mal, n'est-ce pas là le propre de la religion ?

 

Lire : La morale "laïque" (Vincent Peillon) deviendrait-elle dogmatique ?

 

Le virage dogmatique socialiste pose au moins deux questions.

 

La première est : "Faudra-t-il séparer la franc-maçonnerie de l'Etat ?"

 

En effet, si c'est les "frères" francs-maçons de Vincent Peillon qui définissent la nouvelle religion de la république et les contours de sa "morale laïque", ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est permis et ce qui ne l'est pas, à partir des "valeurs" maçonniques, ne faudra-il pas "séparer" la franc-maçonnerie de l'Etat comme ils sont séparé les églises de l'Etat en 1905 ? La question est sérieuse.

 

Une réponse consisterait à établir une déclaration d'appartenance maçonnique devant la représentation nationale.

La deuxième question, plus profonde, engage le fondement démocratique du régime politique et les droits de l'homme de 1789, en son article 3 notamment. La voici :

 

L'introduction d'une incise morale dans la sphère politique annule-t-elle les conditions de la démocratie ou les fondent-elles ? Le principe de toute souveraineté réside-t-il en l'homme ou en Dieu ?

 

La réponse à cette question engage un revirement complet sur les conceptions du pouvoir issues de la modernité et des "Lumières"...

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/518vmFiw1IL._AA278_PIkin4,BottomRight,-54,22_AA300_SH20_OU08_.jpgLa thèse selon laquelle le relativisme moral est le corrélat indispensable du pluralisme politique est notamment développée par le juriste juif Hans Kelsen dans son livre sur La Démocratie, sa nature, sa valeur : Kelsen, dont la pensée est fortement influencée par Kant et Hume.

Cette thèse prétend décrire objectivement tout système juridique, sans faire appel à des valeurs morales. Hans Kelsen estime que toute conception métaphysique explicite dans la sphère politique conduit, selon son expression, à l''autocratie'. Parlant de l'attitude relativiste, il la rapproche en ces termes de l'esprit démocratique :

 

'... L'idée démocratique suppose une philosophie relativiste. La démocratie estime la volonté politique de tous égale, de même qu'elle respecte également les croyances, toutes les opinions politiques, dont la volonté politique est simplement l'expression' (Hans Kelsen, La Démocratie, sa nature, sa valeur, trad. Ch. Eisenmann, prés. de M. Troper, Economica, Paris 1988, p. 92., cité in Lucien Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989, p. 416.)

 

Si l'on suit la thèse positiviste moderne selon laquelle le relativisme moral fonde la démocratie pluraliste, alors il faut reconnaître que le projet de Vincent Peillon et du gouvernement socialiste consistant à établir des cours de morale (laïque ou pas), une morale qui dit le bien et le mal à l'école serait un premier signe de craquement des utopies et des idéologies gauchistes qui ont tenu la dragée haute depuis au moins mai 68...

 

Si au contraire on tient la thèse inverse selon laquelle la morale (résumée par le "tout ne se vaut pas" de Peillon) doit fonder la démocratie, sans quoi nous tombons dans la barbarie..., on en arrive quand même au résultat que c'est également tout le socle soixante-huitard qui est éliminé. Voire tout le socle démocratique issu de 1789 et de la modernité de vaciller. Quoiqu'il en soit, dans les deux cas, mai 68 est définitivement enterré. Et la "démocratie" relativiste vacille.

 

La Crise post-moderne trouve son origine dans la crise de l'autorité Notre opinion est qu'en réalité, le virage porté par Vincent Peillon quant à la nécessité d'une "morale" et d'une "religion", surgit parce que les républicains ont échoué à fonder la démocratie et un ordre politique durable sans Dieu. Cet échec est celui des francs-maçons et des loges maçonniques implantées dans toutes les villes que Napoléon prenait entre 1800 et 1815. C'est l'échec de la république universelle, l'échec de l'Union européenne, l'échec du mondialisme, que l'on appelle aussi la crise de la modernité, qui se définit avant tout comme une crise de l'autorité parce qu'on avait prétendu qu'il n'y avait plus de bien et de mal, plus de maîtres, plus de limites, que l'homme pouvait tout faire... La crise post-moderne trouve son origine dans cette crise de l'autorité. Et l'on a vu que cette crise de l'autorité touche même la religion catholique. Les autorités ecclésiastiques, qui possèdent pourtant le triple pouvoir législatif, judiciaire et exécutif, au lieu d'éclairer, de commander, de sanctionner quand il le faut, se mettent à la remorque de leurs ouailles voire, ce qui est pire, du monde ennemi de Dieu. Au point que l'on a pu s'interroger : "Si l’Eglise ne juge pas, ne distingue pas, ne dit plus le bien et le mal, et ne permet pas d’évaluer, quelle est sa fonction ?"

 

Pour revenir à notre sujet, pendant que l'Eglise abdique son droit divin de dire le bien et le mal, les hommes et le monde, eux, s'arrogent, depuis 1789, le droit de dire le bien et le mal (système dans lequel aucune loi divine - pas même naturelle - n'est supérieure au droit positif). Et à présent, avec Vincent Peillon, virage à 180 degrés, ils veulent fonder une république sur une nouvelle religion, qui clairement dit le bien et le mal, le vrai et le faux !

 

Or, seule l'authentique morale, celle qui dérive de la loi naturelle de Dieu fonde la démocratie et les authentiques droits de l'homme, l'homme non divisé et rétabli dans ses deux dimensions matérielles et spirituelles. Chez Cicéron, et de l'Antiquité jusqu'à 1789 la loi naturelle est la source du droit. Pour S. Jean-Paul II, "les droits de Dieu et de l’homme s’affirment ou disparaissent ensemble". Pour Benoît XVI, "les droits fondamentaux sont intrinsèques à la nature de l'être humain créé à l'image et à la ressemblance de Dieu. [...] Le droit à la vie et à la liberté de conscience et de religion sont au centre des droits qui découlent de cette même nature humaine."

 

Dieu est le cadre privilégié de la démocratie. Avec Vincent Peillon et les francs-maçons, nous sommes en train de recouvrir cette vérité, même si ce n'est pas le même Dieu ! La "démocratie athénienne", dans l'Antiquité, respectait le droit naturel et divin...; mais aussi la démocratie locale en France au Moyen Âge jusqu'en 1789..., une démocratie et un régime politique qui protégeait les Français des ploutocrates cupides (interdiction de l'usure, autorisé à partir de 1789), n'est plus qu'un lointain souvenir depuis longtemps et surtout depuis que les préfets peuvent contraindre les maires et les locaux à adopter des mesures qui vont contre leurs intérêts, contre la vie, contre leurs lois et contre leur culture..., au nom d'une idéologie imposée d'en-haut, imposée par l'Etat dit "démocratique"...

 

Notre Dieu est celui de la religion du Dieu trine de la catholicité qui a façonné la France depuis Saint Martin, Apôtre des Gaules, en passant par Clovis, Saint-Louis, sainte Jeanne d'Arc, Henri IV ou Louis XVI. Dieu qui, par ses commandements, est le seul capable de contraindre moralement les consciences, et d'être un rempart au totalitarisme. Des deux sources de la légitimité (l'homme et la nation depuis 1789 ou Dieu depuis l'Antiquité), il y en a une qui a suscité le totalitarisme au XXe siècle, et ce n'est pas la légitimité venant de Dieu mais celle venant des assemblées "représentatives" où l'homme pouvait tout faire, celle venant des laïcistes.

 

Enfin va peut-être s'ouvrir avec la nécessité d'une "religion" comme l'a expliquée longuement Vincent Peillon, le grand procès de la diabolique "souveraineté nationale" de l'article 3 de la Déclaration des droits de l'homme, qui prétend que "le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation". Principe qui a permis de détourner la démocratie au profit d'une oligarchie dite "représentative".

 

Le principe de toute souveraineté ne réside essentiellement qu'en Dieu : non est potestas nisi a Deo, dit saint Paul. "Il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu" ! (Rom. XIII, 1)

 

VIe république et éradication de la religion catholique : un débat que les médias ne portent pas devant la scène

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Publié par Ingomer - dans Religion
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Elric 15/01/2017 00:09

Soyons clair : la Religion catholique (la vraie, celle d'avant Vatican II) est effectivement incompatible avec la République parce que la république est l'affirmation des droits de l'homme contre les droits de Dieu. La religion catholique affirme que nous ne sommes que des créatures qui ont des devoirs vis-à-vis de leur Créateur.
En conséquence, convertissons-nous, mettons nos genoux à terre et demandons à Dieu tout-puissant d'achever la Gueuse, ce pustule qui a poussé à la place de la France née sur les fonds baptismaux de Reims !

dduBerry 14/01/2017 22:23

Question : si Vincent Peillon accédait à la présidence de la République, comment s'y prendrait-il concrètement pour éradiquer la religion catholique ? Il interdirait les fêtes de Pâques, de Noël, l'Ascension ou l'Assomption comme jours chômés ? Il les ferait disparaître du calendrier ?
Et après ? Est-ce que ce sera suffisant pour éradiquer toute la mentalité (catholique) d'un pays ?
L'URSS avait déjà mis en oeuvre cette tentative d'éradication de la chrétienté (orthodoxe), mais on peut voir que le pays aujourd'hui a retrouvé d'autant plus sa foi et sa religion qu'elles ont été étouffées..

Et puis, autre question : qu'en sera-t-il des religions musulmane et juive, dans son projet de "religion laïque" ?
(Remarque : quelques jours après sa grande sortie sur l'arrachement de l'enfant à ses déterminismes familiaux, sociaux, religieux... on apprenait que Vincent Peillon fêtait tranquillement la Bar-mitsva de son fils. Quid du déterminisme qui "pèserait" sur les enfants ici ?)