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Christ Roi

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 18:45

Le premier ministre britannique, Theresa May, a dévoilé aujourd'hui ses objectifs pour le Brexit, une sortie du Royaume-Uni du marché unique, né suite à la volonté de Margaret Thatcher.

 

Dans une interview au journal allemand Welt am Sonntag, deux jours avant le discours aujourd'hui clé de Theresa May, le ministre britannique de l'Economie Philip Hammond avait annoncé que Londres pourrait passer à un autre modèle économique et fiscal pour rester compétitif. [1]

 

Theresa May privilégie une séparation radicale de l'Europe, et la sortie de la Grande-Bretagne du marché unique. [2]

Pour Theresa May, la politique passe avant l'économie. Elle met d'abord en avant les questions de souveraineté et d'immigration, avant celles concernant l'économie. [3]

 

Jusqu'à aujourd'hui, le manque de clarté sur le Brexit avait entraîné une chute de la livre

 

Six mois ont passé, et les «Trois Mousquetaires» du Brexit - les ministres Boris Johnson, Liam Fox et David Davis - ont égrené tant d'annonces contradictoires, qu'on peinait jusque-là à y deviner une vision d'ensemble. Autre exemple, il y a quelques semaines, May parlait de conclure un «accord transitoire» avec l'UE, puis l'idée a disparu.

 

D'autres comme Janan Ganesh, éditorialiste du Financial Times, estiment au contraire que May sait trop bien ce qu'elle veut: faire retrouver au pays sa souveraineté perdue, contrôler l'immigration et limiter le pouvoir de la Cour de justice de l'Union européenne. Elle a en effet montré lors de sa première interview télévisée de l'année, sur la chaîne Sky, que le contrôle de l'immigration lui était plus important que l'accès aux marchés européens - ce que d'aucuns interprètent comme une adhésion au «hard Brexit».

 

May et son équipe ont toujours prétendu que ses propos parcimonieux sur le sujet répondaient à sa volonté d'échapper à la frénésie médiatique, une forme de recul nécessaire dans une époque avide de nouvelles instantanées. Ce qui est une qualité qui tranche par exemple avec les mises en scène à tout propos de F. Hollande ou d'un Manuel Valls.

 

Auparavant, May a aussi déclaré vouloir conclure un accord sur-mesure avec l'UE, sous-entendant qu'elle espérait bien retrouver le contrôle de l'immigration tout en conservant certains avantages commerciaux et économiques hérités de la présence du RU dans l'UE, ce qui implique de signer un accord de libre-échange spécifique avec l'UE. (Le Figaro)

 

Le choix aujourd'hui par Theresa May d'un Brexit "dur" et d'une rupture «claire et nette» avec l’Union européenne et d'un contrôle de l’immigration, entraîne une forte remontée de la livre

 

Alors que la devise britannique était tombée au plus bas depuis plus de 30 ans en début de semaine, elle est fortement remontée après le discours de Theresa May en faveur d’un Brexit "dur", qui met fin à plusieurs mois d’incertitude. Son discours, très attendu, a fait bondir la livre Sterling. [4] 

 

Selon Theresa May

 

"le Royaume-Uni ne peut pas continuer à faire partie du marché unique. [...] Nous voulons un nouveau partenariat équitable (...) pas un statut de membre partiel ou associé de l’UE, qui nous laisserait à moitié dedans ou à moitié dehors", a insisté Theresa May.

 

Elle a également annoncé qu’elle soumettrait l’accord final au vote du Parlement britannique.

Le choix par Theresa May d'un Brexit "dur" fait bondir la livre

Si l'accord final est adopté par le parlement, cela se traduira par la sortie du Royaume-Uni du marché unique, né grâce à la volonté de Margaret Thatcher.  Même si elle réfute l'expression, il s'agit bien d'un Brexit dur. "Nous recherchons un partenariat nouveau équitable entre une Grande-Bretagne mondiale, indépendante, autonome et nos amis et alliés de l'UE", argumente Theresa May.

 

Si les Européens s'aventuraient à imaginer un accord "punitif" pour la Grande-Bretagne, dans l'esprit de décourager d'autres d'imiter le Brexit, ils s'infligeraient un "acte d'automutilation calamiteux", les met-elle en garde. Dans ce cas, elle n'hésiterait pas à quitter les négociations les mains vides: "pas d'accord serait mieux qu'un mauvais accord pour la Grande-Bretagn". Le gouvernement britannique serait alors prêt à dégainer l'arme fiscale pour déclencher une guerre commerciale avec ses anciens partenaires en faisant du Royaume-Uni post-Brexit un paradis fiscal. [5]

 

Lors du référendum du 23 juin 2016, 52% des Britanniques avaient voté pour une sortie de l’Union européenne avec pour beaucoup le souhait d’un contrôle renforcé de l’immigration .

 

D’ici à la fin du mois le parlement britannique va enfin autoriser – ou non – Theresa May à invoquer l’article 50 du traité de Lisbonne pour sortir de l’Union européenne. Un refus ouvrirait sans doute une crise politique majeure, car les députés s’arrogeraient le droit d’aller contre la volonté clairement exprimée du peuple.

 

Ensuite, d’ici la fin du mois de mars, Theresa May devra signifier à l’UE la volonté de son gouvernement et les négociations pourront officiellement commencer. L’ancien ministre français et commissaire européen Michel Barnier, qui les mènera pour l’UE, s’est fixé la date butoir du 30 septembre 2018 pour les terminer, tandis que Theresa May se donne un délai jusqu’au 31 mars 2019. Puis l’accord sera ratifié par tous les Etats avant que le Brexit officiel n’ait lieu en mai 2019. (Reinformation.Tv) [6]

 

Après le protectionnisme de Donald Trump, le choix de Theresa May s'aligne sur la nouvelle politique économique américaine. Cette nouveauté pourrait nous faire passer à un autre modèle économique, plus protectionniste pour chaque peuple, où le marché ne ferait plus tout ce qu'il veut. On peut y avoir aussi une révolte contre une économie mondialisée qui a failli à protéger les peuples.

Sources :

 

[1] Brexit : Londres menace de passer à un autre modèle économique, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 17/01/2017 à 08:55 Publié le 15/01/2017 à 15:03

[2] Theresa May : «Nous ne garderons pas un pied dans l'UE et un pied dehors», Par Florentin Collomp Mis à jour le 17/01/2017 à 10:00 Publié le 16/01/2017 à 23:56

[3]  Brexit : «Pour Theresa May, la politique passe avant l'économie», Par Alexis Feertchak Mis à jour le 17/01/2017 à 09:38 Publié le 16/01/2017 à 12:51

[4] Le choix d’un «Brexit dur» fait bondir la livre sterling, Le Figaro, Par Herve Rousseau Publié le 17/01/2017 à 09:43 Mise à jour le 17/01/2017 à 17:56

[5] Theresa May dit adieu au marché unique européen, Le Figaro, Par Florentin Collomp Mis à jour le 17/01/2017 à 16:47 Publié le 16/01/2017 à 23:56

[6] Trump, libre-échange, Theresa May et la Cour européenne : les contradictions du Brexit explosent , Reinformation.Tv, 16 janvier 2017 15 h 15 min·

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Publié par Ingomer - dans Economie
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