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Christ Roi

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 18:32

On se souvient que dans un entretien au journaliste italien Eugénio Scalfari, publié le 1er octobre 2013, le pape François avait expliqué comment il "changerait l'Eglise", en déclarant que "chacun a sa propre conception du Bien et du Mal et chacun doit choisir et suivre le Bien et combattre le Mal selon l'idée qu'il s'en fait. Il suffirait de cela pour vivre dans un monde meilleur."

Le Pape à Scalfari :"Ainsi je changerai l'Église." Entretien à Eugenio Scalfari, Reppublica.it, le 1er octobre 2013. Source: http://www.repubblica.it/cultura/2013/10/01/news/le_pape_a_scalfari_ainsi_je_changerai_l_glise-67693549/

Le Pape à Scalfari :"Ainsi je changerai l'Église." Entretien à Eugenio Scalfari, Reppublica.it, le 1er octobre 2013. Source: http://www.repubblica.it/cultura/2013/10/01/news/le_pape_a_scalfari_ainsi_je_changerai_l_glise-67693549/

Cette approche du pape François qui laisse à chacun le soin de définir le Bien et le Mal "selon l'idée qu'il s'en fait" sous-tend son exhortation Amoris laetitia, où le divorcé et civilement remarié pourrait, avec l'aide de son confesseur, accéder à la Communion, si sa conscience le laisse tranquille et lui permet de prendre cette décision. François justifie cet accès au sacrement au nom de la miséricorde de Dieu.

 

Un débat est ouvert aujourd'hui sur Le forum catholique : la "miséricorde" du Pape François est-elle la vraie miséricorde, ou n'est-elle qu'une fausse miséricorde ?

 

Pour Yves Daoudal, la "miséricorde" du pape François est "fondamentalement hérétique", une reprise de la "théologie" de Kasper :

 

Dans les psaumes, le mot miséricorde est associé 20 fois au mot vérité. « Toutes les voies du Seigneur sont miséricorde et vérité. » Si on met la vérité au placard (la vérité sur Dieu), on est sûr d’enseigner une fausse miséricorde.

Amoris laetitia : la "miséricorde" du pape François est-elle la vraie miséricorde?

Ici, ce serait "une forme d'immanentisme larvée, où Dieu n'est plus distinct du monde et de ses créatures, parce qu'il est enchaîné à ces derniers..."

Jusqu'ici la Miséricorde, la vraie, consistait à élever l'homme vers la vérité. Car l'homme est fait pour connaître la vérité. C'est sa nature.

 

La nouvelle miséricorde de François, en laissant l'homme seul juge de son état, seule instance pour définir le Bien et le Mal objectif, "selon l'idée qu'il s'en fait", certes avec l'aide de son confesseur, mais tout de même selon l'idée qu'il s'en fait, prend le risque de laisser l'homme à une conscience faussée, le condamnant ainsi à l'erreur et à vivre enchaîné, dans un état contraire à sa liberté d'enfant de Dieu et à sa dignité.

 

Combien de doigts François lève-t-il maintenant ? Amoris Laetitia et la Soumission On a ici le contraire de l'allégorie de la Caverne, cette allégorie du philosophe grec Platon (La République, Livre VII) qui a formé le fondement de ce que nous appelons maintenant la pensée et la civilisation "occidentale".

 

Cette philosophie, qui est aussi le fond de la tradition théologique catholique, enseigne que la réalité objective, immuable, et extérieure à l'homme, ne peut être changée par la fiat humain (sa volonté), ni laissée à sa conscience, "selon l'idée qu'il s'en fait", car cette idée peut être faussée si la conscience n'est pas éclairée, et tournée vers la vérité, la loi naturelle de Dieu. Et dans cette théologie classique, l'homme éclairé, celui qui est sorti de la caverne, l'a été par la force. Il a trouvé la vérité et la liberté par une main extérieure qui l'a forcé à s'élever vers la vérité. Lui-même a dû se faire violence :

 

"Imagine qu'on détache l'un de ces prisonniers, qu'on le force à se dresser immédiatement, à tourner le cou, à marcher, à lever les yeux vers la lumière. [...] Et si, on l'arrache de sa caverne par force, qu'on lui fasse gravir la montée rude et escarpée, et qu'on ne le lâche pas avant de l'avoir traîné jusqu'à la lumière du soleil, ne souffrira-t-il pas vivement, et ne se plaindra-t-il pas de ces violences? [...] Après cela, il pourra contempler les corps célestes et le ciel lui-même. [...] A la fin, ce sera le soleil. [...] Or, donc, se souvenant de sa première demeure, [...] et de ceux qui y furent ses compagnons de captivité, ne crois-tu pas qu'il se réjouira du changement et plaindra ces derniers? [...] Comme le héros d'Homère, ne préférera-t-il pas mille fois n'être qu'un valet de charrue, au service d'un pauvre laboureur, et souffrir tout au monde plutôt que de revenir à ses anciennes illusions et de vivre comme il vivait?

[...] Imagine encore que cet homme redescende dans la caverne et aille s'asseoir à son ancienne place : venant brusquant du plein soleil, n'aura-t-il pas les yeux aveuglés par les ténèbres ? [...] Et ne diront-ils pas qu'étant allé là_haut il en est revenu aveugle, de sorte que ce n'est même pas la peine d'essayer d'y monter ? Et si quelqu'un tente de les délier et de les conduire en haut, et qu'ils le puissent tenir en leurs mains et tuer, ne le tueront-ils pas ?

[...] Dans le monde intelligible l'idée du Bien est perçue la dernière et avec peine. [...] Le présent discours montre que chacun possède la faculté d'apprendre. [...] L'éducation est donc l'art qui se propose ce but, la conversion de l'âme. [...] Elle ne consiste pas à donner la vue à l'organe de l'âme, puisqu'il l'a déjà; mais comme il est mal tourné et ne regarde pas où il faudrait, elle s'efforce de l'amener dans la bonne direction.

[...] Ni les gens sans éducation et sans connaissance de la vérité, ni ceux qu'on laisse passer toute leur vie dans l'étude, ne sont propres au gouvernement de la cité, les uns parce qu'ils n'ont aucun but fixe auquel ils puissent rapporter tout ce qu'ils font dans la vie privée ou dans la vie publique, les autres parce qu'ils ne consentiront point à s'en charger, se croyant déjà transportés de leur vivant dans les îles fortunées...

[...] Il nous incombera donc d'obliger les meilleurs naturels à se tourner vers cette science que nous avons reconnue, [...] et à faire cette ascension; mais après qu'ils se seront ainsi élevés, gardons-nous [...] de rester là-haut, de refuser de descendre de nouveau parmi les prisonniers et de partager avec eux travaux et honneurs. [...] Commettrons-nous à leur égard l'injustice de les forcer à mener une vie misérable, alors qu'ils pourraient jouir d'une condition plus heureuse ?

[...] La loi ne se préoccupe pas d'assurer un bonheur exceptionnel à une classe de citoyens, mais elle s'efforce de réaliser le bonheur de la cité tout entière, en unissant les citoyens par la persuasion ou la contrainte, et en les amenant à se faire part les uns aux autres des avantages que chaque classe peut apporter à la communauté.

[...] La cité où ceux qui doivent commander sont les moins empressés à rechercher le pouvoir, est la mieux gouvernée et la moins sujette à la sédition, et celle où les chefs sont dans des dispositions contraires se trouve elle-même dans une situation contraire. [...] Si tu découvres pour ceux qui doivent commander une condition préférable au pouvoir lui-même, il te sera possible d'avoir un Etat bien gouverné; car dans cet Etat seuls commanderont ceux qui sont vraiment riches, non pas d'or, mais de cette richesse dont l'homme a besoin pour être heureux: une vie vertueuse et sage. Par contre, si les mendiants et les gens affamés de biens particuliers viennent aux affaires publiques, persuadés que c'est là qu'il faut en aller prendre, cela ne te sera pas possible; car on se bat alors pour obtenir le pouvoir, et cette guerre domestique et intestine perd et ceux qui s'y livrent et le reste de la cité. " (La République, Livre VII/515b-520c).

 

Il est même un devoir pour chaque homme qui a découvert la réalité objective de la décrire à son prochain resté plongé dans l'erreur, au risque, comme le Christ, d'y perdre sa vie.

 

On a un devoir de ne pas être une occasion de scandale, de péché, ou de "chute" pour son prochain : "Heureux celui qui ne se scandalisera point de moi" [Mt XI, 6. in Vulgate de S. Jérôme; autre traduction du même verset : "Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute!"; de même "celui qui scandalisera un de ces petits qui croient (en moi), il serait mieux pour lui qu'on lui attache autour du cou une meule à âne et qu'on le jette dans la mer." (Mc, 9, 42)]

 

Dès lors, laisser l'homme au jugement de sa seule conscience peut être un péché, si sachant qu'une personne vit dans une situation irrégulière, l'autorité pastorale ou juridique de l'Eglise lui enseigne qu'elle peut continuer ainsi sans rien changer, et même accéder à la sainte Eucharistie ! C'est laisser sciemment les fidèles attachés enchaînés au fond de la caverne et croire que leur péché est la vérité, au lieu de leur faire tourner la tête vers la lumière et la Vérité.

 

Précisons que dans l'allégorie de la caverne, la force est employée pour contraindre le prisonnier à s'élever vers la lumière et la vérité. Or, précisément, pour ceux qui aujourd'hui défendent l'exhortation Amoris laetita, il ne faudrait pas contraindre la personne enchaînée et prisonnière de ses mensonges, à s'élever vers la vérité. Il serait même un acte de miséricorde que de laisser la personne enchaînée..., de dépasser les textes qui affirment l'interdiction du divorce et l'indissolubilité du mariage. Ces textes seraient (si on les écoute), liberticides ! Ignorer ces textes et la tradition de l'Eglise, serait une libération... Pour eux, il s'agirait d'empêcher au confesseur, une personne extérieure à l'homme, de définir pour la personne vivant dans une situation irrégulière ce qui est bien et ce qui est mal à sa place. Il faudrait enlever à l’autorité pastorale ou juridique de l'Eglise le soin de définir ce à quoi l'homme a droit et ce à quoi il n’a pas droit, et laisser l'homme seul devant sa conscience. "Amoris Laetitia redonnerait ainsi au pénitent sa "dignité" à travers l’exercice de sa liberté et au nom d’une exigence qui, en réalité, est renforcée !" Ce sophisme est à lire ici sur le forum catholique :

Amoris laetitia : la "miséricorde" du pape François est-elle la vraie miséricorde?

La personne auteur de cette interprétation large d'Amoris laetitia (image ci-dessus) avance que "c’est la lecture des critères d’application d’AL par les évêques de Malte" qui lui "suscite cette réflexion" (sic). Ce à quoi on peut d'une part lui demander si elle a pris connaissance des dubia des Quatre cardinaux ? Et si elle peut y répondre ? Parce que jusqu'à aujourd'hui, le pape refuse d'y répondre :

 

1. Il est demandé si, en conséquence de ce qui est affirmé dans "Amoris lætitia" aux nn. 300-305, il est maintenant devenu possible d’absoudre dans le sacrement de Pénitence et donc d’admettre à la Sainte Eucharistie une personne qui, étant liée par un lien matrimonial valide, vit "more uxorio" avec une autre personne, sans que soient remplies les conditions prévues par "Familiaris consortio" au n. 84 et réaffirmées ensuite par "Reconciliatio et pænitentia" au n. 34 et par "Sacramentum caritatis" au n. 29. L’expression "dans certains cas" de la note 351 (n. 305) de l’exhortation "Amoris lætitia" peut-elle être appliquée aux divorcés remariés qui continuent à vivre "more uxorio" ?

Amoris laetitia n. 305 :

Amoris laetitia : la "miséricorde" du pape François est-elle la vraie miséricorde?

Amoris laetitia, note 351 (du n. 305) :

Amoris laetitia : la "miséricorde" du pape François est-elle la vraie miséricorde?

2. Après l’exhortation post-synodale "Amoris lætitia" (cf. n. 304), l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 79, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, à propos de l’existence de normes morales absolues, obligatoires sans exception, qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais, continue-t-il à être valide ?

 

3. Après "Amoris lætitia" n. 301, est-il encore possible d’affirmer qu’une personne qui vit habituellement en contradiction avec un commandement de la loi de Dieu, comme par exemple celui qui interdit l’adultère (cf. Mt 19, 3-9), se trouve dans une situation objective de péché grave habituel (cf. Conseil pontifical pour les textes législatifs, Déclaration du 24 juin 2000) ?

 

4. Après les affirmations contenues dans "Amoris lætitia" n. 302 à propos des "circonstances qui atténuent la responsabilité morale", faut-il encore considérer comme valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 81, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, selon lequel "les circonstances ou les intentions ne pourront jamais transformer un acte intrinsèquement malhonnête de par son objet en un acte subjectivement honnête ou défendable comme choix" ?

 

5. Après "Amoris lætitia" n. 303, faut-il considérer comme encore valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 56, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, qui exclut une interprétation créatrive du rôle de la conscience et affirme que la conscience n’est jamais autorisée à légitimer des exceptions aux normes morales absolues qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais de par leur objet ? (Fin des 5 dubia)

 

On peut aussi lui demander simplement si elle est au courant qu'un schisme s'est ouvert dans l'Eglise du fait d'Amoris laetitia (Tagespost) ? Que le Père Mark A. Pilon, prêtre du diocèse d'Arlington en Virginie (Etats-Unis), ancien président de la théologie systématique au Séminaire Mount St. Mary, a parlé des effets très diviseurs d'Amoris laetitia et des problèmes moraux que posent la nouvelle pastorale et pour qui "il ne faut pas croire que la solution à base de conscience personnelle va s'arrêter à la question des divorcés civilement et remariés. "Le même principe doit s'appliquer en dernier ressort aux unions homosexuelles, aux couples vivant en concubinage, et même à toute personne sexuellement active en dehors d'une union de mariage valide." Ce qui ne manquera pas de susciter "un torrent de solutions à base de 'for interne de la conscience', solutions à toutes les questions morales contestées" ?

 

Ou, si elle a pris connaissances des anathème du père dominicain Thomas Petri, vice-président et doyen de la Faculté Pontificale de l'Immaculée Conception de la maison d'études dominicaines, pris à l'encontre des interprétations hétérodoxes d'Amoris Laetitia ?

Si elle a pris connaissance de la déclaration de Mgr Benno Elbs, évêque de Feldkirch (AU) à propos d'AL : "L’enseignement est modifié dans la mesure où les fidèle peuvent maintenant décider en conscience de ce qu’ils peuvent faire" (Mgr Benno Elbs)

 

A-t-elle également lu la remarque du père Thomas Michelet, dominicain chargé de cours de sacramentaire à l’Angelicum, sur le site Famille Chrétienne au sujet du risque d'une "double morale" ?

 

"Que penser de la note 351, qui semble introduire une forme d’ambiguïté ?

 

C’est la suite de la distinction précédente entre les deux plans, dont on tire la conclusion. Dans une « situation objective de péché – qui n’est pas subjectivement imputable ou qui ne l’est pas pleinement » (n. 302), la note 351 évoque « l’aide des sacrements » ; alors que le point de vue objectif dans Familiaris consortio et le Canon 915 s’y oppose.

 

Les deux plans (objectif et subjectif) ne sont pas suffisamment intégrés. On risque alors d’aboutir à la « double morale » que dénonçait Veritatis Splendor (n. 56) et que veut éviter Amoris laetitia (n. 297) : d’un côté une morale de l’objectivité qui parle de péché grave et interdit l’accès au sacrement ; de l’autre une morale de la conscience qui le nie.

 

Si l’on veut que « Amour et Vérité se rencontrent » (Amoris laetitia et Veritatis Splendor), il faut articuler les deux plans en rappelant que le « discernement selon l’enseignement de l’Église » (AL 297) doit viser la réception de la norme au for interne, la prise de conscience de la contradiction objective, et ainsi la décision mûre de ne plus communier tant que cette contradiction ne sera pas pleinement résolue en vérité."

 

D'autre part, cette personne dans la phrase "Amoris Laetitia redonne au pénitent sa dignité à travers l’exercice de sa liberté et au nom d’une exigence qui, en réalité, est renforcée !", affirme en même temps au moins trois erreurs.

 

La première laisse entendre qu'Amoris laetitia redonnant au pénitent sa dignité au travers de l'exercice de sa "liberté" signifie que pendant deux mille ans l'Eglise a été une institution liberticide qui a combattu la dignité de l"homme ! La deuxième prétend que l'homme laissé à son choix de faire le mal devient "digne" de pouvoir faire le mal devant Dieu... La troisième erreur laisse entendre que l'exigence de faire le bien est également compatible avec le choix et la réalisation du mal, avec la bénédiction de l'Eglise. L'ensemble serait un acte de libération, faire le bien ou faire le mal étant indifférent. On n'est pas loin du satanisme, de cette fausse "liberté" de Satan qui disait vous pouvez manger du fruit de l'arbre, "vous n'en mourrez pas!" (Gn, 3:4)

 

Ces sophismes sont contraires à notre civilisation gréco-latine et chrétienne. Nous plongeons dans un univers tyrannique où l'homme d'Eglise lui-même est supprimé, devient inutile, ainsi que les sacrements de l'Eglise (la confession, la nécessité de la pénitence) et où les textes et l'autorité pastorale ou juridique de l'Eglise, eux-mêmes, deviennent liberticides ! C'est une conception erronée et une corruption de la liberté qui ne se trouve qu'en Dieu, et non en dehors de lui.

Ici, nous pouvons lire ce commentaire :

 

TOUTE la Tradition dit que le mariage est indissoluble ainsi que le rappelle le Concile de Trente :
 

Canons sur le sacrement du mariage (CONCILE DE TRENTE)

1807
7. Si quelqu'un dit que l'Eglise se trompe quand elle a enseigné et enseigne, conformément à l'enseignement de l'Evangile et de l'Apôtre Mt 5,32 Mt 19,9 Mc 10,11-12 Lc 16,18 1Co 7,11 que le lien du mariage ne peut pas être rompu par l'adultère de l'un des époux, et que ni l'un ni l'autre, même l'innocent qui n'a pas donné motif à l'adultère, ne peut, du vivant de l'autre conjoint, contracter un autre mariage ; qu'est adultère celui qui épouse une autre femme après avoir renvoyé l'adultère et celle qui épouse un autre homme après avoir renvoyé l'adultère : qu'il soit anathème.


François laisse entendre qu'un divorcé-remarié peut dans certains cas aller communier...

François est-il anathème ?

Pour toutes ces raisons, nous pouvons parler d'une nouvelle et d'une fausse miséricorde, dès lors que la nouvelle "miséricorde" consacre un anthropocentrisme négateur de la nature de l'homme et de sa fin dernière (Dieu). Ce dernier aspect insistant sur la nature de l'homme a bien été mis en lumière par Don Alfredo Morselli pour Messainlatino.it, dans l'article "Amoris Laetitia: la logique de l'hérésie" : "Il ne peut pas être miséricorde d'accorder à l'homme de ne pas être ce qu'il est.."

"Amoris Laetitia: la logique de l'hérésie", Don Alfredo Morselli sur Messainlatino.it, le 27 décembre 2016, "Corrispondenza Romana"

"Amoris Laetitia: la logique de l'hérésie", Don Alfredo Morselli sur Messainlatino.it, le 27 décembre 2016, "Corrispondenza Romana"

"Il ne peut pas être miséricorde d'accorder à l'homme de ne pas être ce qu'il est.. La loi guide l'homme à vivre selon sa propre nature, qui est comme l'a dit S. Thomas d'Aquin, de réaliser en lui-même l'image de Dieu. ("... restat consideremus ut de eius imaginer, idest de homine, secundum quod est et ipse suorum operum principium, presque liberum arbitrium habens et suorum operum potestatem": S. Th Objection pr.)

 

Satisfaire un acte mauvais revient à dire à l'homme : "comme je suis miséricordieux, je vous accorde de ne pas construire en vous l'image divine" : l'alternative n'est pas seulement l'absence du bon, mais la mort, salaire du péché, le résultat funeste que le diable essaie de cacher: "vous ne mourrez pas!" (Gen 3.4.)

 

Il ne peut pas être la miséricorde de faire croire à l'homme qu'est bien ce qui est son mal, et d'encourager les deux personnes qui ne sont pas mari et femme à vivre comme si elles l'étaient.

 

Et il ne peut pas être la miséricorde le fait d'assumer un sacrement qui signifie l'union parfaite avec le Christ par la foi et la charité, quand cette union n'est pas parfaite et en acte, mais est imparfaite en foi et en charité : et donc les espèces consacrées sont supposées être emprisonnées dans un corps, sans pouvoir en aucune façon bénéficier à cette personne qui les reçoit sans les dispositions nécessaires.

 

La conception volontariste de la loi [la définition par l'homme du Bien et du Mal "selon l'idée qu'il s'en fait" NdCR.] est une sorte de méta-hérésie qui imprègne l'atmosphère ecclésiale aujourd'hui, l'humus dans lequel se développent aujourd'hui l'une, ou tantôt l'autre de ces hérésies." Suite

Enfin, l'homme a été créé pour connaître la vérité, louer, aimer et servir Dieu, Notre Créateur et notre fin. C'est tout l'enseignement traditionnel de l'Eglise. Laisser l'homme à son seul jugement du bien et du mal, selon l'idée qu'il s'en fait, c'est prendre le risque de lui cacher que Dieu, Notre Créateur, est aussi notre fin, notre seule joie, notre seule Espérance. C'est aussi prendre le risque de lui cacher qu'il est du devoir de l'homme de rapporter tout ce qu'il fait à ce but, et qu'il doit se conformer à la vérité, s'il veut être heureux en atteignant la vérité.

"Je suis le chemin, la vérité et la vie; nul ne vient au Père que par moi."

Evangile selon S. Jean, XIV, 6.

Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s'en emparent.

Evangile selon S. Mathieu, XI, 12

Saint Grégoire, pape et docteur de l'Eglise (+ 604) "L'ancienne Loi...frappait les pécheurs par des peines rigoureuses, mais sans les ramener à la vie par la pénitence. Mais Jean Baptiste, annonçant la grâce du Rédempteur, prêche la pénitence afin que le pécheur, mort par suite de son péché, vive par l'effet de sa conversion : c'est donc vraiment depuis lors que le Royaume des cieux s'est ouvert à ceux qui le prennent de force.

 

Qu'est-ce que le Royaume des cieux, sinon le séjour des justes ?... Ce sont les humbles, les chastes, les doux, les miséricordieux qui parviennent aux joies d'en haut. Mais quand les pécheurs...reviennent de leurs fautes par la pénitence, eux aussi obtiennent la vie éternelle et entrent dans ce pays qui leur était étranger. Ainsi..., en enjoignant la pénitence aux pécheurs, Jean leur a appris à faire violence au Royaume des cieux." (S. Grégoire le Grand, pape et docteur de l'Église, Homélie 20 sur les Evangiles, § 14 )

Dans la parabole de la porte étroite en Luc 13:24, le Christ nous avertit: "Luttez pour entrer par la porte étroite; car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas."

 

Et en Matthieu 7:13-14 : "Entrez par la porte étroite; car large est la porte, et spacieuse la voie qui conduit à la perdition, et nombreux sont ceux qui y passent; car étroite est la porte, et resserrée la voie qui conduit à la vie, et il en est peu qui la trouvent!"

 

"Celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux. (Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,17-19

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Publié par Ingomer - dans Religion
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