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Christ Roi

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 13:28

Dans le 07/09, le 29 novembre, l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy (2007), Patrick BUISSON, invité de France Inter, a critiqué ceux qui pensent que l'élection de François Fillon se joue sur son programme économique libéral : "croire que le programme économique de F. Fillon serait l'explication de son succès est un contre-sens total." Il a également expliqué au sujet des primaires des partis politiques, qu'"on fait en sorte de confier à une minorité partisane la construction de l'offre politique qui va être soumise à l'ensemble du corps électoral." Enfin il a dénoncé l'imposture d'une "Assemblée nationale" où "la majorité qui fait les lois représente un électeur sur six... S'il y a 300 triangulaires en 2017, elle représentera un électeur sur dix !"

"Il (François Fillon) a été porté par un électorat plutôt conservateur sur le plan sociétal, un électorat plus préoccupé de l'abrogation de la loi Taubira que de la suppression de l'ISF. Croire que le programme économique de F. Fillon serait l'explication de son succès est un contre-sens total.

 

Et c'est le danger pour F. Fillon, parce qu'il est dans la contradiction entre le conservatisme et le libéralisme. Le libéralisme, c'est indissociable, insécable. Il n'y a pas un bon et un mauvais libéralisme, comme il y a un bon et un mauvais cholestérol. Libéralisme économique d'un côté, libéralisme culturel de l'autre."

 

Coupé par le journaliste Patrick Cohen qui lui demande : "On ne peut pas être conservateur sur le plan sociétal et libéral sur le plan économique ?, P. Buisson explique :

 

"Il n'y a pas d'économie de marché sans société de marché. Il n'y a pas de consumérisme sans marchandisation des rapports humains. Et pour François Fillon, c'est la difficulté, car il risque de se faire enfermer dans l'image du candidat du patronat, le candidat de la mondialisation sauvage. C'est déjà ce que dit le Front national à son propos. C'est-à-dire qu'il serait en situation de ne pas pouvoir rééditer ce qui a été l'équation très difficile, ce désenclavement sociologique, qui a été le propre du gaullisme en 1947 avec le RPF, en 1958 avec le retour de de Gaulle, l'alliance des forces conservatrices et de l'électorat populaire, et même et surtout en 2007 avec l'élection de Sarkozy. Donc la difficulté pour lui, c'est de tenir les deux termes de cette équation."

 

Sur les primaires:

 

"Les primaires sont un détournement de la démocratie. Les partis ont inventé les primaires pour tenter de se relégitimer. C'est une procédure de relégitimation au moment où leur discrédit est profond. Et on accentue la dérive vers le suffrage censitaire. ... Ne vont voter que les inclus, c'est-à-dire les catégories privilégiées.

 

Lire : Patrick Buisson : "Le seul objectif" des partis dans les primaires est de "conserver le monopole de sélection des candidats à la présidentielle"

 

On assiste à un double mouvement d'éviction des pauvres et des catégories populaires. Ils sont exclus du marché politique, ou ils s'en excluent eux-mêmes, en attendant d'être exclus du marché économique et du travail avec le revenu universel. Cela aggrave la crise de la représentation parce que cela renforce le poids politique des catégories favorisées.

 

Au moment où il faudrait rouvrir le jeu démocratique, on fait en sorte de confier à une minorité partisane la construction de l'offre politique qui va être soumise à l'ensemble du corps électoral. Cette dérive ne va faire que s'accentuer."

 

Sur la protestation populiste :

 

"On a une grande partie de la population qui se retrouve exclue du processus de décision, aujourd'hui. A tel point que le si modéré Jacques Julliard a dit : 'N'importe quel système électoral serait plus performant et plus représentatif que le nôtre, y compris le tirage au sort qui est à l'origine de la démocratie athénienne, parce que les Français auraient le sentiment d'être représentés! '

 

Aujourd'hui, à l'Assemblée nationale, la majorité qui fait les lois, représente un électeur sur six. S'il y a 300 triangulaires en 2017, elle représentera un électeur sur dix. Quelle est la légitimité de ce pouvoir-là ? Cette protestation démocratique, c'est une dimension du populisme que personne ne veut voir." (Fin de citation)

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