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Christ Roi

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 12:19

Mis à jour à 16h54 avec la nouvelle du ralliement à la mi-journée du candidat chrétien-démocrate Jean-Frédéric Poisson à François Fillon.

Résultats du premier tour des primaires Les Républicains. Le vote utile a éliminé Nicolas Sarkozy et placé le vainqueur désigné de la primaire Alain Juppé loin derrière à la seconde place avec un retard de seize points

Résultats du premier tour des primaires Les Républicains. Le vote utile a éliminé Nicolas Sarkozy et placé le vainqueur désigné de la primaire Alain Juppé loin derrière à la seconde place avec un retard de seize points

Les élections servent-elles encore à quelque chose lorsque des conciliabules secrets choisissent pour nous les candidats qui présenteront leur candidature à la présidence de la "république" ?

 

Au XIXe siècle, après 1830 les royalistes légitimistes souhaitaient jouer le jeu de la "démocratie". Ils proposèrent et donc réclamèrent le suffrage universel qui fut obtenu (pour les hommes) en 1848 pour l'élection du président de la république au suffrage universel, à l'exclusion des femmes qui ne l'obtiendront contre les bonnes consciences républicaines qu'en 1945. Les ennemis du peuple, les Jacobins, les sachants et les bonnes conscience aujourd'hui, qui ne voulaient pas de ce suffrage universel, l'ont contourné via les sociétés secrètes et la participation à des Clubs dont les discussions et les décisions devaient échapper au commun des mortels.

 

« Contrairement à une idée reçue, après 1830, ce sont les légitimistes qui ont milité pour le suffrage universel et les révolutionnaires pour le suffrage censitaire. » (Stéphane Rials in Révolution et Contre-Révolution au XIXème siècle - Editions D.U.C./Albatros, Paris, 1987.)

 

« Analysée comme véritable "farce" par Karl Marx et ses disciples, la Révolution de 1848 a servi de repoussoir pour les idéologies révolutionnaires et les "socialistes scientifiques". » (Les Révolutions françaises, sous la dir. de Frédéric Bluche et Stéphane Rials, Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1989, p.327.)

 

« Pourquoi les révolutionnaires ont-ils, à ces époques, préféré certaines formes de monarchie à la république ? le suffrage censitaire au suffrage universel ? Parce que les conditions n’étaient pas, alors, réunies pour que la manipulation puisse fonctionner. » (La Gazette Royale, janvier – février – mars 2007, n° 110, p. 4-5)


 

Jusqu'à aujourd'hui, la manipulation du suffrage universel consistant à faire adopter un mode d’action qui n’est qu’une voie de garage, a bien fonctionné. Mais elle fonctionne de moins en moins.

 

La mise en lumière et la compréhension de plus en plus aiguë de la manipulation du suffrage universel permet le développement de comportement électoraux qui mettent à mal le maintien de l'oligarchie en place. C'est la raison pour laquelle on entend des journalistes appartenant à la classe politico-médiatique, comme Jean-Michel Apathie, réclamer la... suppression du suffrage universel.

 

 

Dans ce contexte, plusieurs analyses doivent être faites.

 

D'abord les gens ne croient plus dans les medias "mainstream" liés aux révolutionnaires et à leurs héritiers mondialistes d'aujourd'hui. En effet, ceux-ci se servent des sondages pour orienter le vote dans le sens des intérêts de l'oligarchie. A présent, les gens ont compris la manoeuvre. Lorsque les medias nous désignent un vainqueur à une élection, quand ils votent, les gens votent à l'opposé, pour celui qui est le plus éloigné ou distancé du vainqueur désigné ! "Prenez n'importe lequel, il sera toujours meilleur que le vainqueur désigné !" est ce que nous entendons tout autour de nous.

 

Le vote utile (qui n'est pas un vote de conviction) devient une arme pour éliminer le candidat désigné en tête des sondages.

 

Cela s'est passé aux Etats-Unis avec l'élection de Donald Trump, qui n'emportait pas l'adhésion des masses mais a été choisi en premier pour éliminer la candidate du système. Voter Trump, c'était être sûr d'éliminer Hillary Clinton. Cela s'est passé dimanche 20 novembre chez nous avec la victoire de François Fillon au premier tour de la primaire "Les Républicains." Voter Fillon, c'était être sûr d'éliminer Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Des sondages bidons qui nous annonçaient tous les jours Alain Juppé, largement premier à ce premier tour de primaire, second, Nicolas Sarkozy et loin derrière, en 3e position, voire en 4e position avec parfois un résultat à un chiffre, François Fillon. Or, celui-ci est sorti premier dimanche 20 novembre, a écrasé le vainqueur désigné des sondages Alain Juppé, le distançant de 16 points et Nicolas Sarkozy a fini troisième, éliminé. Tout se passe donc comme si les gens se révoltaient contre la classe politico-médiatico-sondagière et se servaient dorénavant du vote comme d'une arme anti-système en choisissant celui qui dans les sondages et la classe politico-médiatique est désigné comme n'ayant aucune chance. Nous verrons plus bas qu'une telle stratégie a ses limites quand l'oligarchie s'est gardée une roue de secours même avec le candidat qui devait arriver dernier, François Fillon.

 

Une autre analyse n'a pas été complètement mise au jour, c'est le vote pour le parti adverse pour faire advenir ses idées. Nicolas Sarkozy a été élu par des gens de droite qui ont vu ce président s'entourer de ministres de gauche et mener une politique de gauche. François Hollande a été élu par des gens de gauche et ceux-ci l'ont vu mener une politique de droite en économie et en politique extérieure et de sécurité, tels deux jumeaux interchangeables.

 

Aujourd'hui, les deux jumeaux interchangeables qui sont arrivés en tête du premier tour de la primaire de la droite, dimanche 20 novembre, sont Alain Juppé et François Fillon. Or, ce que les medias ne disent pas afin de faire croire à une réelle opposition des programmes et donc à un semblant de démocratie, c'est qu'ils ont tous les deux été les invités du club libre-échangiste mondialiste, très opaque et dont les discussions ne sont jamais rendues publiques, le "Club Bilderberg".

 

Mais l'on peut tout de même trouver quelques informations distillées par les medias mainstream. Ainsi, L'Obs a publié le 06 juin 2013 à 19h00 un article intitulé "Ces puissants et mystérieux messieurs du cercle Bilderberg", qui nous apprend que :

 

« Le dîner ne figure pas à l'agenda officiel. L'hôte et ses invités tiennent à cette discrétion. Début novembre 2011, alors que la crise de l'euro est à son comble, François Fillon prend le temps de recevoir à Matignon un groupe obscur d'une trentaine de personnes dont les noms sont presque tous inconnus du grand public, mais pas des initiés.

 

Ce soir-là, le Premier ministre de Nicolas Sarkozy planche sur l'état de la France devant les membres d'un petit club qui ne fait jamais la une des journaux, mais fascine les obsédés du complot : le Bilderberg. A croire les "conspirationnistes", ce cercle, fondé en 1954 par un prince hollandais et un milliardaire américain pour endiguer le communisme, serait le "vrai gouvernement du monde".

 

Comparés au Bilderberg, d'autres forums internationaux bien plus célèbres, tels la Trilatérale ou Davos, auraient autant d'influence qu'une fête de patronage. Les convives de François Fillon sont tous d'éminents représentants du gotha politico-financier occidental. Sous les lambris de l'hôtel Matignon, il y a là, entre autres, le patron de la banque Goldman Sachs, Peter Sutherland, le big boss de la banque d'affaires Lazard, Ken Jacobs, l'inspirateur des néoconservateurs américains, Richard Perle, le grand manitou de Shell, Jorma Ollila, le futur chef du gouvernement italien, Mario Monti, ou la présidente du Musée d'Art moderne de New York, Marie- Josée Kravis, par ailleurs épouse du propriétaire d'un fonds d'investissement américain.

 

Le grand ordonnateur du dîner n'est autre qu'Henri de La Croix, comte de Castries, PDG du groupe d'assurances Axa et premier Français à présider le Bilderberg. Petit-fils d'un ministre de la IVe République et inspecteur des Finances, ce pilier de l'establishment français est aussi proche de Nicolas Sarkozy que de François Hollande, son camarade de la promotion Voltaire à l'Ena. On l'a compris : à un tel aréopage, même le chef du gouvernement de la cinquième puissance mondiale ne peut refuser l'hospitalité. Ce repas est-il pour autant le signe d'une vaste conspiration ? "Je ne comprends pas l'hystérie autour du Bilderberg, s'amuse aujourd'hui François Fillon. Je ne trouve pas qu'il s'y dise des choses si confidentielles..."

 

... "C'est un Davos en plus fermé", dit Jean-Pierre Jouyet, président de la Caisse des Dépôts et autre camarade de promotion de François Hollande à l'Ena. Le célèbre forum suisse accueille plus de mille VIP issus des cinq continents. Le Bilderberg, lui, s'adresse à un cercle bien plus restreint - cent trente personnes, jamais plus, venues d'Europe et des Etats-Unis. Les fondateurs du club l'ont voulu ainsi, discret et transatlantique. Le prince Bernhard des Pays-Bas et David Rockefeller l'ont créé en 1954, au plus chaud de la guerre froide, avec un objectif précis : la lutte contre le communisme. La première réunion se déroule du 29 au 31 mai, en catimini, à Oosterbeek, aux Pays-Bas, dans un hôtel appelé Bilderberg.

 

Les participants : de grands leaders politiques et économiques du Nouveau et du Vieux Continent - tels les Français Guy Mollet, Jean Monnet et Antoine Pinay. "A l'époque, le but était de convaincre les dirigeants européens et américains de resserrer leurs liens et de ne pas baisser la garde face à la puissante Union soviétique", explique l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine.

 

Rien ne doit filtrer. David Rockefeller veille. Le richissime héritier de la Standard Oil est un expert en opérations spéciales. Comme il le raconte dans ses Mémoires (1), le futur patron de la Chase Manhattan Bank a fait la guerre dans le renseignement militaire, à Alger. Francophone, il a poursuivi ses activités d'espion en 1945 à Paris. Son goût du secret a imprégné l'esprit du club, dont on n'a découvert l'existence qu'au milieu des années 1960.

 

 

L'institution est véritablement sortie de l'ombre en 1976, à l'occasion d'une grande affaire de corruption qui a durablement terni son image. On a appris que le prince Bernhard monnayait son prestige pour favoriser le groupe d'armement Lockheed auprès de l'armée néerlandaise et que ses conciliabules avec les dirigeants de la firme américaine avaient notamment lieu en marge de la conférence du Bilderberg, qu'il présidait depuis vingt ans. "Ce scandale a failli tuer le club, reconnaît Thierry de Montbrial, patron de l'Institut français des Relations internationales (Ifri) et membre du Bilderberg jusqu'à aujourd'hui. On l'a sauvé en remplaçant le prince par l'ancien Premier ministre britannique, lord Home."

 

En dépit de ce passé controversé, le Bilderberg est toujours le cercle le plus sélect de l'élite transatlantique. Sa grande affaire n'est plus le communisme, mais la mondialisation et les défis qu'elle pose à l'Occident. Au sommet, on trouve un petit cénacle, le comité directeur, composé de trente personnalités du monde du grand business et de la géopolitique, celles-là mêmes qui ont dîné à Matignon.

 

"De l'entregent et une vision planétaire"

 

"Pour y être coopté, il ne suffit pas d'être patron de Coca-Cola : il faut avoir de l'entregent et une vision planétaire", explique l'avant- dernier président du Bilderberg, le flamboyant vicomte Etienne Davignon, dans son immense bureau qui surplombe la place Royale à Bruxelles. Lui-même tutoie la terre entière. Ancien commissaire européen, cet octogénaire belge toujours bronzé et courtois est administrateur d'une dizaine de multinationales. "Steevie", comme le surnomment ses amis du gotha, a siégé pendant des décennies au comité directeur du club, aux côtés de figures historiques, tels le magnat italien Giovanni Agnelli ou l'ex-secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger, et de personnalités montantes, comme l'avocat Tom Donilon, qui deviendra conseiller de Barack Obama pour la sécurité.

 

Les trente se réunissent deux fois par an - généralement dans une capitale européenne pour parler de la situation du club et du monde. Ils en profitent pour dîner discrètement avec les dirigeants locaux ou les leaders prometteurs. En février, c'était à Rome, autour du nouveau président du Conseil italien, Mario Monti, un fidèle du Bilderberg depuis trois décennies. Il n'a fait que présenter ses réformes au club. Mais ces repas peuvent avoir une influence sur le cours des choses.

 

En novembre 2009, le comité directeur (du Groupe Bilderberg. NdCR.) se retrouve à Bruxelles. On invite le chef du gouvernement belge d'alors, Herman Van Rompuy. "Personne ne connaissait ce petit homme discret et quadrilingue, raconte "Steevie". Il nous a fait un explosé très clair. Il a défendu l'euro avec force et brio, face aux Américains incrédules."

 

Quelques jours plus tard, à la surprise générale, le "petit homme" est désigné à la présidence de l'Union européenne.

 

... En revanche, les trente n'ont pas réussi à rencontrer le futur président français, François Hollande. En novembre 2011, Henri de Castries avaient convié son camarade de l'ENA, qui venait tout juste de remporter la primaire socialiste, à plancher devant le steering committee à Paris. L'adversaire de Nicolas Sarkozy avait accepté, avant de se décommander. C'est son ami Jean-Pierre Jouyet, autre "voltairien", qui l'a remplacé au pied levé.

 

... Parce que rien ne fuite, les conversations du Bilderberg sont d'un niveau inégalé dans le monde", dit, enthousiaste, Michel Rocard.

 

Passionnante ou pas, la conférence du Bilderberg est l'occasion de se faire repérer par des hommes très puissants. ... Margaret Thatcher a été invitée dès 1975, quatre ans avant sa nomination à Downing Street. Et Bill Clinton, en 1991, quand personne ne misait sur lui. C'est l'un des piliers du club et grand argentier du Parti démocrate, Vernon Jordan, qui a repéré l'obscur gouverneur de l'Arkansas.

 

... Pour la première fois depuis 1954, le Bilderberg vient de publier sur son site la liste des participants à sa conférence annuelle qui démarre le 6 juin dans le Herfordshire, au nord de Londres. Seront présents notamment Christine Lagarde, Valérie Pécresse et... François Fillon. » (Fin de citation)

Fillon - participant de la conférence mondialiste du Club Bilderberg - 6 juin 2013 (L'Obs) http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20130606.OBS2308/ces-puissants-et-mysterieux-messieurs-du-cercle-bilderberg.html

Fillon - participant de la conférence mondialiste du Club Bilderberg - 6 juin 2013 (L'Obs) http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20130606.OBS2308/ces-puissants-et-mysterieux-messieurs-du-cercle-bilderberg.html

En 2015, lors d’un entretien télévisé pour TV-Libertés, Philippe de Villiers a évoqué une confidence qui lui avait été faite par François Fillon, participant du Bilderberg 2013, et a révélé qu'Alain Juppé avait été invité du même Club Bilderberg "l'année d'après", soit en 2014 :

 

"Ce que m'a dit un jour François Fillon ! Je lui ai dit : mais pourquoi tu vas au groupe Bilderberg? parce qu'il y est rentré et y a été agréé par le Groupe Bilderberg, de même que son ami Alain Juppé, l'année d'après.

 

Dans l'Evangile on dit il ne faut pas mettre la lumière sous le boisseau, cela vaut pour la franc-maçonnerie aussi. Pourquoi ils se cachent ces gens-là ? Pourquoi ils se cachent ?

 

Et il m'a répondu - incroyable la réponse - il m'a dit : 'que veux-tu, c'est eux qui nous gouvernent !''

 

Les élections servent-elles donc encore à quelque chose lorsque les grands candidats à l'élection présidentielle appartiennent à l'élite transatlantique, et que des conciliabules secrets choisissent pour nous les candidats qui reconnaissent eux-mêmes : "C'est eux qui nous gouvernent !'' ?

 

Dans cet entretien à Tv-Libertés mis en ligne le 22 octobre 2015, débarrassé de son statut d’homme politique, parlant sans filtre, Philippe de Villiers, a donné la réponse :

 

"Les élections ne servent plus à rien.

 

Les hommes politiques sont des clowns aujourd'hui, parce qu'ils font mine, ils mentent, le mentir vrai d'Aragon.

 

Pendant que les gens se traînent dans la misère, les hommes politiques se pavanent dans les media, dans les instances de marketing pour construire leur profil.

 

La parole politique au sens électoral, partisan, n'est plus entendue, plus écoutée. Elle est suspectée. Parce que le pouvoir n'est plus un service mais une consommation. Alors que la parole meta politique des Zemmour, Onfray, Régis Debray et tant d'autres de toutes sensibilités, elle est sollicitée, elle est accueillie, elle est guettée, elle est crue. Donc, cela veut dire qu'en fait, la politique, la vraie politique a quitté la vie politique. Tout autant que le pouvoir n'a plus le pouvoir."

 

Les enseignements à tirer

 

(1) Envoyer à l'oligarchie un message. Le vote utile

 

Le catéchisme de l'Église Catholique, dans le chapitre « des devoirs du citoyen », demande que l'on exerce le droit de vote en « soumission à l'autorité » et « coresponsabilité du bien commun

2240 La soumission à l’autorité et la coresponsabilité du bien commun exigent moralement le paiement des impôts, l’exercice du droit de vote, la défense du pays.

Catéchisme de l'Eglise catholique

Outre, qu'on a pu analyser à la suite du comte de Chambord et des royalistes revenus du mirage du suffrage universel à la fin du XIXe siècle que l'abstention peut être le moyen d'une "affirmation et une protestation éclatante" visant au Bien commun, si "les élections ne servent plus à rien", elles peuvent encore servir à envoyer à l'oligarchie un message. Comme nous l'avons écrit plus haut, lorsque les medias nous désignent un vainqueur à une élection, quand ils votent, les gens votent à l'opposé pour celui qui est le plus éloigné ou distancé du vainqueur désigné. "Prenez n'importe lequel, même le dernier, il sera toujours meilleur que le vainqueur désigné !", entendons-nous souvent dans la bouche des gens.
 

 

Voter pour le candidat le plus éloigné des desiderata des sondages devient un vote utile, qui n'est certes pas un vote de conviction, mais un moyen efficace d'éliminer les candidats nocifs, et donc de participer au Bien commun.

 

Dimanche 27 novembre, au 2e tour de la primaire des Républicains, le vote utile qui aurait aussi été un vote d'adhésion eut été non plus de voter Fillon, puisque Nicolas Sarkozy a été éliminé et Alain Juppé rétrogradé loin derrière à la deuxième place, mais de voter pour Jean-Frédéric Poisson, le candidat chrétien-démocrate qui était le seul à avoir un programme conforme à la doctrine sociale de l'Eglise parmi les candidats de la primaire "LR". Mais Jean-Frédéric Poisson a décidé se se retirer et appelle à voter pour ... François Fillon ! (Source: Jean-Frédéric Poisson: «Pourquoi j'ai décidé de soutenir François Fillon», Le Figaro, Par Emmanuel Galiero Mis à jour le 22/11/2016 à 14:28 Publié le 22/11/2016 à 13:37

 

"J'ai noté que dans son projet, il y avait deux points sur lesquels nous sommes en désaccord: sa volonté de maintenir le principe du mariage pour tous - une différence très nette entre ma vision et la sienne - et un programme économique très utralibéral. Mais pour le reste, je lui ai demandé de s'engager clairement, dans le cadre d'un accord politique sur plusieurs sujets: la politique familiale et l'accueil de la vie, la question de l'éducation et notamment la libération du choix des écoles par les parents, la lutte contre la pauvreté, le dialogue social et le service national. Sur ces cinq sujets, j'ai reçu de François Fillon, une lettre (voir ci-dessous) qui, de mon point de vue, vaut engagement et possibilités de travailler ensemble. Sa réponse est une base de travail intéressante, un accord politique satisfaisant pour que je puisse, à ce stade, lui apporter mon soutien", explique J.F. Poisson dans Le Figaro.

 

Nathalie Kosciusko-Morizet et François Copé ont appelé à voter Juppé; Bruno Le Maire, Nicolas Sarkozy et maintenant J.F. Poisson ont appelé à voter Fillon. Dans les conditions où ne restent plus en lice que les candidats nocifs du système, et que voter Fillon au second tour de cette primaire "LR" au motif qu'il serait "le moins pire" des "LR" reviendrait en réalité à accréditer une candidature du système face à celle davantage hors système de Marine Le Pen (qui s'est engagée à abroger la loi Taubira et n'a à ce jour pas participé aux réunions du Bilderberg), il n'y a plus aucun vote utile parmi "Les Républicains". On revient à la phrase de Ph. de Villiers : "Les élections ne servent plus à rien."

 

(2) Une proposition gratuite qui ne coûte rien et ferait avancer la démocratie et l'égalité de tous devant le droit : la déclaration des participants aux groupes secrets, clubs et loges maçonniques

 

Ce qui est inadmissible dans une démocratie en effet, ce n'est pas que des membres d'une association secrète choisissent ses candidats à l'élection présidentielle (c'est la liberté du droit d'association), ce qui est inadmissible c'est que les citoyens dans le cadre d'un régime qui a constitutionnalisé le principe d'"égalité", ne soient pas mis en connaissance de cause de désignations occultes, et se retrouvent donc à 99% être inégaux devant les 1% "qui nous gouvernent" (dixit F. Fillon), et qui choisissent pour nous ceux qui seront les candidats soutenus par les grands medias (c'est là ploutocratie et non démocratie)

 

Dernièrement dans un entretien à TV-Libertés, un auteur libéral, Charles Gave, dont nous ne partageons pas toutes les vues économiques ou historiques a tenu des propos très forts sur ce sujet et a proposé une mesure que nous avions nous-mêmes proposée en 2014 (ici et ), à savoir la déclaration des membres de réseaux occultes s'ils veulent faire de la politique, "ne serait-ce que pour juger en connaissance de cause" :

 

(A partir de 28:20) "Cela me paraît tout à fait évident. Le citoyen doit choisir ses hommes politiques en fonction de ce qu'ils savent de lui. Or, aujourd'hui vous avez toute une série de décisions qui sont prises ou préparées dans des réseaux qui n'ont rien à voir avec la démocratie, et on vous dit qu'on ne peut pas faire autrement. ... Ces gens-là par ailleurs - je le décris dans mon livre - chassent toujours en meute, c'est-à-dire qu'il y a des mots d'ordre qui sont donnés, disant qu'il est temps de se payer, Renaud Camus, ou n'importe qui, cela n'a pas d'importance, ces gens-là se mettront tous à chasser en meute et ils vous dévaloriseront complètement aux yeux de l'opinion publique.

 

J'ai participé à de nombreux débats. Et la façon dont cela se passe en général quand je suis dans un débat, c'est que je suis l'idiot utile, le gars qu'on fait monter-là pour se faire flinguer, et puis vous avez trois ou quatre gars qui sont contre moi et on me dit à chaque fois que ce sont des indépendants, un professeur à polytechnique, un professeur à sciences-po, etc., mais ce qu'on me dit jamais c'est qu'ils appartiennent tous au même réseau et qu'ils sont tous à Terra nova, etc.

 

Je voudrais que les gens disent d'où ils parlent, comme disaient les communistes dans le temps, et au nom de qui.

 

Tony Blair, lorsqu'il est arrivé au pouvoir, il commençait à avoir des problèmes dans les réseaux de la police ou de la justice en Angleterre. Et il a dit : « tout le monde a le droit de faire partie de tous les clubs qu'il veut, ce n'est pas mon problème, mais s'ils est dans une position de pouvoir il doit le déclarer ». Et à ce moment-là, les effectifs de la franc-maçonnerie en Angleterre ont baissé de moitié.

 

Donc encore une fois, je n'ai rien contre la franc-maçonnerie, je m'en contrefous, chacun a le droit de se déguiser comme il veut, ce n'est pas mon problème. Mais il me semble que le reste des Français devraient savoir qu'ils bouffent ensemble. Ne serait-ce que pour juger en connaissance de cause. Surtout quand votre but c'est l'égalité devant le droit et que vous savez que la moitié des juges en France font partie de ce genre de réseaux. Si vous êtes en train de plaider et qu'en face, vous avez ce genre de réseau, vous savez que vous aller perdre. Ce qui fait que ces réseaux secrets posent des problèmes très graves. Donc je ne suis pas d'un naturel révolutionnaire, mais je dis simplement que je veux que l'information soit la même pour tous." (Fin de citation)

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Publié par Ingomer
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