Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Christ Roi

  • : Christ Roi
  • Christ Roi
  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
  • Contact

Horloge

18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 20:03

Dix jours après l'attaque contre des policiers à Viry-Châtillon, plusieurs dizaines de voitures de police ont exprimé le mécontentement des policiers en perturbant la circulation vers 1 heure du matin sur les Champs-Elysées à Paris, gyrophares allumés, autour de l'Arc de Triomphe, avant de se disperser. (1)

 

Des centaines de policiers manifestent en pleine nuit à Paris (2)

 

«Nous sommes à bout», a expliqué l'un d'eux à un journaliste de l'Agence France-Presse. Selon Le Parisien, la manifestation est partie de l'hôpital Saint-Louis, où est hospitalisé un adjoint de sécurité, très grièvement brûlé aux mains et au visage après avoir été blessé le 8 octobre par un jet de cocktail Molotov à Viry-Châtillon, en Essonne. D'après le quotidien, ce rassemblement «a été organisé sans organisation syndicale». Ils étaient environ 500 venus de toute l'Île-de-France.

 

C'est un rassemblement inédit de policiers, en dehors d'un mouvement syndical. "Suite à un énième événement tragique à Viry-Châtillon, le 8 octobre, l'actualité nous rappelle une fois de plus que nous sommes des cibles (...). Face à une hiérarchie carriériste, des élites syndicales enlisées dans leurs conflits, et une justice complètement désintéressée par notre sort, nous devons nous souder. Entre bleus (policiers en uniforme, NDLR)", indiquait ce message, dont l'AFP a eu connaissance.

 

Une centaine d'agents ont été rejoints par 400 collègues venus de toute l'Île-de-France. Ils étaient en civil et armés, puisque c'est la règle désormais dans le cadre de la lutte antiterroriste. À bord de véhicules banalisés ou même de leurs voitures de patrouille sérigraphiées, ils ont d'abord manifesté leur mécontentement devant l'hôpital Saint-Louis à Paris (Xe arrondissement), où est toujours hospitalisé l'ADS grièvement brûlé. Puis, le bruyant cortège s'est mis en route vers «la plus belle avenue du monde», à deux pas du ministère de l'Intérieur, de l'Élysée. Sous le regard éberlué des passants et automobilistes. (3)

Policiers et enseignants agressés en Île-de-France la première quinzaine du mois d'octobre 2016

Policiers et enseignants agressés en Île-de-France la première quinzaine du mois d'octobre 2016

Au ministère de l'Intérieur, ce fut la panique. Des effectifs bloquaient ferme les accès de l'avenue de Marigny qui longe le palais présidentiel et donne sur la place Beauvau. Depuis le matin, la rumeur disait que les «révoltés» allaient s'y engouffrer.

 

Le préfet de police de Paris, Michel Cadot, a envoyé un télégramme à toutes les autorités d'Ile-de-France en guise de «rappel des droits et obligations des policiers»: «L'organisation de rassemblements, durant le temps de service et avec des matériels administratifs, ayant pour objectif d'attirer sur des revendications ne serait pas acceptable», a-t-il prévenu.

 

Le directeur général de la police nationale (DGPN) Jean-Marc Falcone, s'est désolidarisé à mi-journée de ses subordonnés en jugeant, que cette manifestation était «inacceptable». «Une enquête est confiée ce jour à l'inspection générale de la police nationale afin de déterminer et de préciser les manquements individuels aux règles statutaires». «Les policiers en effet ne peuvent outrepasser les devoirs que leur impose leur statut et qui fondent la légitimité de l'accomplissement de leurs missions de police au service de l'ordre public et de la loi républicaine».

 

En écho, le directeur départemental de la sécurité publique de l'Essonne (DDSP), Luc-Didier Mazoyer, a mis en garde ses troupes: «Aujourd'hui, une rumeur persistante évoque un déplacement des policiers de grande couronne en service ce soir en direction de l'hôpital Saint-Louis puis de la place Beauvau. Cela ne peut être envisagé. (...) Il n'est pas question de dégarnir la voie publique et d'être en incapacité de répondre aux réquisitions ou aux nécessaires renforts sollicités par les équipages en intervention.»

 

Ses consignes à tous les chefs de service se voulaient claires: «Il vous est demandé d'être personnellement présents à la prise de service de la brigade de nuit pour dissuader les effectifs d'adhérer à de telles initiatives qui ne servent pas la cause de la police nationale.» Il ajoutait: «Un officier sera présent au niveau de chaque district pendant la vacation de nuit, pour s'assurer de l'absence de participation des effectifs en service dans le département de l'Essonne à ce type de contestation.»

 

L'attaque très violente du 8 octobre à Viry-Châtillon avait blessé quatre policiers, dont deux grièvement, près de la cité difficile de la Grande Borne, à Grigny, une commune limitrophe. Une dizaine de personnes «cagoulées», selon les autorités, avaient brisé les vitres de deux véhicules de police et les avaient incendiés en tentant de bloquer les policiers à l'intérieur. Le pronostic vital d'un adjoint de sécurité de 28 ans grièvement brûlé était «toujours engagé» en fin de semaine dernière, tandis qu'une gardienne de la paix de 39 ans devait sortir de l'hôpital en début de cette semaine, selon une source policière.

 

Le malaise est profond dans le «grande maison». Sur le vif, les policiers qui ont bravé les interdits l'exprimaient avec leurs mots. «Vous les avez entendus réagir, les syndicats, quand Cazeneuve a parlé de sauvageons? Des gens qui lancent un cocktail Molotov sur les policiers pour les tuer, ce ne sont pas des sauvageons, ce sont des criminels.»

 

Sur place, un autre agent en civil déclarait: «Si on a choisi de faire ça sans les syndicats, c'est aussi pour pouvoir exprimer un petit peu notre mécontentement vis-à-vis de notre hiérarchie, vis-à-vis des solutions pénales qui sont proposées, vis-à-vis des conditions dans lesquelles on travaille.»

 

Il n'y a pas que la philosophie des lois Taubira qui soit contestée. Beaucoup d'agents mettaient en cause le bien-fondé des ordres à Viry-Châtillon, où la patrouille attaquée s'était vu confier la mission ubuesque de devoir surveiller une caméra de surveillance.

 

«On s'est organisé nous-mêmes, par les réseaux sociaux et le bouche-à-oreille», a expliqué l'une des fonctionnaires rebelles. Avant le départ d'une partie du cortège depuis un parking dans l'Essonne, leur DDSP «est venu tenir son discours», confie-elle. «Il nous a comparés à des gitans, et nous a menacés de révocations et de conseils de discipline», a-t-elle précisé. Les policiers, sans se démonter, ont alors tourné le dos à leur supérieur...

 

Mardi 11 octobre dernier, plusieurs centaines de policiers s'étaient rassemblés en silence devant les commissariats de France, en solidarité avec leurs collègues attaqués.

 

Des centaines de policiers rebelles "à bout" expriment leur mécontentement sur les Champs-Élysées : "inacceptable" pour le directeur général de la police nationale, panique au ministère de l'Intérieur

Sources

(1) Des policiers manifestent en pleine nuit sur les Champs-Élysées, Par AFP agence , lefigaro.fr Mis à jour le 18/10/2016 à 12:24 Publié le 18/10/2016 à 06:22

(2) Des centaines de policiers manifestent en pleine nuit à Paris, Le Jdd

(3) Vent de colère dans la police, Le Figaro, Par Jean-Marc Leclerc Mis à jour le 18/10/2016 à 20:49 Publié le 18/10/2016 à 18:35

Partager cet article

Repost 0

commentaires