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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 09:38

Décidément, le moins que l'on puisse dire est que ceux qui, pour chercher Dieu, une spiritualité ou encore la lumière, sont entrés dans la secte maçonnique, en sont ressortis déçus. Rites néo-païens "simulacres de spiritualité" "empruntant des rites aux païens, Grecs et Égyptiens", dont on sait par S. Ignace d'Antioche (107 ap. J.-C.) que leurs dieux n'étaient que des démons..., Christophe Flipo, "après plus de 20 ans de franc-maçonnerie à la Grande Loge traditionnelle et symbolique" explique à La Croix du Nord comment il s'est tourné vers Dieu et pourquoi il n'est pas possible de concilier foi et franc-maçonnerie : alors que le franc-maçon construit sont édifice seul "dans son coin", sans rien partager avec sa famille, explique-t-il, "l’homme (véritablement spirituel et illuminé de l'amour de Dieu) est fait pour aimer, être aimé et être transcendé par Dieu.

 

Une autre réflexion proche de celle-ci était celle du Père Verlinde qui après avoir passé des années à étudier l'hindouisme et le bouddhisme (zen, yoga) a vu la différence avec le christianisme : "que signifie un bonheur qui se vit seul et qui ne s’ouvre pas sur l’Autre ?"

Un témoignage étonnant que celui de Christophe Flipo qui a quitté la franc-maçonnerie et renoué avec la foi.

 

D’emblée et dans un sourire contagieux, il prévient : « Je suis l’homme le plus heureux que vous ayez rencontré. » Parce qu’il a une femme et quatre enfants formidables et parce qu’il a renoué avec la foi.

 

Comment vous présenter en quelques lignes ?

 

J’ai 57 ans, je suis originaire de Roubaix mais réside à Lille et suis ravi d’habiter en ville. J’ai une femme exceptionnelle et très belle. Nous avons eu quatre enfants. Je m’occupe de la stratégie informatique du groupe britannique Kingfisher qui a racheté Castorama et Brico Dépôt. Je passe donc la moitié du temps en Grande-Bretagne. Je suis ingénieur, de formation, diplômé d’HEI mais j’ai tout oublié !

 

En février 2015, vous avez publié un premier livre. Pourquoi ce témoignage ?

 

Ce livre intitulé « La meilleure part » retrace une expérience hors du commun que j’ai vécue, accompagné de mon épouse. J’explique comment, après plus de 20 ans de franc-maçonnerie, et ayant occupé de nombreux grades à la Grande Loge traditionnelle et symbolique, je me suis tourné vers Dieu.

 

Le ton n’est ni amer, ni revanchard…

 

Non, je n’avais pas de comptes à régler et n’ai pas rencontré de difficultés après mon départ. Je n’attendais pas un coup de pouce pour ma carrière professionnelle dans la franc-maçonnerie. Je recherchais une spiritualité. En fait, j’étais en quête de lumière depuis très longtemps. Enfant, je me destinais à être prêtre mais j’aimais les filles… À partir de 16 ans, je me suis éloigné de l’Église.

 

Avez-vous trouvé cette lumière ?

 

J’ai mené des travaux très intéressants et cette activité ne me déplaisait pas. Mais je n’ai connu que des simulacres de spiritualité. Seulement des réunions empruntant des rites aux païens, Grecs et Égyptiens.

 

Comment vous en êtes-vous aperçu ?

 

Le chemin a été long. Je travaillais avec une collègue volage à qui je disais que sa vie n’avait pas de sens. Je lui ai alors conseillé de se rendre à Rocamadour, alors que moi-même je n’allais plus à la messe. Cette collègue est revenue totalement bouleversée, la foi lui était tombée dessus ! Elle s’est mariée et assiste désormais tous les jours à une messe.

 

Comment avez-vous réagi ?

 

J’ai décidé à mon tour de découvrir le sanctuaire de Rocamadour avec mon épouse. J’ai reçu de nombreux signes et figurez-vous que j’ai rencontré un ange ! J’ai repensé à cette parole de l’Évangile adressée à Philippe : « Comprends-tu ce que tu lis ? » Avec ma femme, nous nous sommes donc rapprochés de l’Église. J’ai quitté la franc-maçonnerie à la demande de mon épouse. Aujourd’hui, je m’aperçois que c’était le bon choix. Nous avons par ailleurs rejoint la Fraternité dominicaine.

 

Foi et franc-maçonnerie ne sont pas compatibles pour vous ?

 

Non, en étant franc-maçon, on ment. On ment pour cacher qu’on se rend aux tenues, c’est-à-dire aux réunions de la loge. On ne parvient pas à partager avec sa famille ce qu’on y vit. En tant que franc-maçon, on construit son édifice dans son coin. On s’égare. Les rites de la franc-maçonnerie s’appuient sur des symboliques de cultures paganistes. Ils forment un immense syncrétisme. À mon sens et pour ces raisons, il n’est pas possible de concilier foi et franc-maçonnerie.

 

Votre deuxième livre, paru en juin 2016, est l’objet d’un témoignage supplémentaire. Qu’apporte-t-il par rapport au premier ouvrage ?

 

Dans « L’adieu aux frères », j’aborde davantage la franc-maçonnerie, j’explique ses fondements. J’ai l’ambition d’éclairer les prêtres et les chrétiens. Je me devais d’expliquer que les croyants ne trouveraient pas ce qu’ils cherchaient dans la franc-maçonnerie. Il n’y a pas de présence dans les rites de la franc-maçonnerie. L’homme est fait pour aimer, être aimé et être transcendé par Dieu. On devient franc-maçon par hasard, on devient chrétien par cheminement. L’Église est bien plus spirituelle que je le pensais. Je continue d’ailleurs de témoigner en participant à des conférences ou salons du livre. Je ne refuse jamais une invitation.

 

« L’adieu aux frères », de Christophe Flipo, les éditions du Cerf, 14 euros. Les bénéfices sont reversés au sanctuaire de Rocamadour et au diocèse de Lille.

Christophe Flipo : de la franc-maçonnerie à l'Église

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Publié par Ingomer - dans Livres
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