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Christ Roi

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 10:42
Réfugiés / frontières : une volte-face et un retournement de veste de François Hollande qui intervient trop tardAngela Merkel, la chancelière allemande et Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, responsables de la décomposition en cours de l'Union européenne. C'est l'intéressante analyse pour Le Figaro de Maxime Tandonnet, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. [1] Nous pouvons ajouter François Hollande. Nous mettrons un bémol quant à son analyse en fin d'article.

 

Pour lui, le Brexit comme l'annonce par le premier ministre hongrois Viktor Orbán le 5 juillet du référendum hongrois sur les «quotas d'immigration européens» ne sont pas des événements isolés mais s'inscrivent dans la continuité d'un processus de désintégration du projet européen, conséquence directe de la gestion autoritaire d'Angela Merkel et de Jean-Claude Juncker. Il explique que si l'article 4 du traité européen stipule que "l'Union respecte l'égalité des Etats-membre devant les traités ainsi que leur identité nationale inhérente à leurs structures fondamentales politiques et constitutionnelles", "la crise migratoire de 2015-2016, marquée par l'arrivée d'un million de migrants à travers la Méditerranée et des milliers de noyades, dans un climat d'impuissance généralisée des politiques, a provoqué une situation de chaos qui a déstabilisé l'Union européenne et une rupture avec ces principes fondateurs. L'Union est sortie de sa logique d'égalité entre les Etats et de respect de leur identité. Deux personnages, dans la tourmente, sont apparus comme les dépositaires d'une autorité de fait, personnalisée, transcendant la logique égalitaire et juridique sur laquelle reposait le projet européen: Madame Merkel et M. Juncker. Tous deux ont d'abord appelé l'Union, en septembre 2015, à "ouvrir les bras" aux migrants. [2] Puis, devant l'accélération des arrivées se concentrant sur l'Allemagne, ont voulu des "quotas d'accueil" une répartition contraignante entre les Etats, selon les termes de la chancelière allemande. Ces quotas ont été adoptés à la majorité qualifiée par le Conseil des ministres du 22 septembre, malgré le désaccord de plusieurs pays, dont la Hongrie. Certes les traités européens prévoient une "politique commune de l'immigration" et une "solidarité" entre les Etats. Mais l'idée d'imposer à des Etats l'obligation de recevoir un quota de migrants - dans une logique autoritaire - excède la lettre et l'esprit des traités et le sens du mot solidarité qui sous-tend une démarche volontaire."

 

Ensuite, écrit-il, la débâcle s'est accélérée. L'Allemagne, opérant une volte-face spectaculaire, puis l'Autriche, le Danemark, la Suède, la Slovénie, la Hongrie, la Belgique ont rétabli unilatéralement le contrôle de leurs frontières intérieures, alors que le règlement européen du 15 mars 2006 ou «code frontière Schengen» (articles 23 à 26), interdit formellement cette pratique pour un motif d'immigration. … Le Brexit comme le référendum hongrois s'expliquent en grande partie par ce climat d'extrême confusion et d'impuissance, dans une Europe en pleine dérive, dont les marques d'autoritarisme et de personnalisation de l'autorité cachent mal la faiblesse profonde et sont ressenties comme inacceptables, précipitant ainsi un mouvement de désintégration."

 

Si Maxime Tandonner fait le bon constat, on peut néanmoins rester circonspect quant à sa solution préconisée d'une Europe rebâtie "bien plus soudée et solidaire qu'elle ne l'a jamais été, sur des fondements nouveaux, et avec le Royaume-Uni". Une proposition qui n'est pas sans nous rappeler celle des communistes devant la désagrégation et l'échec de l'Urss qui disaient "il n'y avait pas assez de communisme, il faut plus de communisme."

 

 

Notes

 

[1] Référendum en Hongrie : la crise des migrants ou le vrai malaise européen, Par Maxime Tandonnet Mis à jour le 06/07/2016 à 10:10 Publié le 06/07/2016 à 09:53

[2] François Hollande était alors lui aussi favorable en septembre 2015 à un "mécanisme d'acceuil permanent et obligatoire" des migrants sur le fondement d'un "droit d'asile, principe fondamental de nos institutions", jusqu'à l'annonce le 25 novembre 2015 où il déclara suite aux attentats du 13 novembre 2015 qui firent 130 morts: "Nous avons eu la preuve que des terroristes peuvent utiliser le cheminement des réfugiés. ... Nous devons ... avoir une politique qui puisse être effective pour le contrôle de nos frontières extérieures".

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Publié par Ingomer - dans Europe
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