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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 08:12

L'écrivain cinéaste Alexandre Jardin continue d'éreinter les politiques grands diseux, petits faiseux dans Le Monde. Il explique que le mot "populisme" "est la dernière ligne de défense des élites parisiennes, qui, elles, font du populisme avec toutes leurs promesses non tenues..."

 

En 2015, il s'était déjà distingué en demandant que les politiques qu'il qualifiait de "Diseux" confient les "contrats de mission de service public" à la société civile (les "Faizeux") : "Laissez nous faire! On a déjà commencé", écrivait-il. Ce en quoi il parlait vrai, tant les politiques républicains sont comparables à ces pharisiens dont le Christ nous conseille de pratiquer et d'observer ce qu'ils disent, mais de ne pas agir d'après leurs actes "car ils disent et ne font pas." (Matthieu 23,1-12) 

 

Extrait:

 

Vous défendez l’action plutôt que la loi, les citoyens agissant contre les élites politiques, les régions contre un Paris centralisateur… N’est-ce pas du populisme ?

 

Ce mot, « populisme », c’est la dernière ligne de défense des élites parisiennes qui, elles, font du populisme avec toutes leurs promesses non tenues… La vérité, c’est que le système est en train de disjoncter. Une caste administrativo-politique hors-sol confisque le pouvoir. Il faut mettre fin au jacobinisme, à ce pouvoir vertical, descendant et condescendant. Inefficace.

 

Après trente ans de réformes de l’éducation nationale, 20 % d’une classe d’âge ne sait pas lire ! Si l’on ne parie pas sur les territoires, sur une classe politique locale très au-dessus du lot, on ne s’en sortira pas.

 

Il faut raisonner à partir du terrain, du réel, de ceux qui font déjà leur part. En finir avec l’approche administrative, normative, centralisatrice. Quel sens est-ce que cela a, par exemple, de définir la politique du logement ou de l’éducation à Paris ? Il faut parier sur les régions, leur confier l’effectivité des grandes politiques.

 

Le mot "populisme", dernière ligne de défense des grands diseux

L'initiative d'Alexandre Jardin de laisser faire les Faiseux rejoint la proposition royaliste "l'autorité en haut, les libertés en bas", quand le pays réel prend le pouvoir.

 

Un peu plus loin dans l'article du Monde, Alexandre Jardin dresse un tableau terrible de l'état réel de la France : 

 

"Je vois le délabrement de pans entiers de la République. Les juges qui prononcent des peines jamais exécutées. L’Ile-de-France est un point de croissance au-dessus de la moyenne nationale. Mais 80 % du territoire est en récession depuis des années. C’est cela, l’explosion du FN. Des territoires entiers de pauvreté. Pas des îlots ! Neuf millions de personnes… J’ai cette sensation bizarre que le pays hésite entre renaissance et chaos. Je vois une inventivité locale prodigieuse et des pères de jeunes agriculteurs qui ont du mal à calmer leurs fils armés."

 

Source: Alexandre Jardin : « Je ne laisserai pas la France à l’extrême droite »

LE MONDE | 26.06.2016 à 07h36 • Mis à jour le 26.06.2016 à 14h43 | Propos recueillis par Pascale Krémer

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