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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 17:12

Alors que l'on célèbre partout la journée internationale des droits des femmes, il n'est pas interdit de réfléchir aujourd'hui à la situation de la femme et sa considération bien plus mauvaise que l'on ne dit.

 

Faisons d'abord quelques rappels historiques. C'est la gauche radicale et "laïque" et les francs-maçons qui se sont opposés au droit de vote des femmes, sauf l'Eglise, au motif qu'un vote des femmes risquait de "ramener au pouvoir les ennemis" de leur "république".

 

Aujourd'hui, c'est encore cette "gauche" "laïque" avec ses "féministes" qui est très mal placée pour évoquer et défendre les droits des femmes. Explications.

Source: La faute à Benoît XV et au sénat, Le Progrès, 21 avril 2014 https://twitter.com/HaussmannParis/status/461215896586162176/photo/1?ref_src=twsrc^tfw

Source: La faute à Benoît XV et au sénat, Le Progrès, 21 avril 2014 https://twitter.com/HaussmannParis/status/461215896586162176/photo/1?ref_src=twsrc^tfw

Autre source, "La faute à Benoît XV et au sénat", Bien public, Le 21/04/2014 à 05:00 mis à jour à 20:58

De 1919 à 1940, des propositions de loi en faveur du vote des femmes sont adoptées, mais refusées par le Sénat.

 

En 1923, le député du Gers Joseph Barthélemy remit à l'ordre du jour la question du vote des femmes devant le "Parlement". Il égréna les "objections fantaisistes" des bonnes consciences républicaines qui freinaient des quatre fers pour ne pas voter cette avancée égalitaire.

 

Il critiqua l'objection selon laquelle la femme était "inférieure" :

 

"La femme n'est pas inférieure, elle est seulement différente et complémentaire."

 

Il rejetta l'objection selon laquelle "la femme admise aux droits politiques émettrait des votes extrémistes ou réactionnaires. C'est là pure affirmation contredite par l'expérience", leur lança-t-il.

 

Il balaya également l'objection selon laquelle "la femme est faite pour le foyer" :

 

"ce n'est pas la participation aux comices, dit-il, qui éloignera la femme de son foyer, elle n'en sera pas plus éloignée que par sa participation à un marché ou à une foire, et puis enfin les conditions actuelles ont jeté dans la lutte pour la vie des milliers de femmes, il est juste qu'elles puissent défendre leurs intérêts tant par leurs bulletins de vote qu'au sein des assemblées politiques !"

 

Il rappela enfin qu'en 1923,

 

"les femmes votent en Suède, en Norvège, au Danemark, en Finlande, en Estonie, en Lituanie, en Lettonie, en Tchécoslovaquie, en Pologne, en Autriche, en Allemagne, en Hongrie, en Belgique ; elles participent aux élections locales et un certain nombre d'entre elles aux élections législatives."

 

Et donc qu'en Europe,

 

"la France tend à devenir une exception en restant masculine..."

 

(Source : Droit de vote des femmes : le Sénat freine des quatre fer, "L'Intransigeant, paru en 1923)

La femme au "Moyen Âge" votait. L'exclusion des femmes ne date donc pas des "siècles obscurs" mais vient plus tard de la modernité.

 

Il y eut à partir de la dite "Renaissance" une résurrection du droit romain antique contre le droit chrétien. Cette évolution vit une régression lente, progressive, mais spectaculaire des droits de la femme.

 

Alors qu'au Moyen Âge, les femmes pouvaient travailler, voter, être indépendante, diriger des ordres monastiques masculins, la régression de leurs droits a culminé en 1804 avec la promulgation du code civil où la femme était quasiment réduite à une incapable et vit son droit de vote supprimé jusqu'en 1945. (Cf. Les différents ouvrages de l'historienne médiéviste Régine Pernoud.)

 

Sans compter les publicités intempestives continues mettant en scène ou montrant le corps de la femme d'une manière dégradante voire pornographique, nous vivons une époque où les gauchistes remplis de moraline et les "féministes" qui devraient s'en offusquer ne disent rien quand ces dernières ne se mettent quasiment pas nues elles-mêmes ("femen") pour promouvoir des idées aux antipodes des droits et des intérêts bien compris de la femme.

 

"Les femmes n’ont jamais été autant asservies !" La sexologue Thérèse Hargot, diplômée en philosophie et en sciences de la famille et de la sexualité, qui a publié "Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque)" chez Albin Michel, l'a expliqué dans un entretien à "Boulevard Voltaire" :

 

"Les femmes n'ont jamais été autant asservies !

 

On ne devrait pas parler de féminisme à partir où c'est tout un courant de pensée, un courant idéologique qui se positionne contre les femmes, contre le corps des femmes, avec à la base une haine du corps des femmes. Pourquoi? Parce que ce corps, je le déteste, il m'empêche de travailler comme un homme, il m'empêche d'être libre comme un homme, on veut s'en détacher, on veut s'en libérer. Et bien, ce n'est pas féministe que de penser cela. Au contraire, être féministe ce serait de dire j'accueille le corps qui est le mien, j'y trouve un sens, une force, une puissance. Et je me dis au lieu de modifier mon corps, je veux modifier les structures de notre société qui m'empêche d'être telle que je suis, moi femme, avec tout ce qui me compose, dans cette société actuellement."

 

Puisque tout peut être changé et que rien n'a réellement de valeurs, l'éternelle volonté de celles qui se prétendent faussement "féministes" de déconstruire les choses, même les plus naturelles, montre qu'en plus de ne pas aimer leurs corps, elles n'aiment pas non plus leurs propres idées.

 

En réalité, les gauchistes et les "féministes" montrent qu'ils n'aiment ni la femme ni son corps, parce qu'ils ne s'aiment pas eux-mêmes.

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