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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 15:37
"Cette démocratie est une imposture" (Christophe Buffin de Chosal)

Christophe Buffin de Chosal, historien belge, correspondant de presse et directeur de programmes universitaires, a présenté sur TV Libertés son ouvrage "La fin de la démocratie". Le régime politique réputé le meilleur possible est une imposture dont l'humanité a été victime depuis la Révolution française.

 

Extrait:

 

"Dès le départ, la démocratie s'est conduite comme une imposture. On a promis au peuple la souveraineté et le peuple n'a jamais été souverain. C'était un prétexte pour pouvoir donner accès au pouvoir à des minorités plus puissantes, plus riches, qui ont trompé le peuple dès le départ. Aujourd'hui, comme à la Révolution française, ou comme plus tôt à la révolution britannique, cela a toujours été le peuple qui a payé les frais de la démocratie. Il n'a jamais vraiment exercé la souveraineté.

 

Dès le départ de la Révolution française, les "clubs" ont été à l'action, il y a eu des côteries et le peuple a été tenu à l'écart. On s'est toujours méfié du peuple en démocratie. On n'a jamais vraiment voulu lui donner le pouvoir.

 

C'est dans son essence que la démocratie est totalitaire, justement à cause du principe du Peuple souverain, rien ne peut arrêter le pouvoir du Peuple souverain. Puisque le Peuple souverain exerce son pouvoir par le biais du parlement, tout ce que vote le parlement doit s'exercer immanquablement. Ce qui donne à la démocratie une tendance totalitaire parce que son régime législatif s'impose malgré tous les obstacles.

 

["Aucune barrière ni droit naturel ni règle constitutionnelle" ne devait s'opposer, selon Mirabeau, à une majorité législative (en l'occurrence issue d'une minorité activiste dans le pays). Ce régime n'est en fait qu'une forme de la tyrannie. Sous l'angle de l'Etat de droit, elle marque une régression par rapport à la pratique, au XVIIIe siècle, de l'Ancien Régime. C'est ce que Hayek appelle une "démocratie illimitée", ce que Benjamin Constant avait stigmatisé comme une "souveraineté illimitée" [1] et Carré de Malberg, un "absolutisme parlementaire" ou un "parlementarisme absolu." [2]

Sur Christroi, nous appelons ce régime, république absolue de droit occulte ou maçonnique.]

 

En fait, nous sommes constamment dépouillés de notre souveraineté et nous ne l'exerçons quasiment jamais.

 

Les puissances d'argent sont en action depuis les origines de la démocratie. Le régime parlementaire - ce qu'il faut bien voir c'est que - a été mis en place pour donner accès au pouvoir aux puissances d'argent. Et elles sont entrées en action immédiatement. Dès le début des régimes parlementaires, il y a eu le suffrage censitaire et aujourd'hui quelles sont ces puissances d'argent ? Ce sont des grands groupes industriels, commerçiaux, les compagnies pétrolières, les banques naturellement, qui sont toutes plus puissantes que le régime politique parce qu'elles existent avant, pendant et après les mandats. Elles sont souvent plus riches que les Etats eux-mêmes, elles n'ont donc absolument aucun problème à exercer leur pouvoir.

 

Tout le monde est au courant qu'il existe au plus haut niveau politique des réunions dont le contenu reste secret.

Les réunions G 7, G 8, G 20, on ne sait pas exactement tout ce qui s'y discute. Par exemple le groupe Bilderberg et d'autres puissances occultes dont on ne sait pas grand chose, sauf qu'elles sont agissantes, par le simple fait qu'on cache ce que ces puissances et groupres peuvent faire.

 

Tous les régimes totalitaires sont nés de régimes électoraux

 

La toute première dictature de l'histoire moderne européenne, c'est la dictature d'Oliver Cromwell, qui est née dans la guerre parlementaire sous le règne de Charles Ier en Angleterre. C'est symptomatique que ce premier régime dictatorial et génocidaire est né dans un terreau démocratique. Après cela, ce fut toutes les dictatures bien plus absolutistes que la monarchie, que la démocratie a engendrées."

Notes

 

[1] Le Livre noir de la Révolution française, Les Editions du Cerf, Paris 2008, p. 14.

[2] Raymond Carré de Malberg, Contribution à la théorie générale de l'Etat, Editions du CNRS, Paris 1962, vol. 2, chap. 2 : le gouvernement représentatif.

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Publié par Ingomer - dans Livres
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