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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 15:26

Quatre élus "Les Républicains" des départements franciliens "dans l'impasse budgétaire" évoquent l'augmentation du nombre d'allocataires sociaux pour justifier une augmentation ... de la taxe foncière. Curieusement (ou logiquement..) aucun n'évoque la "politique de peuplement" de Valls, ni l'accueil massif des migrants imposé aux communes impactant directement le nombre des "bénéficiaires" des aides sociales départementales.

Quatre conseils départementaux d'Ile-de-France prennent des mesures d'économies drastiques pour faire face aux coupes de l'État. Ils prévoient également des hausses de la taxe foncière.

 

Comment faire pour boucler le budget 2016? Alors que les départements ne disposent plus que de quelques semaines avant son adoption, les quatre présidents des conseils départementaux de la grande couronne (Île-de-France) tirent la sonnette d'alarme. Jean-Jacques Barbaux (Seine-et-Marne), Arnaud Bazin (Val-d'Oise), Pierre Bédier (Yvelines) François Durovray (Essonne), élus Les Républicains, dénoncent une même situation: l'«asphyxie» budgétaire orchestrée, selon eux, par le gouvernement et la «mise à mal de la solidarité nationale». Ils se sont réunis en association pour demander un «pacte de solidarité» à l'État.

 

«En plus de la baisse de la dotation globale de fonctionnement versée par l'État, les départements doivent affronter la hausse des dépenses sociales obligatoires, comme le RSA, ce qui nous oblige à mener des politiques d'économies», explique Jean-Jacques Barbaux, lors d'une conférence de presse au siège de l'Assemblée des départements de France (ADF), lundi matin. Cet «effet ciseau» empêche toute marge de manœuvre pour parvenir à un budget équilibré, fragilise le financement du RSA ainsi que la capacité d'investissement de ces collectivités.

 

«Des mesures impopulaires, mais nécessaires»

 

Dans les Yvelines, l'État a même réduit de 90 % la dotation, ce qui place Pierre Bédier, le président, dans la difficulté. «La hausse du RSA et du nombre de bénéficiaires, de l'allocation personnalisée d'autonomie, du nombre de personnes handicapées est sans contrepartie. Tous les départements sont à la dérive financière», s'alarme-t-il, rappelant que même son département, pourtant «réputé riche», était menacé.

 

Ces élus ont annoncé des économies drastiques: 68 millions dans le Val-d'Oise, 45 en Essonne, 25 dans les Yvelines, 17,6 d'euros pour la Seine-et-Marne. Parallèlement, une hausse de la fiscalité est programmée. «Des mesures impopulaires, mais nécessaires», note Jean-Jacques Barbaux. La taxe foncière va ainsi augmenter sensiblement pour les contribuables de ces quatre départements, jusqu'à 65 % dans les Yvelines, soit 125 euros par foyer et par an. «Nous faisons appel à l'impôt dans des proportions alarmantes, s'étrangle Pierre Bédier, et si la situation perdure on ne pourra pas stopper cette hausse.» Certaines subventions, comme l'aide aux transports pour les lycéens en Essonne, ne seront plus versées. «Nous demandons au gouvernement une juste compensation dans la charge sur les allocations individuelles de solidarité et l'arrêt de la baisse des dotations», a pointé François Durovray, président du département de l'Essonne. Cette requête, déjà lancée par l'ADF, est pour l'instant restée lettre morte.

 

[...] En Essonne, François Durovray confronté à une «dette cachée» de 108 millions d'euros

 

Président du conseil général de l'Essonne depuis mars, François Durovray (LR) a découvert, à la suite d'un audit financier rendu en septembre, que 108 millions d'euros d'aides sociales obligatoires restaient à payer à 600 établissements. En décembre, l'élu leur a donc annoncé que ces paiements seraient échelonnés sur une période de six ans, avec les intérêts. « On va faire du cas par cas pour régler cette situation. Mon prédécesseur (Jérôme Guedj, PS, NDLR) ne prévoyait plus le budget suffisant pour payer sur 12 mois les établissements d'aides aux personnes âgées ou handicapées. Cette cavalerie illégale, en plus de la situation difficile du département, m'oblige à un plan d'économies de 60 millions d'euros sur trois ans, une hausse de 29 % de la taxe foncière et une lutte contre la fraude.»

Quatre élus des départements franciliens en faillite augmentent la taxe foncière sans remettre en cause la politique migratoire du gouvernement

Source: Quatre départements franciliens dans l'impasse budgétaire tirent la sonnette d'alarme, Le Figaro, Par Mathilde Siraud Mis à jour le 19/01/2016 à 07:21 Publié le 18/01/2016 à 18:58

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