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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 13:43

Une gravissime irresponsabilité qui s'ajoute à celle de la "guerre civile" du Premier ministre Manuel Valls ce matin sur "France inter", le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone a raillé avant-hier dans l'"OBS", la "race blanche" de Valérie Pécresse dans le cadre du second tour des Régionales, dimanche 13 décembre 2015. Personne n'avait parlé de "race blanche" jusque-là. C'est la gauche qui, se saisissant du mot comme arme politique, essentialise la politique et divise la société à des fins de basses politiques.

"Race blanche" : Claude Bartolone racialise la fin de campagne des Régionales 2015

"Quand Pécresse fait des affiches disant "nous ne voulons pas devenir la Seine-Saint-Denis de Bartolone", c'est du racisme là aussi. Se rend-elle compte de l'opprobre qu'elle jette sur un million et demi d'habitants ? Ils connaissent des difficultés, mais ils connaissent aussi des réussites. Heureusement que des entreprises, y compris du CAC 40, sont moins débiles, viennent s'y installer, découvrent la richesse de cette jeunesse et des surfaces qui leurs sont proposées.

Bien entendu que la Seine-Saint-Denis connaît des difficultés économiques, sociales, sécuritaires, mais quel élu local peut prétendre y répondre seul ? Elle devrait plutôt s'en prendre à l'action qui a été la sienne et celle de Sarkozy, quand ils ont supprimé dans le département 13.000 postes de policiers, quand ils ont envoyé valdinguer les postes d'enseignant. C'est cela qu'elle devrait regarder au lieu de pointer du doigt les habitants. Elle tient les mêmes propos que le FN, elle utilise une image subliminale pour faire peur. Avec un discours comme celui-là, c'est Versailles, Neuilly et la race blanche qu'elle défend en creux", a déclaré Claude Bartolone,

 

Source: Bartolone : "Pécresse défend Versailles, Neuilly et la race blanche", L'OBS, Par Julien Martin, Publié le 09-12-2015 à 18h06Mis à jour le 10-12-2015 à 13h31

Le philosophe François-Xavier Bellamy* a répondu ce matin à cette déclaration du Président de l'Assemblée nationale, "quatrième personnage de l'Etat" en l'accusant de jouer "le conflit ethnique" et l'appelle à démissionner :

"Race blanche" : Claude Bartolone racialise la fin de campagne des Régionales 2015

"[...]

 

Pauvre Monsieur Bartolone… Etes-vous à ce point incapable de proposer une vision positive, un vrai projet politique? Ces caricatures sont tellement vides qu'elle ne peuvent même pas nous blesser. Votre envie électorale est trop pressante, et vous n'arrivez pas à vous retenir. Je me contenterais de vous plaindre, si vous n'étiez pas le quatrième personnage de l'Etat: car dans votre naufrage, c'est la France que vous abîmez. Et c'est cela qu'il fallait que je vous dise.

Monsieur Bartolone, soyons sérieux: votre tactique de fin de campagne n'est pas seulement ridicule. Elle est coupable. Elle est dangereuse. Elle est irresponsable. Il aura fallu, c'est un comble, que ce soit le candidat du Front National qui vous ramène à la raison, en rappelant cette évidence: «Personne n'a parlé de race blanche dans cette campagne.» Vous êtes le seul à le faire. Incapable d'assumer le jeu politique, vous jouez le conflit ethnique. Les noirs et les arabes avec moi, si vous voulez battre les blancs! C'est cela que vous appelez «la République»? C'est cela «le rassemblement»?

Y a-t-il un seul petit, minuscule, infime indice qui vous permette d'affirmer que Valérie Pécresse propose une politique raciale? Non, bien sûr que non. En l'accusant ainsi, c'est vous qui, par opportunisme, encouragez le racisme. Car c'est bien de cela qu'il s'agit: il faudrait proposer un vrai projet politique, qui puisse réunir les Français - quelle que soit leur couleur de peau. Mais en désignant tranquillement «la race blanche», vous installez les divisions que vous ferez mine ensuite de déplorer, et vous préparez la violence dont d'autres que vous devront pleurer.

Votre sortie n'a rien d'un accident. Elle signe, noir sur blanc, le seul vrai nom de votre camp: vous n'avez pas de vision, pas de projet, parce que votre moteur, c'est la haine. La haine de celui qu'on peut rejeter en toute bonne conscience, de cette France que vous insultez, et qu'une tribune sur le site de l'Obs appelait cette semaine à violer… La haine de ces familles que vous méprisez, des catholiques qui osent encore exister, de tous ceux qui, parce qu'ils aiment encore leur pays, méritent bien d'être méprisés. Votre Île-de-France est «humaine et fraternelle», sauf pour les Versaillais, qui ne méritent pas votre humanité. Votre Île-de-France est «ensemble, ensemble, ensemble»… mais ensemble contre «la race blanche»?

[...]

En jouant la carte du vote ethnique, vous défaites la République. Monsieur Bartolone, vous l'avez montré cette semaine, en sortant à découvert, dans la lumière crue de cette rase, très rase campagne: depuis des décennies, avec tous ceux qui ont choisi les mêmes méthodes, c'est vous, Monsieur Bartolone, à coup de communautarisme, de mensonge, d'insultes, de sectarisme, c'est vous qui défaites la France.

Monsieur Bartolone, ce n'était pas un dérapage, il ne faut pas vous excuser. Vous êtes déjà inexcusable. S'il vous restait un peu de dignité, il n'y aurait qu'une seule chose à faire, et c'est pour cela que je vous écris. Vous démissionnerez de l'Assemblée Nationale, avez-vous dit, si vous gagnez cette élection ; c'est bien la moindre des choses. Mais s'il reste un peu de bon sens dans l'esprit des électeurs, si devant votre indécence un sursaut civique s'imposait, si demain, ce que j'espère, vous perdez cette élection, alors il faudra aussi démissionner. Car en conservant un mandat confié par le peuple comme une protection contre l'avis du peuple, vous signeriez votre indignité. Quand on a divisé les Français, quand on les a dressés les uns contre les autres, comment peut-on prétendre encore les servir et les représenter? Comment peut-on être légitime pour présider leur Assemblée? Vous serez désavoué, Monsieur Bartolone, et avec vous, cette politique de l'insulte, du communautarisme et du racisme autorisé ; vous serez désavoué, je l'espère de toutes mes forces. Et alors, il faudra partir.

 

Source: François-Xavier Bellamy : Claude Bartolone, le racisme autorisé, FIGARO VOX Vox Politique, Par François-Xavier Bellamy Mis à jour le 10/12/2015 à 16:01 Publié le 10/12/2015 à 15:46

 

* François-Xavier Bellamy est maire adjoint de Versailles (sans étiquette). Ancien élève de l'École normale supérieure et agrégé de philosophie, il enseigne en classe préparatoire. Il est également l'auteur de «Les Déshérités, ou l'urgence de transmettre» (Plon, 240 p. 17€)

Pour rappel :

"Race blanche" : Claude Bartolone racialise la fin de campagne des Régionales 2015
"Race blanche" : Claude Bartolone racialise la fin de campagne des Régionales 2015

Source : "La race blanche". En pleine polémique, Manuel Valls soutient Claude Bartolone, Paris Match, 11/12/2015

 

Valls et Bartolone, démission !

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