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Christ Roi

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 13:29
"Guerre à l'extérieur et à l'intérieur" : Philippe de Villiers interpelle les "autorités spirituelles du pays"

La connaissance de notre passé pour une construction de notre avenir. Nous nous félicitons de voir nos idées se propager, tant il est vrai qu'une victoire politique ne viendra pas sans une victoire des idées, un regard lucide et réaliste, la fin des utopies et des idéologies.

 

Dans un entretien video avec "Radio Courtoisie", "Boulevard Voltaire", "Le Salon Beige", enregistré dimanche et publié lundi 30 novembre, après Dieudonné qui avait repris notre expression, Philippe de Villiers reprend à son tour l'expression d'une "guerre à l'extérieur" et d'une "guerre à l'intérieur" qui nous est faite, expression que j'avais employée en 2013 ici.

 

Il est vrai. Nous sommes en guerre, il est temps pour les cardinaux et les évêques de se réveiller et d'appréhender cette situation, sous peine de passer à côté de l'histoire.

 

Récemment, c'est Marion Maréchal Le Pen et Robert Ménard qui ont repris une autre de nos expressions, celle de "réarmement moral et spirituel", seul recours face aux "évènements".

 

 

Et dans ce nouvel entretien, Philippe de Villiers, a justement désigné ces "évènements" (à partir de la 57e minute) comme "nos nouveaux maîtres" :

 

"Des évènements qui se déroulent chez nous et qui sont nos nouveaux maîtres. C'est-à-dire qui nous obligent, qui obligent les Français qui étaient dans l'erreur, ou dans l'errance, à réfléchir autrement.

 

Et c'est là que je dis que l'acte de guerre du 13 novembre 2015 restera dans l'histoire de France, comme la première faute stratégique du califat parce qu'elle a réveillé et qu'elle va réveiller la jeunesse française", a expliqué Philippe de Villiers.

Dans cette émission qui s'est proposé d'analyser "comment on en est arrivé là", à partir de la 45e minute, Philippe de Villiers a fait une critique impitoyable du libéralisme économique et de l'Amérique, qu'il a qualifié de "fille difforme des Lumières." Il a expliqué que dans son livre, il prend un "fil rouge" qui "brûle la trame de la décivilisation française depuis mai 68" :

 

"Et ce fil, c'est quoi ? C'est la rencontre formidable, inouïe, inédite, inqualifiable, scandaleuse et criminelle, de ceux qui par intérêt, veulent créer un marché planétaire de masse, transformer les citoyens en consommateurs compulsifs, et qui donc, veulent abattre les nations, les états, les souverainetés, les frontières, et ceux qui, par idéologie, veulent fabriquer un homme nomade, désinstitué, désaffilié, sans sexe ni patrie, un homme déraciné. 

 

Et c'est cette grande machine que je décris à travers la Trilatérale, où en fait, Cohn-Bendit a un fils spirituel qui est Giscard. C'est lui (Cohn-Bendit) qui me l'a dit.

 

Voilà, Cohn-Bendit - Giscard, c'est-à-dire le libertaire, le libéral, no frontières, no limites. C'est cette conjonction-là qu'il faut faire sauter, vous voyez. Et beaucoup de gens croient au libéralisme économique sans frontière, et en même temps ils ne veulent pas du libéralisme sociétal. Mais vous aurez les deux, Madame, Monsieur ! Vous aurez les deux, parce que c'est la même chose. C'est la marchandisation du monde. Et c'est là que l'Amérique intervient, la fille difforme des Lumières. L'Amérique veut la marchandisation du monde, c'est-à-dire la marchandisation de la terre, du travail - marché low cost -, et du vivant. C'est aux Etats-Unis qu'est installée l'université du transhumanisme, l'idée d'une post-humanité qui permet à l'avortement de devenir une espèce de passeport de toutes les transgressions. Nous assistons, impuissants et lâches, à la déshumanisation progressive du monde par l'effacement planifié du visage de l'homme. C'est la marchandisation, c'est l'Amérique.

 

[...] La France doit être la France. La France est une nation qui n'a jamais accepté l'empire. Jamais.

 

Il y a eu toutes sortes de tentations impériales. La France n'a jamais accepté l'empire.

 

Et donc, pour la première fois nous acceptons l'empire : nous sommes sous clés américaines. Je me souviens très bien au moment de Maastricht Jacques Delors qui me disait, les yeux dans les yeux, monsieur de Villiers, 'comment vous pouvez être contre une défense européenne ? On aura enfin une armée européenne, une défense européenne. On voulait la CED et des gens comme vous s'y sont opposés; c'est pour cela qu'on a raté l'opération, mais cette fois-ci on va la réussir. On va enfin s'émanciper de l'Amérique.' Aujourd'hui, on voit bien que c'est l'OTAN qui commande.

 

La France doit penser à la France. Poutine, lui, il pense pour la Russie, c'est pour cela que c'est un grand chef d'état. Et la France ne pense plus pour la France, elle pense pour les 'droits de l'homme', elle pense pour le monde, elle pense pour le 'vivre ensemble', elle pense pour la COP 21, alors que la France ne contribue qu'à 1% du CO2 sur la planète. La France n'a pas mission de sauver le monde, mais de sauver la France, c'est déjà pas mal. [1]

 

Et pour la France, je dis ceci : la France et l'Europe n'ont pas à écrire leur avenir sur le continent américain : c'est une puissance déclinante. Les puissances d'avenir, c'est la Chine et l'Inde. Et quand Poutine me dit : 'je peux faire l'interface entre l'Ancien monde et le nouveau monde', l'Acien monde c'est l'Atlantique, le nouveau monde c'est le Pacifique. 'Servez-vous de moi. Je suis l'interface géographique. Je peux être l'interface diplomatique et historique, et économique et géostratégique.'

 

J'ai dit souvent et je le répète:

 

'Il y a trois différences entre Poutine et Obama. La première est qu'Obama veut une économie spéculative, qui va nous péter à la figure avec la bulle de savon de l'endettement, alors que Poutine veut une économie réelle.

 

La deuxième différence est qu'Obama veut un monde unipolaire, sous clés américaines, Poutine revendique un monde multipolaire, polycentrique.

 

Enfin, les uns veulent les femen, les autres ne les veulent pas. Et donc, on est naturellement du côté de la Russie. Il faut faire l'Europe des chrétientés charnelles. Donc l'Europe avec la Russie."

Philippe de Villers termine en s'adressant aux "autorités spirituelles du pays" :

 

57:50 "Je voudrais dire quand même quelque chose sur les autorités spirituelles quand même, parce qu'on est dimanche.

 

... Voilà en fait ce que moi je pense. C'est qu'en fait, l'épiscopat français et le Vatican, ont préconisé l'immigration systématique, au nom de l'accueil de l'autre.

 

Aujourd'hui, sans doute, il va falloir réviser cette position.

 

Accueil de l'autre. C'est l'idée que l'on installe l'islam chez nous. Et qu'on installe une république islamique, un européistan. Donc il va falloir réviser cela.

 

Ensuite, depuis un certain nombre d'années, on voit bras dessus bras dessous, les évêques et les imams, très souvent. Chaque évêque a son imam. Quand l'imam n'est pas au bras de Juppé, il est au bras de l'archevêque. Donc on se promène avec son imam sous les bras au nom du dialogue interreligieux. Il va falloir là aussi, regarder de plus près. Parce que les Français ne vont plus suivre là...

 

Et enfin, dernier point. J'ai beaucoup souffert d'une chose. Au moment de Maastricht, il y avait Mgr Rouet les évêques de l'Ouest, ils disaient 'celui-là ira en enfer', en parlant de moi. En enfer, tout simplement, parce que j'avais dit NON à Maastricht. Et Maastricht, c'était la parousie, la parousie monétaire, l'eurobéatitude, etc. Donc, là aussi, il va falloir réviser les positions ! L'européisme, sous prétexte d'une Madone, d'un drapeau européen avec les douze étoiles (de Marie. Ndlr.), il faut voir ce que c'est aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est le LGBT. Je peux vous en parler, je l'ai vécu, je raconte tout cela dans mon livre. L'européisme, c'est la fin des frontières et la fin des patries.

 

Et qui nous réveillent ? Et bien, c'est monsieur Orban, c'est la Pologne, la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie, qui nous disent : 'vous, vous avez fermé la porte à Dieu. Nous, nous ne voulons pas l'ouvrir à Allah!'

 

Et donc, en réalité, là, l'Europe est cassée en deux. Parce qu'il y a l'Europe laïcarde, l'Europe du vide. Les laïcards font le vide et les islamistes le remplissent ! Et puis de l'autre côté, il y a l'Europe des racines chrétiennes que l'Europe de l'Ouest a refusée.

 

Donc il va falloir sur tous ces sujets, sur le sujet de l'islam, sur l'idée de la nation, de la patrie, ne plus interdire aux jeunes chrétiens d'aimer leur patrie. Il ne faut plus leur dire 'il faut saver la planète'. Oui, mais sauvez la France d'abord ! Et puis sauver son voisinage. 

 

Et donc, il y a toute une révision à faire.

 

Alors, il y a des évêques qui partagent cette position, je leur rends hommage. 

 

Je pense que là aussi cela va basculer, parce que les nouveaux prêtres, j'en connais beaucoup, ils sont admirables, et eux, ils ne sont pas sur la position officielle de l'épiscopalement correct."

Un bémol au discours de Philippe de Villiers qui, d'abord sur Radio Courtoisie le 9 octobre dernier, puis dans un entretien à TV-Libertés le 22 octobre, rejoignant le point de vue des royalistes qui estiment qu'on ne pourra pas changer le système de l'intérieur par le vote, disait que "les élections ne servaient plus à rien", et dans un entretien pour Reinformation. Tv, disait qu'il ne reviendrait pas en politique parce que "c'est inutile" et que "de toute façons, on n'est pas dans une démocratie électorale mais dans une oligarchie", dit à présent qu'il votera aux Régionales (à partir de 1:04:55) :

 

"Si Marion Maréchal Le Pen était dans ma région, je serai content de voter pour elle."

 

Et (à 1:06:00) à la question "est-ce que Philippe de Villiers vote encore ?", il répond :

 

"Oui, oui. [...] Moi, de toutes façons, je ferai un vote souverainiste."

 

Il semble que Philippe de Villiers n'a donc pas pu exprimer toute sa pensée dans le cadre de cet entretien. Sans doute en effet, voulait-il dire que s'il est possible de peser sur une élection locale, comme les élections communales, départementales et régionales, les élections nationales, elles (élections législatives, présidentielles, et "européennes"), ne servent à rien pour changer quelque chose, tout y étant verrouillé par l'oligarchie parisienne. L'oligarchie s'arrangerait d'une manière ou d'une autre pour renverser le résultat des urnes, par la violence (dissolution des élections, coup d'état, etc.) si elle devaient perdre dans les urnes.

 

Nous trouvons regrettable la fin d'entretien, assez pénible à suivre pour Philippe de Villiers, où les journalistes présents de Radio Courtoisie, Boulevard Voltaire et du Salon Beige, s'auto-proclamant les "dissidents", croisent leur questions, et manifestement peu soucieux du salut de l'âme de leur prochain, font semblant de ne pas avoir compris le livre de Philippe de Villiers, et le pressent à rejoindre le système en y participant. Ce à quoi Philippe de Villers a répondu :

 

(1:09:05) "Je n'ai pas fait ce livre pour un..., j'ai fait un retour en librairie, voilà.

 

Mais je n'ai pas fait ce livre pour revenir en politique. Puisque je l'ai dit dit ici à cette antenne, je ne vais pas le répéter tous les jours. Donc, je n'ai aucune envie de revenir en politique. Mais j'ajoute, ce que j'avais dit à ce journaliste, que l'on ne peut jamais dire cela à 100%. Parce qu'il peut y avoir des circonstances qui, par définition, sont imprévisibles.

 

A la question répétée "est-ce que vous, vous auriez cet élan, cette envie d'y retourner (en politique) ?", Philippe de Villiers répond :

 

"Moi, je pense que déjà, il faut purger les tuyaux du système."

 

Nouvelle question (tirs croisés des journalistes) :

 

- "à la question "Robert ménard a dit, en vous regardant dans les yeux : Philippe de Villiers, on a besoin de toi maintenant. Vous n'avez pas vraiment répondu à son appel",

 

- "Non, mais cela ne marche pas comme cela. On n'est pas le sauveur comme cela. Qu'est-ce que cela veut dire ?"

 

- "Ha, mais non ! Pour participer"..., l'interrompt le journaliste. [qui tombe dans le piège du moyen mis en place par les forces occultes, la participation aux soit-disant "élections". Encore une fois, nous voyons ici que peu importe le résultat, ce qui compte c'est de "participer" et de voter. Même si cela fait deux siècles que l'on perd..., seul le vote et la participation comptent pour les participants. Sans doute les nommera-t-on ainsi dans le futur ? Les Participants ?]

 

"Laissons le temps agir, les esprits évoluer. ... Je suis un polytraumatisé de la politique. Je n'ai pas aimé la politique", est contraint de répondre Philippe de Villiers.

 

"Pourquoi ?, poursuit-il, parce qu'à force de croiser le mensonge, vous êtes contaminé !, vous avez l'âme blessée", a aussitôt répondu Philippe de Villiers, répétant ici ce qu'il avait déjà dit à TV-Libertés et à Reinformation.Tv, [2] et que les journalistes présents ne veulent manifestement pas comprendre.

 

- "Et apporter votre soutien à d'autres. Cela vous le feriez ?..."

 

- "Attendez, moi je ferai ce que l'intuition de mon devoir commande.

Donc, je ne sais pas ce que je ferai.

On verra, si je suis en état de peser sur l'élection présidentielle, d'une manière ou d'une autre, et si cela me paraît utile."

 

A la dernière question posée du journaliste de Radio Courtoisie "Un mot cher Philippe, sur non pas les consignes de vote, mais pour les jeunes et tous ceux qui dans une semaine et dans quinze jours sont appelés à faire changer et à redonner cette espérance à la France, quel message avez-vous envie de leur donner", Philippe de Villiers a résumé sa pensée :

 

"Retrouver la France et passer par dessus bord comme dans la révolte du Bounty les naufrageurs en cravatte !"

Notes

 

[1] Nous avons de dire qu'en se sauvant elle-même, la France sauvera le monde.

[2] Dans l'entretien à Tv-Libertés le 22 octobre 2015, Philippe de Villiers a expliqué : « (en faisant de la politique) on endure, on pense qu'on va changer les choses. On pense toujours qu'on va les changer de l'intérieur. Et puis après on se met à la marge et on croit qu'on va les changer de l'extérieur. Mais en réalité la machine tourne, elle vous broie. […] Chaque matin je me disais encore une fois 'ce soir je m'en vais'. Parce que c'est un univers où à force de croiser le mensonge, vous finissez par vous sentir contaminé. Et presque, vous êtes une sorte de mensonge ambulant par omission. Vous voyez ? Donc vous avez l'âme blessée. ... J'ai quitté mes mandats. La passion de la France ne m'a pas quitté. Je souffre comme vous de voir mon pays mourir. Qu'est-ce qui se passera ? Je n'en sais rien. Je n'ai pas envie de revenir en politique. Je pense qu'aujourd'hui on a changé de système, on est passé d'une démocratie à une oligarchie et que donc les élections ne servent plus à rien. [6] ... Les hommes politiques sont des clowns aujourd'hui, parce qu'ils font mine, ils mentent, le mentir vrai d'Aragon. Je pense que ce qu'il y a de plus utile à faire aujourd'hui - et c'est pour cela que j'ai fait ce livre -, c'est de s'adresser à la génération montante... Et donc à ces jeunes-là, je veux leur donner une mise en perspective. C'est cela mon livre. Un fil rouge de la trame du complot contre notre civilisation. Et donc si ce livre est une forme de samizdat qu'ils vont mettre sous la pèlerine, et qui va les déclencher pour sauver notre pays, et bien on aura oeuvrer de manière humble et féconde. »

 

Et dans l'entretien à Reinformation. Tv, Philippe de Villiers a également déclaré : « (Dans la politique système) à force de croiser le mensonge, vous finissez par vous sentir contaminé, dans le regard des gens, et vous finissez par avoir l'âme blessée. C'est-à-dire que vous êtes une sorte de mensonge ambulant par omission. »

"Guerre à l'extérieur et à l'intérieur" : Philippe de Villiers interpelle les "autorités spirituelles du pays"
"Guerre à l'extérieur et à l'intérieur" : Philippe de Villiers interpelle les "autorités spirituelles du pays"

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