Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Christ Roi

  • : Christ Roi
  • Christ Roi
  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
  • Contact

Horloge

9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 14:02

(Aux Etats généraux en 1789),

 

« depuis le plus petit village jusqu'à la capitale, tous les habitants de quelque état et condition qu'ils fussent participaient à l'exercice des droits politiques. Ils avaient le droit de concourir directement à la rédaction des cahiers, c'est-à-dire d'exposer leurs vues et leurs opinions sur toutes les affaires de l'Etat. Ils concouraient indirectement à l'élection des représentants de la nation : c'était le suffrage universel libre à plusieurs degrés. On était électeur, éligible sans aucune condition de propriété, de cens, de capacité. »

 

Antoine Claire Thibaudeau (1765-1854), député Conventionnel dans "Histoire des Etats généraux, et des institutions représentatives en France, depuis l'origine de la monarchie jusqu'à 1789", 1814.

Etats généraux et droits politiques en 1789 comparés à aujourd'hui

A comparer avec aujourd'hui où le gouvernement s'immiscant dans des élections régionales n'est pas loin de supprimer l'élection pour nommer lui-même les administrateurs locaux. Des administrateurs qui doivent suivre la ligne franc-maçonnique imposée depuis Paris ou être désistés.

 

(Lire: Grand Est : Masseret se maintient, le PS lui retire son investiture aux régionales, Le Parisien.fr, J.Cl. | 08 Déc. 2015, 13h37 | MAJ : 09 Déc. 2015, 02h10)

Etats généraux et droits politiques en 1789 comparés à aujourd'hui

Les communes au Moyen-Âge eurent des libertés très étendues, et constituaient de véritables petits Etats. Elles bénéficiaient de droits et privilèges qui feraient pâlir nos maires d'aujourd'hui.

Ecoutons François Guizot (1787-1874), homme politique et historien français :

 

Imaginons la venue d'un bourgeois du XIIe siècle ou du XIIIe, dans une de nos communes actuelles.

 

"Il s'enquiert, dit-il, de ce qui s'y passe, de la manière dont elle est gouvernée et du sort des habitants.

 

On lui dit qu'il y a hors des murs un pouvoir qui les taxe comme il lui plaît sans leur consentement, qui convoque leur milice et l'envoie à la guerre, aussi sans leur aveu. [1]

 

On lui parle des magistrats, du maire, et il apprend avec étonnement qu'ils ne sont pas nommés par les bourgeois de la ville. Il apprend que les affaires de la Commune ne se défendent pas dans la commune, qu'un fonctionnaire les administre de loin.

 

On lui dit que les habitants n'ont pas le droit de s'assembler, de délibérer en commun sur tout ce qui les touche."

 

Le bourgeois du XIIe siècle, habitué à toutes ses franchises, reste confondu. [2]

 

Mais la scène change, un Français du XIXe siècle pénètre dans une ville du Moyen Âge. Il se trouve dans une espèce de place forte, défendue par les bourgeois armés; ces bourgeois se taxent eux-mêmes, élisent leurs magistrats, jugent, punissent, s'assemblent pour délibérer sur leurs affaires. Tous viennent à ces assemblées. [3]

 

Lire : Le self-government rural ou la "démocratie" et des élections à la pluralité des voix dans chaque village (F. Funck-Brentano, La société d'Ancien Régime)


 Ils font la guerre pour leur compte contre leurs seigneurs; ils ont une milice; en un mot, ils se gouvernent eux-mêmes, ils sont souverains. Le Français du XIXe siècle n'en peut croire ses yeux."

 

(François Guizot, Histoire de France)

 

Extrait de la video "Chroniques de la Monarchie populaire" :

Notes

 

[1] La circonscription et la levée en masse décrétée par la Convention dite "nationale" de 1792 est à l'origine du soulèvement et de la révolte vendéenne qui sera écrasée dans le sang en 1793-94 par les "humanistes" : il fallait "purger la France" (Garnier de Saintes) du "sang impur", du "clergé", de la "noblesse" (Fouché), des récalcitrants. (Source: Xavier Martin, Régénérer l'espèce humaine, Utopie médical des Lumières, DMM, Mayenne, 2008. Extraits)

[2] Le terme bourgeois au XIXe siècle désigne les habitants du bourg.

[3] Il n'y avait pas d'abstention dans les élections médiévales parce que ces élections étaient organisées dans les corps réels de la société, contrairement à aujourd'hui où un pouvoir lointain, obscur et secret (franc-maçonnerie) dicte sa volonté, sans le consentement de la base.

 

Lire aussi : Des impôts dix fois supérieurs à ce qu'ils étaient avant 1789 !

"La fabrication de la légende noire du Moyen-Âge" par Claire Colombi

Partager cet article

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Histoire
commenter cet article

commentaires