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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:52

Directeur central du renseignement intérieur de 2008 à 2012, l’ancien préfet Bernard Squarcini, dans un entretien à "Valeurs actuelles" publié le 20 novembre, a accusé Manuel Valls d'avoir refusé en 2013 une liste des combattants Français en Syrie parce que cette liste venait des services syriens :

 

Il était prévu depuis les attentats de Bombay, en 2008, que de telles actions coordonnées et déterminées se produisent sur le territoire français et que la menace s’installe dans la durée. Nous savions que nous allions devoir monter en puissance pour faire face à ce type d’attentat. Il n’y a eu aucune surprise. En revanche, les services français paient les conséquences de certaines décisions politiques. Comme M. Hollande traite Bachar al-Assad de tous les adjectifs, les services syriens ne veulent plus coopérer avec les services français.

 

 

… Nous sommes contraints de faire appel à des partenaires étrangers qui nous donnent les informations qu’ils souhaitent. Sans ces errements idéologiques, peut-être pourrions-nous éviter que des drames se produisent.

 

… Il y a déjà deux ans, les services syriens m’avaient effectivement proposé une liste des Français combattant en Syrie. J’en avais parlé à mon ancien service qui en a rendu compte à Manuel Valls. La condition des Syriens était que la France accepte de coopérer à nouveau avec leurs services de renseignements. On m’a opposé un refus pour des raisons idéologiques.

Trois refus de sécuriser les Français, ça commence à faire beaucoup

Source : Bernard Squarcini : “Nous sommes entrés dans la terreur et le terrorisme de masse”, Valeurs actuelles, Par Louis de Raguenel, Vendredi 20 Novembre 2015 à 10:00 (mis à jour le 20/11/2015 à 09:42)

Du même genre que le Premier ministre qui ne croit pas aux frontières quand il s'agit de protéger et sécuriser les Français, mais y croit quand il s'agit de sécuriser les chefs d'Etat à la Conférence mondiale pour le cimat (COP 21) à Paris, le site "Breiz Atao" nous informe aujourd'hui que le ministre de la Défense Le Drian a déclaré que "parler avec les services de renseignements de la Syrie n'est pas à l'ordre du jour".

 

Autrement dit, même après des attentats qui ont fait 130 morts, le gouvernement "refuse toujours de coopérer avec la Syrie pour neutraliser les djihadistes", pour des raisons idéologiques et géostratégiques (l'alliance avec les Etats-Unis). Interrogé, l’intéressé a tout simplement fait valoir les intérêts de l’oligarchie au pouvoir sur la sécurité de la population, résume précisément "Breiz Atao" :

Trois refus de sécuriser les Français, ça commence à faire beaucoup

La déclaration de Le Drian a été rapportée ce matin par Michaël Darmon, Chef du service politique de @itele, sur twitter :

Trois refus de sécuriser les Français, ça commence à faire beaucoup

Un refus de connaître une liste des combattants français en Syrie parce que cette liste vient des services de renseignements syriens, un refus de fermer les frontières pour sécuriser les Français mais une fermeture pour sécuriser les chefs d'Etat, une coopération avec la Syrie pour lutter contre le terrorisme islamique "pas à l'ordre du jour"... Ca commence à faire beaucoup.

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