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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 10:49
Manuel Valls l'extrémiste bipolaire, l'homme aux deux visages

Vous trouverez ci-dessous une analyse à contre-courant de Natacha Polony pour Le Figaro, intitulée « Natacha Polony : François de souche? », sur l'emploi « pas très rigoureux  » par Manuel Valls, des termes tirant dans deux sens opposés - et visant deux publics différents - d'apartheid et d'islamo-fascisme.

 

Nous compléterons ensuite cette analyse intéressante par une autre.

 

Natacha Polony : François de souche?

 

La Figaro, Par Natacha Polony     Publié le 27/02/2015 à 19:24

 

 

Natacha Polony revient sur la «surréaliste guerre des mots» qui secoue la classe politique française depuis un mois et tout particulièrement sur son dernier épisode: l'emploi de l'expression «français de souche» par François Hollande lors du dîner du CRIF.

 

On nous a dit que c'était la guerre. On a prononcé de grandes phrases: «plus rien ne sera jamais comme avant», «il ne faut plus avoir peur de nommer»… Très bien! Sauf que depuis un mois, nous n'avons fait que nous écharper sur des mots. Ceux qu'on prononçait, ceux que l'on ne prononçait pas et ceux qu'il eût fallu prononcer. Et depuis ce moment, plus personne ne sait exactement quelle est cette guerre et contre qui un «nous», que l'on se garde bien de définir, devrait organiser une défense dont on ne connaît pas la nature.

 

Il y a la catégorie des escamoteurs. Un président de la République publiant un communiqué sur le massacre atroce de vingt et un coptes en Égypte d'où sont absents les mots «chrétiens» et «musulmans». Un président qui proclame que des gens prétendant «venger le Prophète» et crient «Allah Akbar» n'ont «rien à voir avec l'islam». Et vive le déni de réalité!

 

Il y a la catégorie des spécialistes de l'accent martial et de la communication politique. Un Premier ministre qui n'hésite pas à flatter les uns et les autres par des mots brandis comme des étendards et qui ne sont que des slogans publicitaires. Apartheid: ou comment faire plaisir aux adeptes du discours victimaire en leur lâchant en pâture l'idée d'un racisme d'État [apartheid, politique venant théoriquement d'un état ségrégationniste, ou comment continuer de victimiser les autres communautés par l'emploi de termes inappropriés renvoyant à des politiques qui n'ont jamais été celle de la France vu que les Francais et les européens sont - pour le moment - les seuls au monde à accepter leur propre remplacement. NDLR.], d'une ségrégation institutionnalisée par la République. Certes, il est des mauvaises langues pour expliquer que dans sa belle ville d'Évry, Monsieur le Maire avait tendance à se satisfaire, comme tant d'autres élus, d'attributions de logements sociaux regroupant les populations suivant leurs origines, mais cela ne répond en rien aux critères précis de ce que l'on appelle un régime d'apartheid. Qu'importe, le mot a ravi ceux qui pensent que la France est coupable, forcément coupable, envers les populations qu'elle accueille. Et puis, comme il en faut pour tout le monde, il y eut «islamo-fascisme»: ou comment se poser comme celui qui n'a pas peur de nommer. Le terme est un peu aléatoire, pas très rigoureux, mais il bouscule la «bien-pensance»

 

Natacha Polony est chroniqueuse au Figaro. Son dernier livre, «Ce Pays qu'on Abat», est paru en 2014 aux éditions Plon.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/02/27/31001-20150227ARTFIG00371-natacha-polony-francois-de-souche.php

 

On peut faire une autre analyse : le bipolaire Manuel Valls a frappé à nouveau.

 

Le Premier Ministre Manuel Valls est un pompier pyromane. Il allume le feu des deux côtés. Il cherche à ratisser large en attirant les voix des musulmans et des immigrés (emploi du mot apartheid, annonce d'un plan de réforme de l'islam de France voyant en réalité Leviathan absorber l'islam), tout en cherchant à attirer les voix des républicains laïques islamophobes (emploi du mot islamo-fascisme). Dans ce dernier cas, si les islamophobes n'existaient pas, le système les aurait inventés. Pourquoi ?

 

Le système divise pour mieux régner, clive à l'extrême (essence même de la république absolue). Ici, les immigrés sont entretenus dans leur victimisation, ils ne peuvent que regarder d'un mauvais oeil ces méchants blancs de souche qui pratiqueraient l'apartheid. D'un autre côté, Manuel Valls  encourage le réflexe primaire des islamophobes (craintifs de l'islam) dans leur lutte contre l'« islamo-fascisme ».

 

Alors que Manuel Valls est le chef d'orchestre de cette immense mise en scène, le Grand sorcier qui envoûte et extrémise de tous les côtés, le Grand diviseur, il s'érige en arbitre au-dessus de la mêlée.

 

L'ordre républicain passe ainsi par cette orchestration du chaos (ordo ab chao, vieille technique maçonnique). Le peuple est secoué avant d'être utilisé.

 

Dans ces conditions de ce qui est un véritable ensorcellement et un envoûtement collectif, comment faire face ?

 

Il faut d'abord recourir aux grâces de notre sainte religion pour ne pas tomber dans le piège tendu par l'Ennemi, être « prudents commes les serpents et simples comme les colombes » (Mt, 10, 16.)

 

Le conducteur du courant révolutionnaire étant le suffrage universel, et le vote étant cloisonné dans un système de partis politiques, pour que la machine républi-haine avance (Cf. « Principe du moteur de la Révolution ») il est nécessaire qu'elle utilise, encourage, voire crée un différentiel de pôles (DDP) (culture de la haine dans l'inégalité). Le système utilisera ainsi tous les clivages possibles et inimaginables pour prospérer tel un tique sur son hôte. Il utilisera les clivages « français de souche vs immigrés», « racistes vs antiracistes » (antiracisme), « hommes vs femmes », « hétérosexuels vs homosexuels », (féminisme, genrisme), voire créera au besoin de nouveaux clivages (« mariage naturel vs "mariage" homosexuel ») et s'érigera au-dessus de la mêlée pour régner.

 

 

 

 

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Nous l'avons vu, pour que tout cela s'arrête, il faut commencer par faire caler la machine satanique. Comment fait-on caler la machine ? Il faut simplement cesser d'alimenter la haine (ici la victimisation encouragée par Manuel Valls et l'extrémisation dans l'autre sens). Il faut détruire l'Anneau de Sauron, anneau de pouvoir, qui dans la trilogie du Seigneur des Anneaux est la source du Mal. Pour être détruit, cet anneau devait être jeté dans le lac de feu de la « Montagne du Destin » qui l'a vu naître. Couper le courant, jeter l'Anneau dans le feu même qui l'a vu naître (s'abstenir aux élections est à la fois un acte politique libérateur et émancipateur et un acte éclatant de protestation et d'affirmation), et la machine révolutionnaire s'arrêtera toute seule, faute de participants. Vidée de l'intérieur, la puissante machine ensorcelante tombera en panne, calera et s'arrêtera. Ce jour-jà, nous aurons gagné notre liberté.

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