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Christ Roi

Saints du jour

Dimanche 9 décembre 2012 7 09 /12 /Déc /2012 00:00

Statue en bois polychrome duXVIIIe siècle à l'église abbatiale de Moyenmoutier (Vosges)

 

C´est à Mirecourt, en Lorraine indépendante, que naquit, le 30 novembre 1565, Pierre Fourier, de parents foncièrement chrétiens. Ceux-ci voulurent nommer leurs trois fils, Pierre, Jacques et Jean, « afin qu´autant de fois ils se souviendraient d'eux-mêmes, ils fussent poussés à ne pas se contenter d'une vertu médiocre ».

 

Pierre mit généreusement à profit ces leçons : ferveur dans la prière, obéissance prompte et affectueuse, douceur inaltérable, fuite des plus innocentes familiarités et des moindres mensonges. À quinze ans son père le conduisit à l´Université de Pont-à-Mousson. Son séjour se résume dans cet éloge décerné par ses maîtres : « Ou il prie, ou il étudie. »

 

Pierre Fourier entra ensuite chez les Chanoines Réguliers de Saint-Augustin : il était appelé à travailler à la réforme de cet Ordre alors fort relâché. Après six ans d´études théologiques à Pont-à-Mousson, il rentra au monastère. Sa ferveur fit scandale parmi ses confrères ; il dut se retirer, et accepta la petite paroisse de Mattaincourt, aussi indifférente que dépravée.

 

Le premier sermon du nouveau curé de Mattaincourt fut si pathétique qu'après quarante ans on s'en souvenait encore. Mais personne ne le retint autant que Pierre Fourier lui-même, pour le réaliser dans sa conduite. Brûlant d'amour pour Dieu et le prochain, il se met à l´œuvre avec un courage et une persévérance qui ne se démentent jamais. Il ménage le temps comme un baume précieux dont il ne faut pas, dit-il perdre une seule goutte à escient.

 

Attentif au bien des âmes, il l'est aussi à celui des corps : il secourt ses paroissiens dans leurs nécessités, leurs embarras, leurs discordes, leurs intérêts, il leur évite d'avoir à emprunter de l'argent aux usuriers, il crée une caisse mutuelle: la bourse Saint-Èvre.

Il passe des nuits entières auprès des malades.

Un jour il prête à l´un ses couvertures, à l´autre ses draps, à un autre la paillasse et le bois du lit. Un pauvre soldat, auquel, le jour de Pâques, il a donné un repas, lui dit : « Je suis content. Je prie Dieu de bon cœur, pour l´honneur de son Église, que tous les curés vous ressemblent ! »

 

Mais c´est surtout pour les enfants qu'il déploie son affectueuse sollicitude. Il crée pour eux une Congrégation de maîtresses, qui, aux exercices de la vie religieuse, à la clôture même, joignent l´enseignement. Quelques jeunes filles, à la tête desquelles est Alix Le Clerc, forment le noyau de l´Ordre des Chanoinesses de Saint-Augustin Notre-Dame. 

 

On lui doit l'invention du "tableau noir" et son introduction dans les classes. (Jean Vartier, Histoire de la Lorraine, Editions France-Empire, 1994, p.11.)

 

La fidélité de Pierre Fourier aux Princes lorrains sauva pour un siècle la nationalité de la Lorraine (le duché de Lorraine est issu du partage de l'ancienne 'Lotharingie en 959. Ancien Etat du Saint Empire romain germanique, souverain dès 1542, le duché perdurera jusqu'en 1766, date de son intégration dans le Royaume de France. On utilise également l'expression "Duchés de Lorraine" et de "Bar"), mais empoisonna ses derniers jours ; car Richelieu ne put lui pardonner cet échec à sa politique. Traqué de maison en maison, le curé de Mattaincourt en fut réduit à s'exiler à Gray en Franche-Comté (1636), alors possession espagnole, et à y passer les quatre dernières années de sa vie. Pendant ce temps, Mattaincourt était pillé à plusieurs reprises.

 

Pierre Fourier, âgé de 71 ans fit ce qu´il avait toujours fait ; il employa ses dernières forces à secourir et à consoler le prochain.

 

Même dans l'adversité, Pierre Fourier restait un patriote lorrain. Depuis trois ans à Gray, dans une lettre adressée à la duchesse Nicole de Lorraine, il l'assura de sa fidélité et de son attachement à la famille ducale en ces termes : « comme très humbles et très fidèles et très obéissants sujets, portent en tout temps à leurs bons princes, et encore à leurs bonnes princesses. C'est le cœur des lorrains » (Pierre Fourier, Sa Correspondance 1598-1640 recueillie par Sœur Hélène Derréal, Presses Universitaires de Nancy 1989, tome 4, page 576).

 

En octobre 1639, il tomba malade, et après deux mois de maladie, il exhala son âme avec ces paroles qu´il avait tant de fois répétées : « Nous avons un bon Maître et une bonne Souveraine ! » C´était le 9 décembre 1640.

 

Ses portraits (vitraux, statues...) sont le plus souvent auréolés de sa devise, qu'il a repris à saint Ambroise  : Obesse nemini, omnibus prodesse, être utile à tous, ne nuire à personne. (Saint Pierre Fourier en son temps, Études réunies par René Taveneaux, Presses Universitaires de Nancy, 1992, p. 22).

 

Il a été béatifié le 29 janvier 1730 par Benoît XIII et canonisé le 27 mai 1897 par Léon XIII

       

Sources :

1- http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20101209&id=193&fd=0

2- http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Fourier

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Samedi 8 décembre 2012 6 08 /12 /Déc /2012 00:00

 


IMMACULÉE CONCEPTION
de la Vierge Marie
Solennité


        
Fête de la Nativité de la Vierge.

L'immaculée conception de Marie est un dogme de l'Eglise catholique, défini le 8 décembre 1854 par le pape Pie IX dans sa bulle Ineffabilis Deus. Le dogme signifie que Marie, mère de Jésus-Christ, fut conçue exempte du péché originel. Ce privilège accordé à la Sainte Vierge avait été prédit et figuré dès l'origine du monde. Prophéties universelles d'une Vierge Mère d'un Sauveur, prophétie druidique en particulier... en France, du collège national de la forêt des Carnutes sous l'appellation de "la Vierge qui enfantera"... La déesse celtique a été convertie tant la croyance des Carnutes en la Vierge-Mère était propre à annoncer le mystère de l'Incarnation. Le sanctuaire de la "Virgo paritura" correspond à la cathédrale de Notre-Dame de Chartres... Les sanctuaires d'"Anna" sont devenus ceux de sainte Anne (la mère de Marie), aïeule elle aussi, mais du vrai Dieu..., et que les Bretons nomment toujours "Mamm Goz", grand-mère !

Par Son Immaculée Conception, Marie devait écraser la tête du serpent qui a introduit le péché originel sur la terre
.
La foi à l'Immaculée Conception est immémoriale dans l'Église ; toutefois la proclamation officielle, définitive et infaillible de ce dogme ne date que du 8 décembre 1854, époque où le pape Pie IX, dans une solennité incomparable, imposa cette croyance à tous les fidèles (magistère infaillible). Une immense acclamation de joie fit écho dans tout l'univers à la parole du Pontife, et le Ciel lui-même donna son témoignage quatre ans plus tard. L'apparition de Lourdes eut lieu au commencement de l'année 1858; Marie venait dire au monde : "Je suis l'Immaculée Conception !"


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Commentaire du jour : "Voici que je fais toutes choses nouvelles" (Ap 21,5)

"Aujourd'hui le Créateur de toutes choses, Dieu le Verbe, a composé un ouvrage nouveau, jailli du coeur du Père pour être écrit, comme avec un roseau, par l'Esprit qui est la langue de Dieu... Fille toute sainte de Joachim et d'Anne, qui as échappé aux regards des Principautés et des Puissances et « aux flèches enflammées du Mauvais » (Col 1,16; Ep 6,16), tu as vécu dans la chambre nuptiale de l'Esprit, et as été gardée intacte pour devenir épouse de Dieu et Mère de Dieu par nature... Fille aimée de Dieu, l'honneur de tes parents, les générations des générations te disent bienheureuse, comme tu l'as affirmé avec vérité (Lc 1,48). Fille digne de Dieu, beauté de la nature humaine, réhabilitation d'Ève notre première mère ! Car par ta naissance, celle qui était tombée est relevée... Si, par la première Eve « la mort a fait son entrée » (Sg 2,24; Rm 5,12), parce qu'elle s'était mise au service du serpent, Marie, elle, qui s'est fait la servante de la volonté divine, a trompé le serpent trompeur et introduit dans le monde l'immortalité."

Saint Jean de Damas (v. 675-749), moine, théologien, docteur de l'Église, Homélie pour la Nativité de la Vierge, 7, 10 (trad. SC 80, p. 63 rev.)

Que Salomon le très sage se taise ; qu'il ne dise plus : « Il n'y a rien de nouveau sous le soleil » (Eccl 1,9).

 

                          Sainte Anne tenant dans ses bras Marie et le Christ, Statue en Albatre de la Chapèle Sur Vire

 

 

Icône de la Vierge Marie, Damas, Syrie

Le couvent s'élève au dessus de la ville comme une véritable forteresse et est dédié à la nativité de Sainte Théotokos. L'icône de la Sainte Vierge est considérée comme l'une des quatre icônes existantes qui ont été peintes par Saint Luc. Il y a aussi d'autres belles icônes de la Vierge et d'autres saints qui remontent au 5ème, 6ème et 7ème siècle.

 

Église St-Vincent de Paul, Marseille

 

 

  Basilique Sainte-Marie-Majeure, Rome

 

La définition dogmatique

 

La définition du dogme  de l'Immaculée Conception par Pie IX, le 8 décembre 1854, s'exprime ainsi: "Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine suivant laquelle, par une grâce et un privilège spécial de Dieu tout-puissant, et en vertu des mérites de Jésus-Christ, sauveur du genre humain, la bienheureuse Vierge Marie a été préservée de toute tache du péché originel au premier instant de sa conception, est révélée de Dieu et doit, par conséquent, être crue fermement et constamment par tous les fidèles" (Denzinger, n° 1641).

Cette définition contient surtout trois points importants:

1° la bienheureuse Vierge Marie a été préservée de toute tache du
péché originel au premier instant de sa conception. ... L'Eglise n'a pas défini quelle est la nature intime du péché originel, mais elle a fait connaître ses effets: inimitié ou malédiction divine, souillure de l'âme, état d'injustice ou de mort spirituelle, servitude sous l'empire du démon, assujettissement à la loi de la concupiscence, de la souffrance et de la mort corporelle, considérée comme peine du péché commun (IIe Concile d'Orange, Denz., 174, 175. - Concile de Trente, Denz., 788, 789). Ces effets supposentla privation de la grâce sanctifiante qu'Adam avait reçue avec l'intégrité de nature pour lui et pour nous, et qu'il a perdue pour lui et pour nous (Concile de Trente, Denz., 789).

2° c'est en vertu des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain que Marie a été préservée du péché originel, comme l'avait déclaré en 1661
Alexandre VII (Denz., 1100). On ne saurait donc plus admettre comme le soutinrent quelques théologiens au XIIIe siècle que Marie est immaculée en ce sens qu'elle n'a pas eu besoin de rédemption, et que la première grâce en elle est indépendante des mérites futurs de son Fils.

Selon la bulle Ineffabilis Deus, Marie a été rachetée par les mérites de son Fils, et de la façon la plus parfaite par une rédemption, non pas libératrice du péché originel déjà contracté, mais par une rédemption préservatrice

A l'idée de rédemption préservatrice se rattache celle-ci que Marie, fille d'Adam, descendant de lui par voie de génération naturelle, devait encourir la tache héréditaire et l'aurait encourue de fait, si Dieu n'avait pas décidé de toute éternité de lui accorder ce privilège singulier de la préservation en dépendance des mérites futurs de son Fils.

Ce point de doctrine était déjà affirmé par la liturgie dans l'oraison propre de l'Immaculée Conception, qui fut approuvée par
Sixte IV (1476) et où il est dit: "Ex morte ejusdem Filii tui praevisa, eam (Mariam) ab omni labe praeservasti". La Sainte Vierge a été préservée du péché originel par la mort future de son Fils, c'est-à-dire par les mérites de Jésus mourant pour nous sur la croix.

On voit dès lors que cette préservation de Marie diffère beaucoup de celle du Sauveur lui-même, car Jésus ne fut nullement racheté par les mérites d'un autre, ni par les siens; il a été préservé du péché originel et de tout péché à un double titre: premièrement par l'union personnelle ou hypostatique de son humanité au Verbe, ... et secondement de par sa conception viriginale, due à l'opération du Saint-Esprit, Jésus ne descend pas d'Adam par voie de génération naturelle (selon la parole de
Saint-Augustin, De Genesi ad litteram, liv. X, c. 19 et 20, le Christ fut en Adam "non secundum seminalem rationem", mais seulement "secundum corpulentam substantiam". Cela n'appartient qu'à lui seul.

3° La définition du dogme de l'Immaculée Conception propose cette doctrine comme révélée, et donc comme contenue au moins implicitement dans le dépôt de la Révélation, c'est-dire dans l'Ecriture et la
Tradition, ou dans l'une de ces deux sources.

Le témoignage de l'Ecriture

La bulle Ineffabilis Deus cite deux textes de l'Ecriture: Gen., III, 15 et Luc, I 28, 42.

Dans le Genèse, ce privilège est implicetement ou confusément révélé comme en germe dans ces paroles de Dieu adressées au
serpent, figure du démon (Gen., III, 15): "Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité; celle-ci t'écrasera la tête et tu la mordras au talon". Celle-ci, c'est-à-dire la postérité de la femme, car dans le texte hébreu, le pronom est masculin et désigne les descendants de la femme; de même dans les Septantes et la version syriaqye. La Vulgate a mis ipsa qui se rapporte à la femme elle-même. Le sens d'ailleurs n'est pas essentiellement différent, car la femme sera associée à la victoire de celui qui représentera éminemment sa postérité en lutte avec le démon au cours des âges.

Par elles-mêmes ces paroles ne suffisent certainement pas à prouver que le privilège de l'Immaculée Conception est révélé, mais les Pères, dans leur comparaison d'Eve et Marie, y ont vu une allusion à cette grâce, c'est à ce titre que Pie IX cite cette promesse.

La
tradition chrétienne a vu dans cette promesse, qui a été appelée le protévangile, le premier trait qui sert à désigner le Messie et sa victoire sur l'esprit du mal. Jésus représente, en effet, éminemment la postérité de la femme, en lutte avec la postérité du serpent. 

La bulle Ineffabilis Deus cite aussi dans la salutation de l'ange à Marie (Luc I, 28): "Je vous salue, pleine de grâce, vous êtes bénie entre les femmes", et les mêmes paroles dites par sainte Elisabeth sous la révélation divine (Luc, I, 42). Pie IX ne dit point que ces paroles suffisent par elles-mêmes à prouver que le privilège de l'Immaculée Conception est révélé; pour qu'elles aient cette efficacité, il faut y joindre la tradition exégétique des Pères.


Jean Chrysostome et Grégoire de Nazianze, icône russe du XVIIIe siècle



Cette tradition devient explicite avec saint Ephrem le Syrien (+373) (Dict. Théol., art. Ephrem, col. 192) et chez les Pères grecs au lendemain du Concile d'Ephèse (431), en particulier chez deux évêques adversaires de Nestorius: saint Proclus, un des successeurs de saint Jean Chrysostome sur le siège de Constantinople (434-446) et Théodote, évêque d'Ancyre (430-439), puis chez saint Sophrone, patriarche de Jérusalem (634-638), André de Crète (+ 740), saint Jean Damascène, mort vers le milieu du VIIIe siècle, dont les témoignages sont assez longuement rapportés par le P. X.-M. Le Bachelet, Dict. Apol., art., Marie, col. 223-231.

A la lumière de cette tradition exégétique les paroles de l'ange à Marie: "Je vous salue, pleine de grâce", ... la Sainte Vierge n'aurait pas reçu cette plénitude de grâce si son âme avait été un instant dans l'état de mort spirituelle par suite du péché originel, si elle avait été un instant privée de la grâce, détournée de Dieu, fille de colère, dans un état de servitude sous l'empire du démon. Saint Proclus dit qu'elle a été "formée d'un limon pur" (Orat. VI). Théodote d'Ancyre dit que le "Fils du Très-Haut est issu de la Trsè-Haute" (Hom VI, in sanctam Mariam Dei genitricem, 11-12).


Jean Damascène
 Saint Jean Damascène écrit que Marie est la fille très sainte de Joachim et d'Anne qui "a échappé aux traits enflammé du malin" (Hom. I in Nat., 7), qu'elle est un paradis nouveau "où le serpent n'a pas d'entrée furtive" (Hom. II in dormit., 2 col 725) qu'elle est exempte de la dette de la mort, qui est une des suites du péché originel (Hom. II in dormit., 3, col 728), elle doit donc être exempte de la déchéance commune.

Si Marie avait contracté le péché originel, la plénitude de la grâce aurait été restreinte en ce sens qu'elle ne se serait pas étendue à toute sa vie. L'Eglise, en lisant les paroles de la salutation angélique à la lumière de la tradition
 et avec l'assistance du Saint-Esprit, y a vu le privilège de l'Immaculée Conception, implicetement révélé, non pas comme l'effet dans la cause qui peut exister sans lui, mais comme une partie dans le tout; la partie est actuellement dans le tout au moins implicitement énoncée.

Le témoignage de la Tradition

 Justin, Les Vrais Pourtraits et Vies Hommes Illustres, 1584 Saint Irénée

La Tradition elle-même affirme de plus en plus explicitement cette vérité. Saint Justin  (Dial. cum Tryphone, 100), saint Irénée (Ad. Haereses, III, XXII, 3, 4; V, XIX), Tertullien (De Carne Christi, XVII), opposent Eve cause de la mort et Marie cause de la vie et du salut. Cette antithèse est constamment rééditée par les Pères (par exemple saint Cyrille de Jérusalem, saint Ephrem, saint Epiphane, saint Ambroise, saint Jérôme, saint Augustin, saint Jean Chrysostome, etc.), et elle trouve place dans les documents les plus personnels du magistère suprême, en particulier dans la bulle Ineffabilis Deus. ... Les Pères disent souvent de Marie qu'elle est immaculée, qu'elle a toujours été bénie de Dieu pour l'honneur de son Fils, qu'elle est intemerata, intacta, impolluta, illibata, entièrement sans souillure. 

Mosaïque de la Basilique de Saint Ambroise de MilanSaint AugustinSaint Ambroise di de même de Marie qu'elle est exempte de toute souillure du péché "per gratiam ab omni integra labe peccati" (in Ps. CXVIII, 22, 30; P. L., XV, 1521), et saint Augustin que "au sujet seulement de la Sainte Vierge Marie, l'honneur du Seigneur ne permet pas de soulever la question du péché" (De natura et gratia XXXVI, 42; P. L. XLIV, 267).

Il faut ajouter que, depuis le VIIe et le VIIIe siècle, on célèbre dans l'Eglise, surtout dans l'Eglise grecque, la fête de la Conception de la Bienheureuse Vierge Marie: en Sicile au IXe, en Irlande au Xe, presque dans toute l'Europe au XIIIe.

Le Concile de Latran de 649 (Denz., 256) appelle Marie "immaculée".

En 1476 et 1483, Sixte IV
parle en faveur du privilège à propos de la Conception de Marie (Denz. 734 s.)

Le Concile de Trente (Denz., 792) déclare lorqu'il parle du péché originel qui atteint tous les hommes, qu'il n'est pas de son intention d'y inclure la bienheureuse et immaculée Vierge Marie. En 1567, Baius est condamné pour avoir enseigné le contraire (Denz., 1073). En 1661, Alexandre VII
affirme le privilège en disant que presque tous les catholiques l'admettent, quoiqu'il ne soit pas défini (Denz., 1100). Enfin, le 8 décembre 1854, est promulgué la définition solennelle (Denz., 1641). 

(P. Reginald Garrigou-Lagrange O. P., La Mère du Sauveur et notre vie intérieure, Les Editions du Cerf, Imprimatur 1941, rééd. Editions Saint-Rémi, p. 36-45).

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- Deux nouvelles «guérisons inexpliquées» à Lourdes

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Vendredi 7 décembre 2012 5 07 /12 /Déc /2012 00:00

Saint Ambroise et l'empereur Théodose, Peter Paul Rubens, huile sur toile 1618-1620, Vienne (Autriche) Kunsthistorisches Museum, N° inventaire 524

 

Ambroise, fils d'un préfet des Gaules et d'Occident, était gouverneur de Milan.

Sa grand-tante, la belle Aurelia Sotheris, vierge chrétienne, fut suppliciée le 10 février 305, flagellée puis décapitée sur la Via Appia. Baptisé à 35 ans, il devint prêtre et évêque à la demande de la foule ; il combattit avec succès l'arianisme, et fut l'inventeur de nombreuses reliques de saints.

Afin de pouvoir poursuivre leur cursus honorum, beaucoup d'hommes de l'aristocratie romaine, quoique chrétiens de coeur, repoussaient leur baptême jusqu'à leur vieillesse. Ils considéraient que le sacrement laverait les fautes qu'ils auraient dû commettre dans l'exercice des magistratures. Cette attitude perdurera longtemps après la conversion de l'empire puisque dans les années 350 le père de saint Ambroise, préfet du prétoire d'Occident, mourra sans avoir été baptisé en dépit de sa réelle ferveur. Ses deux fils, qui commencèrent par suivre à leur tour la carrière administrative, en avaient fait autant. Ambroise fut baptisé en catastrophe, à trente-cinq ans, puis aussitôt ordonné prêtre et sacré évêque de Milan, ce qui d'ailleurs, n'était pas une procédure canoniquement valable et autorisée...

 

Le fléau des ariens

 

L'évêque de Milan, Auxence, qui était arien, venait de mourir. Les évêques de la province, le clergé, les fidèles, assemblés pour élire son successeur, ne pouvaient s'entendre. La lutte électorale était vive entre catholiques et hérétiques ariens (négateurs de l'unité du Père et du Fils et donc de la Trinité). Le peuple, réuni à l'église, semblait prêt à faire une sédition pour obtenir un évêque, dont il était privé depuis vingt ans par la faute des ariens, le magistrat Ambroise, gouverneur de la Province, accourut, se rendit à l'église pour calmer la foule ; mais voici qu'un enfant l'interrompit et cria : « Ambroise évêque ! » C'était la voix du Ciel ; celle du peuple y répondit, et le temple retentit de ce cri répété avec enthousiasme : « Ambroise évêque ! Ambroise évêque !  » La multitude saisit ce mot avec enthousiasme; tous, ariens et catholiques, répétaient ce mot. Ambroise protesta ; il objecta qu'il n'était que catéchumène, il se fraya un passage à travers la foule et s'esquiva en son palais ; mais la foule le suivit, déjoua tous ses stratagèmes et répèta cent fois le même cri. Il s'enfuit à cheval pendant la nuit, mais il perdit son chemin, et à son grand étonnement se retrouva le matin à son point de départ (374). 

Ambroise fut le fléau des ariens et le vaillant défenseur de la vraie foi. Dans plusieurs conciles, il confondit Priscillien, Jovinien et d'autres hérétiques. Saint Ambroise défendit courageusement le christianisme contre les païens et le préfet Symmaque. A la fin du IVe siècle, sous Théodose, le gouvernement de l'Empire était en effet toujours assumé par des païens : avec le sénateur païen Symmaque, Préfet (384), puis consul (391), et son collège Prétextat, "tout le Sénat tenait encore pour le paganisme"; Les Vestales habitaient toujours le "Temple de la Mère des dieux". Ambroise, dut combattre pour s'opposer aux initiatives de Symmaque en faveur du culte païen; il nota dans la polémique qui s'ensuivit que les païens devaient être satisfaits de voir les places publiques, les portiques et les bains toujours remplis des statures de leurs dieux...

Parmi toutes ses vertus, l'énergie, une fermeté tout apostolique, semble avoir été la principale. Un jour on vint lui apporter un ordre injuste signé par l'empereur Valentinien : « Allez dire à votre maître, répondit Ambroise, qu'un évêque ne livrera jamais le temple de Dieu. »

Bientôt il apprit que les hérétiques ariens, soutenus par l'autorité, allaient s'emparer de deux basiliques : « Allez, s'écria Ambroise du haut de la chaire sacrée, dire aux violateurs des temples saints que l'évêque de Milan excommunie tous ceux qui prendront part au sacrilège. »

 

Le fait le plus célèbre : le châtiment qu'il osa imposer à l'empereur Théodose Ier

 

En 390, la population de Thessalonique (Grèce) se révolta contre l'impôt et tua le gouverneur ainsi que plusieurs magistrats. L'empereur chrétien Thédodose Ier fit alors massacrer autour de 7 000 personnes qu'il avait fait rassembler dans l'hippodrome. Ce prince dont les mains étaient encore souillées du sang versé au massacre de Thessalonique, se présenta au seuil du temple. Ambroise était là, mençant de l'excommunier : « Arrêtez, lui dit-il ; imitateur de David dans son crime, imitez-le dans sa pénitence. » Théodose, craigant cette dernière peine, accepta la pénitence publique et resta pendant huit jours à la porte de l'église (Seignobos, Histoire de la civilisation ancienne, Masson et Cie éditeurs, 1900, vol. 1, p. 343), marquant ainsi la subordination du pouvoir temporel au pouvoir spirituel.

  Saint Ambroise fut un grand évêque, un savant docteur, un orateur éloquent, un homme de haute sainteté.

Parmi les saints qu'il priait et affectionnait, Ambroise vouait une grande dévotion à saint Laurent. A Milan, pour récupérer les reliques des martyrs, il se fia aux inspirations divines, qui lui permirent à plusieurs reprises d'inventer des reliques, terme qui ne signifie pas qu'il les a supposées mais qu'il les a découvertes... Il retrouva ainsi Celse et Nazaire, Vital et Agricola, Gervais et Protais, martyrisés à la fin du IIIe siècle.

Ambroise consacra une partie de son traité De virginibus à sainte Agnès de Rome, Vierge et Martyre (304) dont il raconta la vie en s'appuyant sur des témoignages de témoins oculaires du procès, encore vivants et très âgés à la fin du IVe siècle.

Avec sainte Monique, il travailla efficacement à la conversion du grand saint Augustin.

Il organisa la liturgie de son diocèse, qui est restée sous son nom jusqu'à ce jour (rite ambrosien). C'est lui qui, d'après la tradition, a le premier réglé la forme du chant ecclésiastique (cantus ambrosianus, seu firmus). Ce n'est qu'à la fin du IVe siècle que saint Ambroise imposa, pour parler de l'assemblée dominicale (dominicum), le mot missa, messe.

Dans sa charité sans bornes, il ne craignit pas de vendre les vases sacrés de l'église pour le rachat des captifs. Il mourut la veille de Pâques, en 397.

 

Saint Ambroise convertissant Théodose, toile de Pierre Subleyras, 1745.

 

- Les évêques, derniers défenseurs authentiques de la Romanitas : saint Léon le Grand, pape et docteur de l'Église († 461)

 

 

Sources :

(1) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20101207&id=165&fd=0 ;

(2) Anne Bernet, Les Chrétiens dans l'Empire romain, des persécutions à la conversion Ier - IVe siècle, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 298, 372, 442, 453, 461, 464.

(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Ambroise_de_Milan

(4) Mgr Paul Guérin, Vie des saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Saint-Etienne 2003, p. 753-754.

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Jeudi 6 décembre 2012 4 06 /12 /Déc /2012 00:00

http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/photo/art/default/2558989-3608960.jpg?v=1292735626Saint Nicolas, archevêque de Myre (+ 324) 

 

Saint Nicolas de Patare, né en Lycie (Asie mineure, actuelle Turquie) entre 250 et 270 ap. J.-C., fut le fruit des prières de ses pieux parents. Il eut l'esprit ouvert aux choses divines dès sa plus petite enfance ; à peine sut-il manger, qu'il sut jeûner. Il avait un oncle évêque, qui, voyant avec admiration les vertus de Nicolas, l'ordonna prêtre dès qu'il eut l'âge requis et fit de lui cette prédiction : "Il sera la consolation des affligés, le sauveur des âmes en péril, le bon pasteur qui rassemble ses brebis égarées au bercail de Jésus-Christ." (1)

Après un pèlerinage aux Lieux saints, Nicolas se retira à Myre, espérant échapper aux honneurs qu'il voulait éviter avec tant de soin, et à la mort de l'évêque de Myre, qui arriva peu de temps après, il fut élu pour lui succéder. Il semble que ce nom "Myre" soit lycien, la racine "Myrrh" pouvant signifier "la cité de la déesse mère". Des vestiges romains, partiellement dégagés, comportent pour l'essentiel des thermes et un théâtre. Celui-ci fut détruit en 141 par un tremblement de terre et rebâti ensuite.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/79/St_Nicolas_Les_Heures_de_Jean_de_Vy_%26_Perrette_Baudoche_v1450.jpg/220px-St_Nicolas_Les_Heures_de_Jean_de_Vy_%26_Perrette_Baudoche_v1450.jpgUne de ses premières œuvres fut de sauver l'honneur de trois filles exposées à la perte de leur vertu ; il les dota toutes, l'une après l'autre, et il le fit si discrètement, que c'est à la fin seulement que le père, touché d'admiration, surprit la main du bienfaiteur.  

 

L'habitude qu'il avait de pourvoir anonymement à la dot des jeunes filles pauvres, en introduisant discrètement des cadeaux dans leurs maisons est à l'origine de la légende du père Noël, version profane ou « laïcisée » de l'histoire du saint évêque. En Turquie, et particulièrement à Demre (nom actuel de Myre), les deux personnages sont confondus et le souvenir de saint Nicolas est maintenu. (2)

 

 http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/db/Ancient_Roman_theater_in_Myra.jpg/280px-Ancient_Roman_theater_in_Myra.jpg
Le théâtre de Myre

 

Dès lors il s'appliqua à devenir le modèle de son troupeau. Il ne mangea plus qu'une fois le jour, et jamais de viande ; il faisait toujours lire à sa table quelque livre de la Sainte Écriture ; ses nuits se passaient en oraison, et la terre dure était sa couche pour le peu de repos qu'il prenait. Levé avant le jour, il réveillait ses clercs pour chanter des hymnes et des psaumes ; aussitôt le soleil paru, il allait à l'église et employait le reste du jour à ses diverses fonctions pastorales.

 

Nicolas, sous la persécution de Dioclétien, fut jeté dans un cachot et mis à la torture ; mais on n'osa pas le faire mourir, par peur de la vengeance de son peuple.

 

Peu de Saints ont opéré de plus nombreux et de plus éclatants miracles. Tantôt il apparaît à Constantin pendant la nuit, pour lui ordonner de mettre en liberté trois innocents qui doivent être exécutés le lendemain ; tantôt il se montre, en pleine tempête, à des matelots en danger qui l'ont appelé à leur secours. Il est surtout légendaire entre mille, le miracle de la résurrection de trois enfants tués par un boucher et hachés menu, pour être mêlés à la viande de son commerce. On l'honore comme le patron des écoliers.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/cf/MYRA_0245.jpg

Statue de Saint-Nicolas à Myre

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/df/MYRA_0252.jpg/800px-MYRA_0252.jpg


Église Saint-Nicolas de Myre

 

L'église Saint-Nicolas, appelée par les Turcs Noel baba kilisesi (église du père Noël) est un édifice byzantin, orné de fresques et partiellement restauré. Elle se trouve près du centre de la ville et reçoit la visite de nombreux touristes et pèlerins, russes en particulier.

La première église Saint-Nicolas de Myre remonte au VIe siècle. L'édifice actuel fut construit essentiellement au VIIIe siècle. Un monastère vint s'ajouter au milieu du XIe siècle. En 1863, le tsar Alexandre II de Russie acheta le bâtiment et entama une restauration. En 1963, on dégagea les ailes Est et Sud. En 1968, la tombe de saint Nicolas fut couverte d'une toiture.

Le sol de l'église est réalisé en opus sectile, une mosaïque de marbre coloré, et des fresques subsistent sur les murs. Un ancien sarcophage grec a été réutilisé pour recevoir les reliques du saint, qui reposent aujourd'hui dans la basilique de Bari. De nouveaux travaux de restauration sont en cours (2009). En 2007, après de nombreux refus, le gouvernement turc a donné l'autorisation d'y célébrer le culte chrétien.

Un archevêque membre du saint synode du patriarcat de Constantinople porte le titre d'archevêque de Myre.

 

Aujourd'hui Nicolas est le Saint patron des écoliers, des enfants, des marins et bateliers, des avocats du barreau de Paris, des célibataires, mais aussi de la Lorraine, de la Russie, de la ville de Houilles, de la ville de Fribourg, de l'île de Terre-de-Bas aux Saintes, de l'Université de Valladolid en Espagne et de la ville de Bari en Italie. (3)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0b/Saint-P%C3%A8re-sur-Loire_%28croix_pr%C3%A8s_du_pont%29_5702a.jpg/800px-Saint-P%C3%A8re-sur-Loire_%28croix_pr%C3%A8s_du_pont%29_5702a.jpg

 

 

Plaque invoquant saint Nicolas fixée sur la croix érigée par les mariniers de Saint-Père-sur-Loire, avant le passage sur le pont menant sur l'autre rive, à Sully-sur-Loire.

 

Sources:

 

(1) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20101206&id=138&fd=0

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Myra

(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_de_Myre

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Mercredi 5 décembre 2012 3 05 /12 /Déc /2012 00:00

Né dans le Lot, St. Gérald était maître de chant dans l'abbaye de Moissac (Tarn-et-Garonne).
De passage, Bernard, archevêque de Tolède, le décida à le suivre dans son diocèse pour devenir maître de chœur. Sa réputation de sainteté et de musicien fit que le clergé de Braga (Portugal) le nomma évêque de leur diocèse. 

Là, il s'investit complètement dans la remise en ordre du diocèse qui avait beaucoup souffert de l'occupation des Maures. Il construisit ou reconstruisit de nombreuses églises et mourut en allant consacrer la dernière.

 

Source

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Mardi 4 décembre 2012 2 04 /12 /Déc /2012 00:00

Sainte Barbe naquit aux environs de Nicomédie et vécut au milieu du IIIe siècle à Héliopolis (aujourd'hui Baalbek au Liban) sous l’empereur Maximien.

Statue de Sainte Barbe récente, située dans la chapelle Sainte-Barbe (1545), Enclos paroissial de Saint-Herbot (ancienne paroisse de l'évêché de Cornouaille, Finistère). Source

 

Son père, nommé Dioscore, riche édile païen, s'aperçut qu'elle était chrétienne au moment où elle refusa obstinément un mariage. Saisi de fureur, il se précipita sur elle pour la transpercer ; mais Barbe s'enfuit. Peu après, la courageuse vierge, découverte dans la retraite ou elle s'était cachée, fut amenée à Dioscore, qui la conduisit lui-même à Marcien, préteur de la ville. 

Barbe fut frappée d'abord à coups de nerfs. Le lendemain, sa fermeté la fit condamner à être déchirée avec des peignes de fer et brûlée avec des torches ardentes. La douce victime endura tout, le sourire sur les lèvres.

La foule des païens commençait à s'émouvoir d'un si étonnant spectacle. Le juge résolut de tenter un supplice plus horrible que tous les autres pour la pudeur de la vierge. Il la fit dépouiller complètement pour lui faire traverser avec ignominie les rues de la ville, pendant que les bourreaux la fouetteraient cruellement. Puis le juge ordonna de lui trancher la tête. Mais Dioscore, son père, s'écria : "C'est à moi de la frapper !" et saisissant son épée, il trancha la tête de l'innocente victime agenouillée devant lui. Dioscore fut aussitôt châtié par le Ciel : il mourut frappé par la foudre.

Les empereurs byzantins vénéraient particulièrement ses reliques qu’ils firent transférer à Constantinople au VIe siècle. Une partie de ces reliques fut emmenée en Italie par les Vénitiens, et une autre au XIe par Anne Comnène la fille de l'empereur bizantin Alexis Ier Comnène à Kiev, où elles se trouvent toujours à la Cathédrale Saint Vladimir.

Sainte Barbe est la patronne des Pompiers et tous les corps de métiers qui ont à redouter la foudre ou le feu ; on l'invoque aussi contre la mort subite et imprévue. Le fort patronage que lui vouaient les mineurs de fond s’est progressivement transmis aux ouvriers et ingénieurs des travaux souterrains (tunnels, cavernes, etc.) avec la disparition progressive de l’industrie minière occidentale. De nos jours, une sainte Barbe trône toujours à l’entrée des tunnels en construction pour protéger les ouvriers-mineurs des accidents de chantier.


Sainte Barbe, calcaire polychromé, Villeloup (Aube) vers 1520-1530

 

Sainte Barbe est généralement représentée en jeune fille, avec une palme de martyre, elle peut porter une couronne, un livre. Une tour à trois fenêtres, un éclair constituent également d'autres attributs de la sainte.

 

Sources : 1, 2

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Lundi 3 décembre 2012 1 03 /12 /Déc /2012 00:00

François Xavier naquit dans une famille noble de Navarre (Pays Basque). Il était originaire d'une vieille famille de Basse-Navarre (Jaxu près de Saint-Jean-Pied-de-Port).

 

Après de brillantes études au collège Sainte-Barbe, à Paris, il enseigna la philosophie avec un succès qui, en lui attirant les applaudissements, développa l'orgueil dans son cœur.

 

Ignace de Loyola, converti, étant venu à Paris pour perfectionner ses études et cherchant à recruter des compagnons pour jeter les bases de la Compagnie de Jésus, s'éprit d'amitié et d'admiration pour ce jeune homme. Le 15 août 1534, sept jeunes gens, parmi lesquels Ignace et Xavier, prononcèrent leurs vœux dans une chapelle souterraine de l'église de Montmartre. La Compagnie de Jésus était fondée.

 

Sceau de la Compagnie de Jésus, ou christogramme, IHS, représente les trois premières lettres de IHΣOYΣ, « Jésus » en grec, ultérieurement réinterprété comme "Ièsous hèmôn sôter", "Iesus Hominis Salvator" ("Jesus Sauveur de l'homme").

 

Quelques années plus tard, Xavier, devenu prêtre était prêt pour sa mission. Ignace le désigna pour la mission des Indes. Xavier commença par la conversion de Goa. Une mission finie, une autre l'appelait ; l'ambition du salut des âmes était insatiable dans son cœur. Il rencontra des difficultés incroyables, l'ignorance des langues, l'absence de livres en langues indigènes, les persécutions, la défiance et la rivalité des ministres païens. Xavier, par son énergie et le secours de Dieu, triompha de tout ; Dieu lui donna le don des langues, le pouvoir d'opérer des miracles sans nombre. Il évangélisa, en onze années, cinquante-deux royaumes et baptisa une multitude incalculable.

 

Son plus beau et son plus difficile triomphe fut la conquête du Japon. Il aspirait à convertir la Chine, pour rentrer en Europe par les pays du Nord, quand Dieu appela au repos cet incomparable conquérant des âmes, qu'on a justement surnommé l'apôtre des Indes et du Japon.

 

 

 

Sources : 1, 2 

 

Litanies de Saint-François-Xavier : http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-11368465.html

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- Bse Inès Takeya, martyre (+ 1626)

- 188 martyrs japonais béatifiés à Nagasaki

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Dimanche 2 décembre 2012 7 02 /12 /Déc /2012 00:00

Les quatre semaines incluant les quatre dimanche précédant la veille de Noël correspondent au temps de l'Avent.
« Avent », du latin adventus
, signifie venue, arrivée. Pour les chrétiens, ce terme classique est employé pour désigner la venue du Christ-Sauveur parmi les hommes. Depuis le pape Grégoire-le-Grand, l'Avent représente la période de la préparation de la venue du Christ. Elle commence avec le 4e dimanche avant Noël et marque le début de l'année chrétienne : « En célébrant chaque année la liturgie de l’Avent, l’Eglise actualise cette attente du Messie ; en communiant à la préparation de la première venue du Sauveur, les fidèles renouvellent leur désir ardent de son second avènement. » (Cf. Catéchisme de l’Eglise catholique).
L’introït du Ier dimanche de l’Avent est comme une feuille de route qui prise l’attitude que devra avoir le fidèle durant toute son existence terrestre :
 Ad te levavi animam meam... Vers toi j’élève mon âme.
  

 
 
 
  
Les paroles du Rorate Caeli ne résonnent plus souvent dans nos églises paroissiales durant l’Avent, mais la puissance évocatrice de sa mélodie continue de chanter dans nos cœurs pendant notre marche vers la Nuit Sainte. (Source)

 

 
Nicolaus Bruhns (1665-1697) Nun komm der Heiden Heiland (Maintenant vient le Sauveur des profanes)

 

"Ne pleure point ; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux." (Apocalypse, 5, 5)

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Vendredi 30 novembre 2012 5 30 /11 /Nov /2012 00:00

Saint André, frère de saint Pierre, est le premier des apôtres qui ait connu Jésus-Christ, aussitôt après son baptême sur les bords du Jourdain. André avait en effet été, avec Jean l'évangéliste, l'un des deux premiers disciples de Jean le Baptiste à suivre Jésus. (1)

Les Grecs l'appellent "Protoclet", c'est-à-dire "le premier des appelés". Toutefois son appel définitif ne date que du moment où Jésus le rencontra avec son frère Simon (Pierre), jetant les filets pour pêcher, dans le lac de Tibériade, et leur dit à tous deux : « Suivez-Moi, Je vous ferai pêcheurs d'hommes. »

André a donné son nom à une croix en X qui fut celle de son supplice.

Après la Pentecôte, André prêcha dans Jérusalem, la Judée, la Galilée, puis alla évangéliser les Scythes, les Éthiopiens, les Galates et divers autres peuples jusqu'au Pont-Euxin (Asie Mineure).

Les prêtres de l'Achaïe (Grèce) prirent soin d'envoyer aux églises du monde entier la relation de son martyre, dont ils avaient été les témoins oculaires. Menacé du supplice de la croix, il dit : « Si je craignais ce supplice, je ne prêcherais point la grandeur de la Croix. » Le peuple accourt en foule, de tous les coins de la province, à la défense de son apôtre et menace de mort le proconsul. Mais André se montre, calme la foule de chrétiens ameutés, les encourage à la résignation et leur recommande d'être prêts eux-mêmes au combat.

Le lendemain, menacé de nouveau : « Ce supplice, dit-il au juge, est l'objet de mes désirs ; mes souffrances dureront peu, les vôtres dureront éternellement, si vous ne croyez en Jésus-Christ. » Le juge irrité le fit conduire au lieu du supplice. Chemin faisant, l'apôtre consolait les fidèles, apaisait leur colère et leur faisait part de son bonheur. D'aussi loin qu'il aperçut la croix, il s'écria d'une voix forte :
« Je vous salue, ô Croix consacrée par le sacrifice du Sauveur ; vos perles précieuses sont les gouttes de son sang. Je viens à vous avec joie, recevez le disciple du Crucifié. Ô bonne Croix, si longtemps désirée, si ardemment aimée, rendez-moi à mon divin Maître. Que par vous je sois admis à la gloire de Celui qui par vous m'a sauvé. »

Il se dépouilla lui-même de ses vêtements, les distribua aux bourreaux, puis fut lié à une croix d'une forme particulière, appelée depuis croix de Saint-André. Le saint, du haut de sa croix, exhortait les fidèles, prêchait les païens, attendris eux-mêmes. Une demi-heure avant son dernier soupir, son corps fut inondé d'une lumière toute céleste, qui disparut au moment où il rendit l'âme.(2)

 

André est représenté en sautoir sur sa croix en X, appelée "decussata" en raison de sa ressemblance avec le decussis, le chiffre romain dix.

Il est invoqué pour que la vérité se fasse dans les fausses accusations, contre la coqueluche des enfants, la stérilité, les maux de gorge, la goutte, et par les filles qui veulent trouver un mari (3).

 

Sources:

(1) Jean-Christian Petitfils, Jésus, Fayard, La Flèche 2011, P. 25.

(2) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20101130&id=8643&fd=0 

(3) Le Petit Livre des Saints, Editions du Chêne, tome 2, 2011, p. 10.

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Jeudi 29 novembre 2012 4 29 /11 /Nov /2012 00:01

Saint Saturnin est le premier évêque de Toulouse. Son nom latin « Saturnius », a été transformé dans la langue d'Oc en « Sarni » puis francisé en « Sernin ».

Saturnin mourut martyrisé en 250 pour avoir refusé de se plier à l'obligation qui était faite à tous les citoyens par l'empereur romain Dèce, de sacrifier aux dieux païens. Il aurait été jeté sur les marches du Capitole, le temple dédié à Jupiter qui se trouvait à l'emplacement de l'actuelle place Esquirol. Puis il fut attaché par les pieds à un taureau furieux que l'on devait immoler et traîné le long du cardo maximus (la rue Saint-Rome) jusqu'à la rue du Taur (taureau). Son corps aurait été lâché à l'endroit de l'actuelle église du Taur qui s'est appelée Notre-Dame de Saint-Sernin jusqu'au XVIème siècle. C'est là que le corps aurait été enterré en cachette. 

 

À la fin du IVème siècle et au tout début du Vème l'évêque Exupère prit la décision de transférer les reliques de Saint Sernin à l'emplacement de la basilique actuelle et d'y construire un édifice.

 

Source

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Mercredi 28 novembre 2012 3 28 /11 /Nov /2012 00:00

Saint Jacques de la Marche, Franciscain (1391-1476). Ami de saint Bernardin de Sienne et de saint Jean de Capistran, saint Jacques de la Marche fut un grand orateur. Il parcourut la Dalmatie, la Bosnie, la Hongrie, la Bohème, la Pologne et l'Italie, où il convertit des foules.(1)

Il était originaire de la Marche d'Ancône (Italie); son berceau fut entouré d'une vive lumière qui présageait d'une manière évidente son glorieux avenir. Quand il fut en âge de choisir un état de vie, sa première pensée fut de se faire Chartreux: mais quelques relations qu'il eut avec les Franciscains le décidèrent à entrer dans leur Ordre. Il fut, dès son noviciat, le modèle des vertus héroïques. Il ne donnait que trois heures au sommeil et passait le reste de la nuit à prier au pied du crucifix, pendant que des larmes inondaient son visage.
C'est dans la méditation des souffrances de son Sauveur qu'il puisa cette énergie surhumaine dont il montra de si beaux exemples durant ses courses apostoliques. Jamais il ne mangeait de viande; un peu de pain et quelques herbes étaient sa nourriture. Tous les jours il se donnait la discipline jusqu'au sang, et, pendant dix-huit ans, il porta sur sa chair nue un cilice avec une cotte de mailles armée de pointes de fer aiguës. Telle fut la préparation de l'apôtre.


Image

Saint Jacques de la Marche entrant à Prague avec l'empereur Sigismond. Cesare Peruzzi. 1926.

 

Il eut d'immenses succès, en Allemagne, contre les hérétiques; dans une seule ville, deux cents jeunes gens, entraînés par ses exemples embrassèrent la vie religieuse. Une fois, les hérétiques tentèrent de l'empoisonner; mais voyant le plat se briser, au seul signe de la Croix fait par le Saint, ils s'écrièrent: "Le doigt de Dieu est là", et ils se convertirent.

 

En Norvège et en Danemark, il administra le Baptême à deux cent mille personnes. La Bohème était la proie de l'hérésie. A Prague, les hérétiques, pleins d'admiration pour l'éloquence de l'apôtre, lui promirent de se convertir s'il faisait un miracle. Après avoir invoqué Dieu et fait le signe de la Croix, il avala un breuvage empoisonné sans en ressentir aucun mauvais effet.
De retour en Italie, ayant affaire à un batelier qui refusait de lui faire traverser le Pô, Jacques n'hésita pas, étendit son manteau sur le fleuve et vogua heureusement vers l'autre rive. Un jour qu'il avait combattu avec véhémence le vice de l'impureté, un auditeur, qui s'était cru visé personnellement, alla se poster sur son passage, dans un sanctuaire dédié à Marie, pour l'assassiner; mais il entendit une voix irritée qui lui cria: "Malheureux! Que fais-tu en Ma présence? Tu veux faire mourir Mon serviteur et le serviteur de Mon Fils!" Le coupable, demi-mort de peur, renonça à son criminel dessein. Le prodige le plus étonnant de l'illustre apôtre fut la découverte et la résurrection d'un enfant assassiné par un Juif et coupé en morceaux.(2)

 

Son amour de la pauvreté allait si loin, que c'était pour lui un sujet de joie que de manquer du nécessaire. Ayant été élu archevêque de Milan, il prit la fuite, et ne voulut jamais accepter cet honneur.

Il rendit la santé au duc de Calabre et au roi de Naples, attaqués de maladies dangereuses. Il mourut au couvent de la Trinité, près de Naples, le 28 novembre 1479, à l'âge de quatre-vingt-dix ans. (3)


Image

Le corps incorrompu de saint Jacques de la Marche. Sanctuaire Saint-Jacques de la Marche. Monteprandone. Marche d'Ancône. (4)

 

Sources:

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_de_la_Marche

(2) Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-28.htm via http://www.gloria.tv/?media=364298

(3) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p.335.

(4) http://archives.forum-politique.org/www.forum-politique.org/viewtopic4629.html

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Mardi 27 novembre 2012 2 27 /11 /Nov /2012 15:36

Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse

 

Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse

 

http://media.evangelizo.org/images/santibeati/V/Beata_Vergine_della_Medaglia_Miracolosa/Beata_Vergine_della_Medaglia_Miracolosa_B.jpgEntrée au noviciat depuis quelques jours seulement,  Ste Catherine Labouré  fut gratifiée de plusieurs faveurs célestes. La Très Sainte Vierge Marie daigna lui apparaître à six reprises. La seconde apparition eut pour objet la manifestation de la Médaille Miraculeuse. Voici en substance le rapport que la voyante en a fait à son confesseur, le Père Jean-Marie Aladel :

 

« Le 27 novembre 1830, un samedi avant le Premier Dimanche de l'Avent, à cinq heures et demie du soir, j'étais à la chapelle quand il m'a semblé entendre du bruit du côté de l'épître, comme le froufrou d'une robe de soie.

Ayant regardé de ce côté-là, j'aperçus la Sainte Vierge. Elle était debout, habillée de blanc, une robe en soie blanche aurore à manches plates, un voile blanc qui descendait jusqu'en bas. En-dessous du voile, j'ai aperçu Ses cheveux en bandeaux ; la figure était assez découverte et Ses pieds appuyés reposaient sur une boule.

Elle tenait aussi une boule dans Ses mains représentant le globe terrestre. Ses mains étaient élevées à la hauteur de l'estomac, d'une manière très aisée et les yeux élevés vers le ciel. Sa figure était de toute beauté ; je ne pourrais la dépeindre. Et puis, tout à coup, j'ai aperçu des anneaux à Ses doigts revêtus de pierreries plus belles les unes que les autres ; leur éclat couvrait tout le bas et je ne voyais plus Ses pieds.

 

A ce moment, il s'est formé un tableau un peu ovale autour de la Vierge Sainte, avec au haut, ces mots écrits en lettres d'or : "O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous".

Une voix se fit alors entendre qui me dit : Faite frapper une médaille sur ce modèle ; toutes les personnes qui la porteront au cou recevront de grandes grâces. Les grâces seront abondantes pour tous ceux qui la porteront avec confiance.      

 

Le tableau se retourna soudain et je pus contempler le revers de la Médaille sur lequel était gravé le monogramme de la Sainte Vierge, composé de la lettre M, surmonté d'une croix, avec une barre à la base. Au-dessous de cette lettre M, côte à côte, les deux Saints Cœurs de Jésus et de Marie. »

 

L'approbation officielle de l'Église, les merveilles opérées en si grand nombre, et enfin la prodigieuse humilité de la voyante garantissent l'authenticité de l'origine céleste de la Médaille Miraculeuse.

 

Dans le courant de décembre, Ste Catherine Labouré a une nouvelle apparition très semblable à celle du 27 novembre, et au même moment, pendant l’oraison du soir : la messagère choisie par l’Immaculée reçoit de nouveau l’ordre de faire frapper la Médaille par l’entremise de son confesseur, le prudent Père Aladel.

Ce sera quand même fait en 1832 avec la permission de l’archevêque de Paris, Monseigneur de Quélen.

 

Symbole suffisamment clair, cette Médaille nous rappelle que nous sommes des chrétiens rachetés par un Dieu crucifié en face de sa mère douloureuse ; que nous sommes les enfants d’un Dieu qui nous aime, qui nous donne son cœur et qui demande en retour le nôtre pour étendre son royaume d’amour et de paix parmi les hommes, et en priorité parmi les plus souffrants, comme va le faire Sœur Catherine. Méditons ce langage convaincant de la Médaille ! Elle est un saisissant raccourci de notre foi chrétienne.

 

 

Pour un approfondissement voir et lire :

 >>> Chapelle rue du Bac - Paris

 

Source: http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20121127&id=14358&fd=0

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Mardi 27 novembre 2012 2 27 /11 /Nov /2012 00:00

Saint Séverin naquit en Bourgogne, vers le milieu du Ve siècle. Devenu religieux très tôt, il s'adonna au jeûne et à la prière au monastère de Saint-Maurice en Valais (Suisse), dont il devint abbé, et qu'il gouverna pendant plusieurs années avec autant de sagesse que de prudence.

 

Le roi Clovis, informé qu'un grand nombre de malades recouvraient tous les jours la santé par la vertu des prières de Séverin, l'envoya chercher, en 504, pour obtenir la guérison d'une fièvre opiniâtre dont l'art des plus habiles médecins n'avait pu le délivrer. Le saint partit après avoir pris congé de ses moines, auxquels il annonça qu'ils ne le reverraient plus.

 

A Nevers, il guérit Eulalius, évêque de cette ville, lequel était devenu sourd et muet. Il rendit la santé à un lépreux qu'il rencontra aux portes de Paris. Arrivé chez le roi, il le couvrit de son habit, et la fièvre le quitta aussitôt. (1) Sévrin refusa rémunérations et cadeaux mais demanda l'ouverture des prisons et le soulagement des pauvres. Puis Séverin et les compagnons reprirent le chemin du retour. (2)

 

Le prince pour témoigner à Dieu sa reconnaissance, fit distribuer aux pauvres d'abondantes aumônes et mit effectivement tous les prisonniers en liberté.

 http://www.loisirsengatinais.com/photos/ch_landon_jpl_img_1173.jpgChâteau Landon - 77

 

 

http://www.mairie-chateau-landon.fr/media/images/curiosite/clocher.jpgSéverin, jugeant que sa présence n'était plus nécessaire à Paris, reprit le chemin de son monastère. Il était pas loin de Castrum Nantonis (Château-Landon, aujourd'hui en Seine-et-Marne), qui était alors dans le diocèse de Sens. Arrivé au lieudit "la Croix du Bourdon" il dit à ses compagnons : "Ici sera mon repos éternel". Deux saints prêtres anachorètes y servaient Dieu dans un petit oratoire qu'ils s'étaient bâti à l'écart, au lieu-dit "la montagne de Château-Landon" (3). Il les pria de le recevoir chez eux. Un ermitage fut aménagé dans la partie est de l'éperon rocheux ainsi qu'une petite église en bois. Et, après les avoir édifiés par l'éclat de ses vertus, il mourut le 11 février 507.

 

Inhumé dans la chapelle, Héraclius, archevêque de Sens prévenu, alerta lui-même Clovis. Il insista auprès du roi pour faire construire une église à dédier à ce saint qui lui avait si justement rendu la santé. Mais Clovis mourut à son tour quatre ans plus tard sans avoir pu tenir ses engagements.

 

C'est le fils de Clovis, Childebert Ier qui régna sur le Gâtinais à partir de 524 qui exauça enfin le voeu de Clovis en 545. L'église de Château-Landon fut consacrée par saint Léon en 558. (4) Styles carolingien, pré romain, romain, gothique s’y côtoient. Elle a été classée Monuments historiques en 1840.(5)

 

De nombreux miracles vinrent attester de la faveur de l’higoumène Séverin auprès du Seigneur.

 

http://www.loisirsengatinais.com/photos/ch_landon_jpl_mg_1170.jpgChâteau Landon - 77

 

http://www.loisirsengatinais.com/photos/ch_landon_jpl_mg_1172.jpg

 

http://anidom.blog.lemonde.fr/files/2008/01/saint-severin-abbeye-chateu-landon-vue1.1201362584.thumbnail.jpgPar la suite, ce fut un lieu de pélerinage annuel et des bâtiments conventuels furent rattachés à l'église qui abrita une petite communauté de religieux en 558.

Saint Eloi fit une châsse en argent massif. pour y déposer les reliques de Séverin. Elles y furent déposées en 636. D'une grande valeur, ce reliquaire, attisa de nombreuses convoitises au cours des siècles.

 

Les abbés, pour protéger le reliquaire avaient pris l'habitude lorsqu'un danger menaçait l'abbaye de le cacher à l'intérieur des murs de la ville. C'est ainsi que, lors de l'invasion des Saxons, il put être sauvé alors que l'abbaye disparaissait dans les flammes. En remerciement, une église fut construite à l'endroit même de la cachette en 774 et prit le nom de Saint Etienne.

 

 


 

http://static.panoramio.com/photos/large/22898522.jpgL'Abbaye Royale de Saint-Séverin, Château-Landon. 

 

L'Abbaye royale de Saint-Séverin fondée au VIe siècle autour de l'église mérovingienne de Chateau-Landon (77) fut incendiée par les Saxons deux siècles plus tard, et au IXe siècle par les Normands. (6)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8f/Abbaye_Saint-S%C3%A9verin_(1).jpg/700px-Abbaye_Saint-S%C3%A9verin_(1).jpg

L'Abbaye Royale de Saint-Séverin, Château-Landon.

 

http://www.patrimoine-histoire.fr/images/Patrimoine/Paris/eStSeverin/ParSS01.JPG

Eglise Saint-Séverin, Paris

 

L'église Saint-Séverin à Paris, détruite par les Vikings au IXe siècle, fut reconstruite au XIe siècle. Elle est gothique, belles gargouilles en façade extérieure. Portail principal du XIIIe. (7)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/68/Armes_de_l_universite_de_paris.png/200px-Armes_de_l_universite_de_paris.pngA la fin XIIe siècle, l'Université de Paris, créée par Philippe Auguste, attire maîtres et étudiants de toute l'Europe. L'Ile de la Cité est surpeuplée ; la rive gauche les accueille. Avec l'église Saint-Julien, Saint-Séverin devient la paroisse des étudiants et le siège des assemblées générales de l'Université.

 

Vers 1230, on décide de construire plus grand ; un nouveau sanctuaire est élevé. L’une de ses cloches, a été fondue en 1412, ce qui en fait la plus vieille de Paris.

 

Un incendie détruisit une partie du sanctuaire vers 1448. Mais la guerre de Cent Ans s'achevait bientôt par une victoire totale des troupes françaises (hormis Calais, tout le territoire était libéré) et une reprise économique s'amorça. (8)

 

Saint-Séverin sera rebâtie avec une certaine magnificence ; le chantier se poursuivit jusqu'au XVIIe siècle.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/51/Eglise_St_S%C3%A9verin_portail_St_Martin.JPG/450px-Eglise_St_S%C3%A9verin_portail_St_Martin.JPGL’intérieur de l’église contient des vitraux gothiques. La construction du chœur en marbre a été financée par la duchesse Anne de Montpensier, cousine de Louis XIV. 

Une chapelle a été ajoutée par Mansart sur le côté droit de l’église.

Une partie de l’intérêt architectural de l’église réside aussi dans son ancien cimetière paroissial.


La Révolution ne l'endommagea pas. Si Saint-Julien, toute proche, devint magasin à sel, Saint-Séverin devint dépôt de poudre, puis entrepôt de fourrage et de cloches. L'église fut rendue au culte en 1803. Si vous visitez Paris, ne manquez pas cette église magnifique avec sa superbe verrière, ses double-collatéraux et son double déambulatoire. Tout cela nous vient tout droit du XVe siècle.

 

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 42.

(2) http://www.loisirsengatinais.com/fiche.php?nb_rec=61&nb_rec_fiche=1089&langue=  

(3) http://www.france-voyage.com/communes/chateau-landon-30836.htm

(4) http://www.panoramio.com/photo/22898522

(5) http://www.mairie-chateau-landon.fr/curiosites.php

(6) http://foter.com/f/photo/3580915011/476a0780dc/

(7) http://www.evous.fr/Eglise-Saint-Severin,1119785.html

(8) http://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Paris/Paris-Saint-Severin.htm

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Dimanche 25 novembre 2012 7 25 /11 /Nov /2012 00:00
21. Les Etats, à leur tour, apprendront par la célébration annuelle de cette fête que les gouvernants et les magistrats ont l'obligation, aussi bien que les particuliers, de rendre au Christ un culte public et d'obéir à ses lois. Les chefs de la société civile se rappelleront, de leur côté, le dernier jugement, où le Christ accusera ceux qui l'ont expulsé de la vie publique, mais aussi ceux qui l'ont dédaigneusement mis de côté ou ignoré, et punira de pareils outrages par les châtiments les plus terribles"

(
Pie XI, Lettre encyclique Quas Primas instituant la fête du Christ-Roi, § 21., 1925)


Regensburger Domspatzen - Christus vincit

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La Royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ (Cardinal Pie)

P. THEOTIME DE SAINT JUST O.M.C.
LECTEUR EMERITE EN THEOLOGIE
LA ROYAUTÉ SOCIALE DE N. S. JESUS-CHRIST D’APRÈS LE CARDINAL PIE


Image du Christ, Roi des Nations; extrait de la magnifique tenture de l'Apocalyspe exposée au chateau d'Angers, rescapée des destructions de la Révolution dite française.(Merci aux divers responsables qui ont permis la mise en valeur de ce trésor)
Image du Christ, Roi des Nations; extrait de la magnifique tenture de l'Apocalyspe exposée au chateau d'Angers, rescapée des destructions de la Révolution dite française.(Merci aux divers responsables qui ont permis la mise en valeur de ce trésor)


{Editions de Chiré BP 1 86190 Chiré en Montreuil 05 49 51 83 04 /
Editions Sainte jeanne d'Arc les Guillots 18260 Villegenon 02 48 73 74 22 }


«JESUS-CHRIST EST LA PIERRE ANGULAIRE DE TOUT L'EDIFICE SOCIAL. LUI DE MOINS, TOUT S'EBRANLE, TOUT SE DIVISE, TOUT PERIT...»

«METTEZ DONC AU CŒUR DE NOS CONTEMPORAINS, AU COEUR DE NOS HOMMES PUBLICS, CETTE CONVICTION PROFONDE QU'ILS NE POURRONT RIEN POUR LE RAFFERMISSEMENT DE LA PATRIE ET DE SES LIBERTES, TANT QU'ILS NE LUI DONNERONT PAS POUR BASE LA PIERRE QUI A ETE POSEE PAR LA MAIN DIVINE : PETRA AUTEM ERAT CHRISTUS ».

«JESUS-CHRIST, C'EST LA PIERRE ANGULAIRE DE NOTRE PAYS, LA RECAPITULATION DE NOTRE PAYS, LE SOMMAIRE DE NOTRE HISTOIRE, JESUS-CHRIST, C'EST TOUT NOTRE AVENIR... » (CARDINAL PIE : ŒUVRES , V, 333 ; VIII, 54 ; X, 493).



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- « Dieu vivra, Il régnera pleinement et éternellement… »

- Le chanoine Jayr et Yves Chiron sur le Christ-Roi (Direct 8)

- Fête du Christ-Roi. "Si Dieu existe vraiment, le non croyant a tout perdu", déclare le P. Cantalamessa

- Le Christ est Roi ! (Abbé Pagès)

- Retour sur le Christ-Roi

- Le Saint-Siège décatholicise lui-même le Liechtenstein ! Quelles conséquences ?

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Samedi 24 novembre 2012 6 24 /11 /Nov /2012 00:00

Dans le califat de Cordoue, tous les chrétiens et ceux qui leur donnaient asile étaient condamnés à mort.

 

La jeune Flora, repoussée de toute part, se réfugia dans une église et y rencontra Maria, elle aussi traquée. Ensemble, elles se rendirent au tribunal où elles dénoncèrent toutes deux l'Islam; elles moururent décapitées, martyres sous le règne d'Abd al-Rahman II, le 24 novembre 851. Maria fut exécutée pour blasphème et Flora pour apostasie.

 

Flore née d'un père musulman et d'une mère chrétienne, la loi islamique faisait d'elle une musulmane mais, en secret, elle avait été élevée dans la foi chrétienne. Son propre frère s'aperçut de ses convictions chrétiennes et la dénonça au juge (le cadi). Elle fut condamnée à être battue de verges. Elle reçut des coups qui la blessèrent à la tête et lui découvrirent les os du crâne. Puis on la remit à son frère pour qu'il la persuade de revenir à l'islam car elle était tenue pour avoir abjuré cette religion et elle méritait, à ce titre, la mort. Flore réussit à tromper la vigilance de son frère et à s'échapper. Elle trouva refuge à Ossaria, chez une sœur où elle put reprendre des forces. Après quelques jours, elle revint à Cordoue pour aller prier publiquement dans l'église Saint-Ascicle, un martyr des premiers siècles. Là, elle rencontra Marie, la sœur du diacre Valabonse qui venait tout récemment de recevoir la couronne du martyr. Les deux vierges, remplies de zèle, décidèrent de se présenter ensemble devant le juge pour confesser leur foi. Elles furent d'abord emprisonnées dans un cachot obscur peuplé de femmes grossières. C'est pour elle que l'évêque de la ville, Euloge de Cordoue rédigea son Exhortation au martyre. Après un dernier interrogatoire, elles furent décapitées pour avoir selon le juge et selon la loi abjuré l'islam et embrassé la foi chrétienne.

 

(Source: Alban Butler, Vie des pères, des martyrs et des autres principaux saints, traduit en français par l'abbé Godescard, Toulouse, 1808.)

 

Sources: 1; 2 ; 3

 

 

Sainte Flora par Le Titien

 

 

- Saints Nathalie, Aurèle et leurs compagnons, martyrs (+ 852)

- Sainte Olive (ou Olivia), martyre (9ème s.)

- Saint Parfait de Cordoue, prêtre et martyr (+ 850)

- Saints Rodrigue et Salomon, martyrs (+ 857)

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