Christ Roi

Saints du jour

Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 00:00

Le Jeudi saint est un des jours les plus importants de la Semaine sainte : il correspond à la commémoration de la dernière Cène (au Cénacle) suivie de la nuit d'agonie du Christ au Jardin des Oliviers (Gethsémani). 

 

Le Jeudi saint est un jour de fête, qui commémore l'institution de l'Eucharistie par Jésus-Christ lors du repas pascal au Cénacle, la veille de sa mort. Et le sacerdoce, c'est-à-dire l'ordination des prêtres.

 

Il réunit autour de lui ses chers apôtres, sans en excepter même celui qui devait le trahir, pour célébrer avec eux la dernière cène judaïque, à laquelle allait succéder le sacrifice de sa chair et de son sang, sous les symboles eucharistiques.

 

Il établit dans le même temps le sacerdoce de son église, ordonne à ses apôtres de n'offrir qu'à Dieu seul l'oblation d'un prix infini, dont il allait être volontairement l'hostie sanglante sur la croix, mais qui jusqu'à la fin des temps, serait offerte d'une manière non sanglante, toujours aussi glorieuse à Dieu que salutaire aux hommes, dans tous les sanctuaires du monde catholique.

 

Jésus-Christ daigna laver lui-même les pieds de ses apôtres, après leur avoir déjà dit :

 

"Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui... Je suis le pain descendu des cieux; celui qui mange de ce pain vivra éternellement.. Ceci est mon corps... Voilà la coupe de mon sang... Prenez et mangez... et faites-le toujours en mémoire de moi." (1)

 

La messe et les prêtres trouvent en ce jour leur origine et la profondeur de leur mystère. 

   

Pendant la célébration de ce jour, on lit l'évangile du lavement des pieds, et le célébrant refait le geste de Jésus en lavant les pieds de quelques personnes de l'assemblée. 

Cette messe est la dernière qui soit célébrée avant la "Veillée pascale" du Samedi saint (veille de Pâques).

 

Après le repas pascal, Jésus et ses apôtres se sont retirés à Gethsémani pour y bivouaquer, comme à l'habitude. Cette nuit fut cependant pour le Christ une nuit de prière et d'agonie - au cours de laquelle le Christ accepta le "calice" de sa Passion. 

La célébration liturgique du Jeudi saint se termine par une procession, pendant laquelle la réserve eucharistique (les hosties consacrées) est amenée dans un endroit spécialement aménagé, le reposoir. Une veillée y est souvent organisée, et les fidèles peuvent s'y recueillir et adorer le Christ dans une nuit de veille.

Le triduum pascal est un ensemble de trois jours (en latin triduum) qui marquent l'aboutissement de la Semaine Sainte et le sommet de l'année liturgique : c'est la célébration du mystère de Pâques, avec : - la mort et la mise au tombeau de Jésus-Christ (le Vendredi saint), - la descente du Christ aux Enfers durant le "Grand sabbat" du Samedi saint, - la nouvelle de la Résurrection, nouvelle Pâque, durant la nuit du samedi au dimanche (Vigile pascale), où surgit la lumière de Pâques, l'alléluia du Dimanche de Pâques, avec les messes de l'aube et du jour

Le triduum pascal est l'articulation entre les quarante jours de préparation pénitentielle du Carême et les cinquante jours du temps pascal jusqu'à la Pentecôte (dont quarante jours jusqu'à l'Ascension). 

C'est au pape Pie XII que l'on doit la restauration de la liturgie du triduum pascal dans son ancienne grandeur et à des heures et dans une atmosphère correspondant à celles du mystère, dans la liturgie latine (notamment, la vigile pascale), dans le même esprit qui avait été gardé dans les liturgies orientales.

 

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. XV

(2) - http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20100401&id=11&fd=1 

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Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b1/BJLABRE1.jpg/260px-BJLABRE1.jpg

 

Saint Benoît-Joseph Labre (1748-1783)

 

Benoît-Joseph Labre naquit à Amettes, diocèse d'Arras, et fut l'aîné d'une famille de quinze enfants. Âgé de douze ans, il fut reçu chez son oncle paternel, curé d'Érin, pour faire ses études en vue du sacerdoce. 

 

Après la mort de son oncle, Benoît-Joseph passa chez son oncle maternel, vicaire de Conteville, où il ne fit que grandir dans la mortification et la prière. Son attrait était toujours vers le Saint-Sacrement devant lequel il s'abîmait des heures entières en contemplation. 

 

Il y avait longtemps que Benoît-Joseph aspirait à une vie plus parfaite : "Être prêtre est bien beau, disait-il ; mais j'ai peur de me perdre en sauvant les autres." 

 

Il finit par vaincre les résistances de ses parents et entre chez les Chartreux, espérant y trouver sa voie définitive. Il se trompait, car la Providence permet qu'il soit bientôt renvoyé par ses supérieurs, comme n'ayant pas la vocation de cet Ordre. La pensée de la Trappe, qu'il avait eue d'abord, lui revient ; on ne l'y accepte pas. 

 

Ballotté de nouveau entre la Chartreuse et la Trappe, il est forcé de s'adresser enfin à Sept-Fonts.

Ses scrupules, ses peines d'esprit et une maladie sérieuse donnent bientôt lieu à son renvoi; son aspect inquiétant le fait prendre pour un voleur... Libéré de prison, il part à Saint-Jacques de Compostelle puis va vivre dans une caverne d'Aix-en-Provence.

 

Toute sa réponse à tant d'épreuves était : "Que la Volonté de Dieu soit faite !" C'est alors que Dieu lui inspire cette vocation de pèlerin-mendiant qui devait le mener droit, par les chemins les plus ardus de la pénitence, à une éminente sainteté. 

 

Il n'aura plus de relations suivies avec personne, vivra en solitaire au milieu du monde, ira toujours à pied, cherchera tous les lieux consacrés par la dévotion. Il sera revêtu d'un habit pauvre et déchiré, qu'il ne changera point.

 

Un chapelet à la main, un autre au cou, un crucifix sur la poitrine, sur les épaules un petit sac contenant tout son avoir, c'est-à-dire son Nouveau Testament, l'Imitation de Jésus-Christ et le Bréviaire : tel on verra Benoît-Joseph dans ses continuels pèlerinages. 

 

La pluie, le froid, la neige, la chaleur, rien ne l'arrête ; il couche le plus souvent en plein air, il vit de charité, au jour le jour, sans rien réserver pour le lendemain ; il ne prend que la plus misérable et la plus indispensable nourriture, et se fait lui-même pourvoyeur des pauvres. Souvent il est le jouet des enfants et de la populace ; il est regardé comme un insensé ; il souffre tout avec patience et amour.

 

 Rome, Lorette, Assise et une multitude d'autres lieux saints sont l'objet de sa dévotion. A Rome, dans les ruines du Colisée, il s'installe une cabane. Ses visites quotidiennes à l'église Notre-Dame de Lorette attirent l'attention du sacristain qui lui trouve un emploi chez un marchands d'objets de piété. Il meurt et devient le plus populaire saint de France en Italie.

 

 

Sources: http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20110416&id=13407&fd=0; Saints et Saintes de France, Des premiers martyrs à nos jours, Hatier, Renens (Suisse) 1988, p. 88.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt-Joseph_Labre

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Dimanche 13 avril 2014 7 13 /04 /Avr /2014 00:00

Mère de Godefroy de Bouillon et de Baudouin Ier, premiers rois de Jérusalem après la Première Croisade, on attibue une grande part du succès de cette croisade à ses prières.

Ide ou Ida de Lorraine est une figure injustement méconnue du XIe siècle français. Descendante de Charlemagne et nièce du Pape Etienne IX, elle épouse le Comte Eustache de Boulogne qui sauve la vie de Guillaume le Conquérant lors de la bataille d’Hastings. Belle-sœur de Geoffroy, évêque de Paris et chancelier du roi de France Philippe Ier, son influence politique est considérable. Ses fils, Godefroy de Bouillon et Baudouin sont les premiers rois francs de Jérusalem.

Une de ses filles devient l'épouse de l'empereur germanique Henri IV. Sa petite fille Mathilde monte sur le trône d’Angleterre. Et son dernier fils devient l'ancêtre de la lignée des rois du Portugal.

Entre la Croix et l’Epée, elle bâtit des cathédrales vénère le précieux sang du Christ et sera canonisée. Son épopée nous entraîne dans un étonnant voyage au cœur de l’Histoire médiévale.

Vers le 15 août et début septembre 1095, les Lorrains entraînés par le duc de Lorraine, Godefroy, et ses deux frères, tous trois fils d’Ide de Boulogne, se dirigent vers Pontarlier pour la vallée du Danube et la Terre Sainte, parce que les "Français" se mettent enfin en route pour la Croisade. 

Très belle femme, grande, blonde, mère de famille exemplaire, Ida était aussi une femme pieuse, elle fonda de nombreuses abbayes en Picardie, bâtit la cathédrale de Boulogne et celle de Lens, fonda des maladreries (soins des lépreux) et des hôpitaux, elle resta célèbre pour sa grande charité auprès des pauvres, ce qui lui valut de devenir sainte. Quand elle meurt elle n'a plus sur elle que sa robe de bure, elle a tout donné. Elle fit de nombreux miracles de son vivant, mais également après.

C'est à elle que l'on doit le dicton du boulonnais "à chacun son pain et son hareng". Le roi Louis XI la nomma patronne de Boulogne et de son comté en avril 1478.

Son culte a repris au début du XXe siècle. Ses reliques sont visibles chez les Bénédictines de Bayeux (Calvados). Dans la messe, la fête de sainte Ide est le 13 avril.

Le nom de Ida est actuellement le nom qui est le plus donné dans la totalité des pays nordiques, et est extrêmement commun tant en Russie qu'en Allemagne.


Sources : 1, 2, 3

 

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Dimanche 13 avril 2014 7 13 /04 /Avr /2014 00:00

Le dimanche des Rameaux rappelle l'entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem (Evangile selon saint Jean 12, 12 - 15). L’entrée de Jésus à Jérusalem manifeste la venue du Royaume que le Roi-Messie va accomplir par la Pâque de sa Mort et de sa Résurrection.

L'Evangile (Mt 21,1 - 9, Mc 11,1 - 10, Lc 19, 28 - 40) raconte qu'à proximité de la fête de la Pâque juive, Jésus décide de faire une entrée solennelle à Jérusalem. Il organise son entrée en envoyant deux disciples chercher un ânon. Il entre à Jérusalem sur une monture pour se manifester publiquement comme le messie que les juifs attendaient. C'est une monture modeste comme l'avait annoncé le prophète pour montrer le caractère humble et pacifique de son règne. Une foule nombreuse venue à Jérusalem pour la fête l'accueille en déposant des vêtements sur son chemin et en agitant des branches coupées aux arbres.

Le " Roi de Gloire " entre dans sa Ville " monté sur un ânon " : il ne conquiert pas la Fille de Sion, figure de son Église, par la ruse ni par la violence, mais par l’humilité qui témoigne de la Vérité. C’est pourquoi les sujets de son Royaume, ce jour-là, sont les enfants et les " pauvres de Dieu ", qui l’acclament comme les anges l’annonçaient aux bergers. Leur acclamation, " Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ", est reprise par l’Église dans le " Sanctus " de la liturgie eucharistique pour ouvrir le mémorial de la Pâque du Seigneur.

(Catéchisme de l'Eglise catholique, n° 560 et 559)


Ce dimanche commémore à la fois deux événements, l'entrée solennelle de Jésus-Christ à Jérusalem où il fut acclamé par une foule agitant des palmes, la Passion du Christ et sa mort sur la croix. Ce dimanche des Rameaux, est le début de la « Semaine sainte », dernière semaine du Carême, s'achevant les trois derniers jours (jeudi, vendredi et samedi) par le "triduum pascal". Le Jeudi saint célébrera l'institution par le Christ de la Cène, ou Eucharistie lors du dernier repas pris avec ses disciples avant son arrestation, le Vendredi saint, la Passion et la mort du Christ, le Samedi saint célébrera la veillée pascale précédant la Résurrection le dimanche de Pâques. 


Dimanche 05 avril 2009, à 9h30 : messe des Rameaux et de la Passion en direct de la place Saint-Pierre de Rome
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Samedi 12 avril 2014 6 12 /04 /Avr /2014 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/51/Iulius_I.jpg

Jules Ier travailla à affermir la foi en combattant l'arianisme qui professait que, si le Christ était parfait, en revanche il n'était pas divin.

Son mérite fut d'avoir maintenu le mystère de la Sainte Trinité contre ceux qui tentaient de faire de la doctrine chrétienne un monothéisme à moitié rationaliste, acceptable par tous sans doute, mais éloigné des paroles du Christ lui-même dans leur interprétation fondamentale.

Il fallut six conciles pour que la doctrine trinitaire et christologique puisse exprimer et respecter le mystère essentiel de la foi. (1)

Alors que sévissaient les ariens, Jules prit la défense de saint Athanase, défenseur de la foi trinitaire, contre les attaques de ses ennemis, l’accueillit quand il fut exilé et prit soin de convoquer dans cette affaire le Concile de Sardique (actuellement Sofia en Bulgarie) (2) en 347.

 

La foi trinitaire est définie dès 325 au concile de Nicée, et complétée, après presque un siècle de discussions subtiles, au premier concile de Constantinople en 381.

 

"Nous croyons en un seul Dieu, Père Tout-Puissant, créateur de toutes choses visibles et invisibles.

Et en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré mais non pas fait (Note: Ceci est dirigé contre les théories d'Arius qui qualifiait le Fils de "créature de Dieu parfaite"), de même substance que le Père (Homoousios), par qui toutes choses ont été faites, ce qui est au ciel et sur la terre, qui pour nous les hommes et pour notre salut est descendu et s'est incarné, et s'est fait homme, a souffert et est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux et viendra juger les vivants et les morts.

Et au Saint-Esprit.

Quant à ceux qui disent: 'Il fut un temps où il n'était pas et avant d'être engendré il n'était pas', ou bien: 'Il a été tiré du néant' (Note: cet anathème vise Arius), ou qui prétendent que le Fils de Dieu est d'une autre substance, ou qu'il est créé, ou changeant, ou variable, ceux-là l'Eglise catholique et apostolique les déclare anthèmes" (Concile de Nicée 325). (3)

 

Jules fait élever à Rome, la Basilique des Douze Apôtres communément nommée à l'époque la Basilica Juliana ainsi que la Basilique Sainte-Marie-du-Trastevere.

Il mourut le 12 avril 352 et fut enterré au cimetière de Calepodio sur la via Aurelia où il avait fait construire une église. Sa dépouille fut transférée par le pape Adrien Ier, en 790, en l'église Sainte-Marie-du-Trastevere où il repose désormais. (4)

 

Sources:

 

(1) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20110412&id=13368&fd=0

(2) http://nominis.cef.fr/contenus/saint/958/Saint-Jules-Ier.html

(3) Jacques LOEW et Michel MESLIN, Histoire de l'Eglise par elle-même, Fayard, Paris 1978, p. 21, 40.

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Ier

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Vendredi 11 avril 2014 5 11 /04 /Avr /2014 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/SStanis%C5%82aw.JPG/441px-SStanis%C5%82aw.JPG

Saint Stanislas

 

Stanislas. Vient du polonais stan = mettre debout, et slava = gloire. Mis à la mode en France par le roi Stanislas Leszczynski au XVIIIe siècle, il est un prénom très populaire en Pologne.

 

Saint Stanislas, évêque de Cracovie au XIe siècle, Patron de la Pologne, naquit en 1030 de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité. Dieu, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus, surtout la charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids. 

La plus belle partie de la vie de Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II. Ce prince menait une conduite publiquement scandaleuse. Seul l'évêque osa comparaître devant ce monstre d'iniquité, et d'une voix douce et ferme, condamner sa conduite et l'exhorter à la pénitence. Le roi, furieux, attendit l'heure de se venger. 

Le pontife avait acheté pour son évêché, devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu après. Le roi, ayant appris qu'il n'y avait pas d'acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa Stanislas d'avoir usurpé ce terrain. L'évêque lui dit : "Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu'il soit mort depuis trois ans." 

Le jour venu, le saint se rendit au tombeau du défunt ; en présence d'un nombreux cortège, il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements. Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en prière, puis touche de la main le cadavre : "Pierre, dit-il, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée." 

À ces mots, Pierre se lève, prend la main de l'évêque devant le peuple épouvanté, et l'accompagne au tribunal du roi. Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l'évêque jusqu'au tombeau, qu'on referme sur son corps, redevenu cadavre. Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de Stanislas, et bientôt l'assassina lui-même pendant qu'il offrait le saint sacrifice.

 

Le pape Innocent IV canonisa Stanislas le 17 septembre 1253. Il est fêté le 11 avril.

 

 

Sources: http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20110411&id=3289&fd=0; Jean-Louis Beaucarnot, Les Prénoms et leurs secrets, France Loisirs, Paris 1991, p. 170; http://fr.wikipedia.org/wiki/Stanislas_de_Szczepan%C3%B3w

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Jeudi 10 avril 2014 4 10 /04 /Avr /2014 00:00

Fulbert. Vient du germanique fulk ou folk = le peuple, et berth = brillant.

 

Saint Fulbert, l'un des plus grands et des plus saints évêques de Chartres, fut aussi le premier savant de son époque ; l'un de ses biographes dit, en effet, qu'il surpassait facilement tous ses contemporains, tant dans la connaissance des Saintes Écritures que dans les sciences profanes. 

L'auguste Mère de Dieu se plut à récompenser sa piété par des faveurs extraordinaires. Dans une maladie très grave, Marie fit couler sur ses lèvres un baume céleste, et le mal disparut. 

Une des gloires de Fulbert, c'est la construction de la cathédrale de Chartres, qui subsiste encore. L'ancienne ayant été détruite par un effroyable incendie, il employa au temple magnifique qu'il fit construire tout ce qu'il possédait ; les largesses royales affluèrent de toutes parts. Il s'appliqua ensuite à faire honorer Dieu dans ce temple par des chants harmonieux et des cérémonies majestueuses.

C'est dans la crypte de cette cathédrale insigne qu'est honorée Notre-Dame-de-sous-terre, dont l'histoire merveilleuse remonterait au temps des Druides, et dont l'image était dédiée à la Vierge qui devait enfanter : Virgini pariturae. A l'époque des druides, les Saints Forts ne sont autres que les habitants d'un village du pays carnute. Ils reconnurent aussitôt la Virgo paritura qu'adoraient leurs ancêtres dans la Vierge Mère que leur annonçait un missionnaire. Convertis en masse, les carnutes refusèrent d'abjurer leur foi, qui renouait si bien avec les plus hautes aspirations de l'ancienne religion celte. Ils furent jetés vivants dans le puits que l'on voit toujours sous la cathédrale de Chartres.


 

. Paganisme / Sainte Trinité. "Toutatis, Hésus et Taranis, la triade celtique, une ébauche de conception trinitaire" (Anne Bernet)

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Mardi 8 avril 2014 2 08 /04 /Avr /2014 00:00

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/juliadenonza_copy1.jpg

Sainte Julie (santa Ghjulia en corse) est la patronne de la Corse. Elle vécut au début de l'ère chrétienne et sa fête est célébrée le 8 avril.


A Nonza, on note qu'elle a été martyrisée en 303.
Patronne de la Corse avec sainte Dévote, elle est l'une de ces jeunes carthaginoises qu'un marchand d'esclaves allait vendre en Gaule. Elle fut volée dans un port de Corse, comme une vulgaire marchandise, où le bateau relâchait. Elle demeura dans l'île, mais fidèle à sa foi, elle refusa de sacrifier aux divinités païennes. Pour cela, elle fut crucifiée. Mais d'autres récits l'accompagnent de belles légendes.
Vierge et martyre: un document remontant au Ve siècle évoque sa passion et le Martyrologe romain ajoute: "... en Corse, Sainte Julie, Vierge, qui, par le supplice de la Croix, obtint la couronne de la Gloire". Chrétienne d’origine carthaginoise, vendue comme esclave, le navire qui la transportait aurait échoué à Nonza, dans le Cap Corse. C’est là qu’en haine de la foi, elle aurait été torturée et crucifiée. C’est là qu’elle fut toujours vénérée avec ferveur.
En Corse, commémoraison de sainte Julie, vierge et martyre.

Martyrologe romain

 

Sources : 1; 2

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Lundi 7 avril 2014 1 07 /04 /Avr /2014 00:00

Au moment où Dieu est chassé des écoles, il est plus opportun que jamais de publier les grands exemples des Saints qui se sont faits les éducateurs dévoués de l'enfance chrétienne. Parmi ces éducateurs, saint Jean-Baptiste de La Salle occupe le premier rang. Il fonda l'Institut des Frères des Écoles chrétiennes.

Jean-Baptiste, né le 30 avril 1651, appartenait à une noble maison de Reims, il est orphelin à dix-huit ans. Après l'achèvement de ses études, il veilla si bien à l'éducation de ses frères et de ses sœurs, qu'il eut deux frères prêtres et une sœur religieuse : c'était le commencement de son apostolat. 

Ordonné prêtre à l'âge de vingt-sept ans, il comprit, sous l'inspiration de Dieu, le plus grand besoin de son époque, et songea à combler une lacune regrettable dans les œuvres si belles et si multiples de la sainte Église. Recruter des jeunes gens, les installer dans sa maison de chanoine de Reims, les former à l'enseignement de l'enfance, tel fut le commencement de son entreprise. Cette entreprise subit dès l'abord des épreuves terribles. 

Peu de Saints ont eu à souffrir un plus entier crucifiement, que le bienheureux de La Salle ; peu de Saints ont montré plus de désintéressement, plus de joie dans le sacrifice ; il poussait l'amour divin jusqu'à joindre à tant de Croix d'effrayantes mortifications volontaires, soutenues par un esprit de prière tout angélique. 

La bénédiction de Dieu ne pouvait manquer à son oeuvre, et, en peu d'années, l'Institut comptait seize écoles, où plus de quinze cents enfants recevaient les leçons de la vertu et de la science ; mais chaque année les développements devenaient de plus en plus merveilleux, et quand le saint fondateur, affaibli par la maladie, força ses frères à accepter sa démission, en 1717, toute la France était couverte par les légions de son armée pacifique. 

Jean-Baptiste de La Salle employa les deux dernières années de sa vie à sa propre sanctification : "La victime est prête à être immolée, disait-il ; il faut travailler à la purifier."

Il meurt un Vendredi Saint, lui dont le coeur, des années durant, avait été transpercé par les trahisons et les calomnies. Le Pape Pie XII l'a déclaré "patron de tous les éducateurs chrétiens."
Voir aussi le site Internet des Lassaliens en France et sur le site du diocèse de Reims: Jean-Baptiste de la Salle - Un saint rémois (1651-1719).

 

Sources: 1; 2

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Samedi 5 avril 2014 6 05 /04 /Avr /2014 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/db/Irene_of_Thessaloniki.jpg

Icône d'Irène située à Athènes


Jeune fille grecque, Irène s'enfuit dans les montagnes avec ses compagnons lors des persécutions. Se reprochant sa lâcheté, elle revint dans son village et y fut arrêtée. Ayant refusée de dénoncer ses compagnons et de sacrifier aux dieux, elle fut brûlée vive. Irène meurt avec ses deux sœurs, trois compagnes et un compagnon.

 

Sources:

1 ; 2

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Vendredi 4 avril 2014 5 04 /04 /Avr /2014 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/79/Isidor_von_Sevilla.jpeg/503px-Isidor_von_Sevilla.jpeg

Isidore de Séville par Murillo

 

En Espagne, saint Isidore contribua largement à convertir les Wisigoths, majoritairement ariens, au christianisme trinitaire catholique (le christianisme ancien issu du premier Concile de Nicée, 325).

À la mort de son frère Léandre (601) qui était l'évêque de Séville, Isidore lui succéda et il continua avec éclat l'organisation de l'Eglise d'Espagne dans le royaume wisigothique, que son frère avait entreprise. En 589, Léandre avait tenu à Tolède un important concile ; Isidore prolongea son action en de nombreux synodes et spécialement dans le célèbre IVème Concile de Tolède (633). (1)

 

Par sa formule « rex, gens, patria » (un roi, un peuple, une patrie), Isidore rassembla les Hispano-Romains et Wisigoths dans une seule et même nation, référence de la future Reconquista.

 

Il définit la qualité royale par des vertus, essentiellement par la iustitia et la pietas (bonté, miséricorde). Les rois, avant de « rendre des comptes à Dieu pour l'Église que le Christ a remis à leur défense », doivent rendre des comptes aux évêques, qui peuvent les déclarer incapables. Les mauvais rois sont des tyrans qui peuvent être renversés, et les évêques peuvent excommunier ceux qui ont enfreint les lois, y compris les lois civiles : « Reges a recte agendo vocati sunt, ideoque recte faciendo regis nomen tenetur, peccando amittitur ».

 

La conversion de l'Espagne wisigothique, la "Renaissance isidorienne" et l'éclosion de l'unité nationale espagnole

 

Du temps des rois wisigoths ariens, ceux-ci faisaient lourdement peser leur joug sur les catholiques, tandis qu'ils laissaient les Juifs en possession de leurs droits civils et politiques, les admettaient aux fonctions publiques et leur permettaient de circoncire leurs esclaves païens et chétiens. 

Le frère d'Isidore, Léandre, instruisit le roi wisigoth Récarède Ier, le convertit au catholicisme et présida avec lui le III concile de Tolède, le 8 mai 589. Ce concile consacrait le triomphe de l'Eglise catholique dans la péninsule et l'abaissement de la puissance des Juifs.

 

La fiche wikipedia de Récarède Ier indique : "Avec l’abjuration de l’arianisme par Récarède au Concile de Tolède s’ouvre une nouvelle période pour l’Espagne wisigothique et son Eglise, c’est ce qu’on a appelé la « renaissance isidorienne (Isidore évêque de Séville). La monarchie wisigothique se caractérise par une étroite alliance entre le roi et l’Eglise catholique : « un roi, une foi, une loi » est déjà une devise espagnole".

  

Dans son ouvrage "Histoire de l'antisémitisme", le chercheur Hervé Ryssen rapporte qu'il fut dorénavant interdit aux Juifs "d'occuper des emplois publics et de se marier avec des chrétiens. Les enfants nés d'unions mixtes seraient baptisés de force. Il leur fut aussi défendu de posséder des esclaves, mesure qui les contraria fortement. Les Juifs tentèrent de corrompre le prince, selon leurs habitudes. Ils cherchèrent écrit le célèbre historien juif Heinrich Graetz (in Geschichte der Juden, Histoire des Juifs, onze volumes parus en allemand entre 1853 et 1875), 'à faire lever cette interdiction en offrant à Reccared une forte somme d'argent; Reccared refusa le présent et maintint la prohibition'. 

 

Concrètement, Isidore n’admit plus aucune célébration de fête juive, et refusa le shabbat ; toutes ces cérémonies devaient être remplacées par les fêtes chrétiennes (Noël, Pâques) et la messe dominicale. Cependant il ne demanda pas la persécution des Juifs.

 

Par sa pastorale intransigeante et charitable, on le voit, Isidore poursuivant l'action engagée par son frère Léandre et celle du roi Récarède, permit l'éclosion du sentiment national espagnol. 

 

Havre de paix dans l'Occident de cette fin du VIe siècle, l'Espagne devint le conservatoire de la culture antique ; la bibliothèque sévillane en était alors le centre le plus brillant. Tout en accordant une priorité aux grands écrivains chrétiens du IVe au VIe siècle, tels Augustin, Cassiodore, Grégoire le Grand — ce dernier fut l’ami personnel de son frère Léandre —, Isidore tenta d’assumer cet immense héritage dans toute sa diversité. C’est pourquoi il est souvent associé aux Pères de l'Eglise les plus anciens : Tertullien, Cyprien de Carthage, Hilaire de Poitiers, Ambroise...

 

Isidore mourut à Séville en 636. Il est canonisé en 1598 et déclaré docteur de l'Eglise en 1722. (2)

 

La production littéraire d'Isidore est une sorte d'inventaire de l'ensemble des connaissances humaines, auquel l'auteur fournit un apport original.

Son œuvre majeure est Étymologies (Etymologiæ) constituée de vingt livres, qui propose une analyse étymologique des mots divisée en 448 chapitres. Par cette œuvre, il essaie de rendre compte de l'ensemble du savoir antique et de transmettre à ses lecteurs une culture classique en voie de disparition.

 

Isidore joua un rôle considérable dans la constitution du bestiaire médiéval, notamment par le livre XI des Étymologies : De homine et portentis (L'homme et les monstres).

Parmi ses autres travaux, citons, dans le domaine de l'histoire : sa Chronique (une histoire universelle, qui reprend la Chronique de saint Jérôme), et son Histoire des Goths (De origine Getarum…). Il est également l'auteur de traités théologiques et d'une règle monacale (Regula monachorum). Beaucoup d'autres traités pourraient venir compléter cette liste ; les plus importants sont le De natura rerum, traité d'astronomie, de météorologie et de géographie, dédié à Sisebut, roi des visigoths (612-621) et le Liber numerorum (théorie des nombres, inspirée principalement de saint Augustin).

 

 

 

Statue en marbre blanc d'Isidore de Séville, sur les marches de la bibliothèque nationale d'Espagne, à Madrid

 

A propos du roi Wisigoth Sisebut, Hervé Ryssen rapporte qu'il "renouvela les édits de Reccared et ordonna aux écclésiastiques, aux juges et même au peuple d'en surveiller attentivement l'application. Il alla plus loin que Reccared, en défendant aux Juifs non seulement d'acquérir de nouveaux esclaves, mais encore de garder ceux qu'ils possédaient déjà. ... Malgré ces objurgations, les seigneurs du pays accordaient souvent leur protection aux juifs qui leur avançaient de l'argent. Sisebut prit alors une mesure plus sévère, obligeant tous les juifs du pays à accepter le baptême dans un délai donné ou à quitter le territoire wisigoth. Les récalcitrants seraient punis du fouet et de la confiscation de leurs biens. Les uns, au nombre d'environ 90.000 se laissèrent fléchir par la crainte de perdre leurs biens et acceptèrent le baptême; les autres émigrèrent en France et en Afrique.

 

Sisebut, mot en 620, le nouveau roi, Swintila, "un homme faible et corrompu, se laissa acheter et abrogea les lois de Sisebut, si bien que les juifs revinrent dans le pays et les convertis retournèrent au judaïsme. Sous sa protection, les Juifs recouvrèrent une grande puissance et mirent en péril la nation et les institutions, ce qui explique et justifie la conspiration du clergé catholique pour déposer le monarque félon. 

 

Le chef de ce nouvel épisode de la résistance au judaïsme", fut Isidore. 

 

Swintila fut détrôné et remplacé par Sisenand. Le clergé reconquit son influence, et, de nouveau, les assemblées ecclésiastiques durent abaisser la puissance juive pour protéger les Chrétiens.

 

En 633, se réunit donc le IVe concile de Tolède, sous la présidence d'Isidore. Les mesures prises par Sisebut parurent toutefois si énergiques, que le concile les désapprouva formellement, en déclarant qu'il fallait persuader et non contraindre ceux qui n'avaient pas la foi. Le canon 57 du concile de Tolède défendait ainsi d'user de contrainte : "Aucun juif ne doit à l'avenir être contraint par la force à embrasser le christianisme". Le concile ne crut pourtant pas devoir annuler ce qui avait été fait et déclara que les Juifs baptisés par ordre de Sisebut resteraient chrétiens. Il résulta de grands inconvénients de ces conversions forcées. ... Le canon 59 dit aussi, au sujet des Juifs baptisés, que nombre d'entre eux étaient restés secrètement juifs".

 

On prit des mesures rigoureuses contre les Juifs qui, baptisés sous Sisebut, étaient revenus à leur ancienne foi. On voit, dans les actes des conciles, plusieurs dispositions contre ces relaps. ... Le canon 62 défendait aux juifs baptisés toute relation avec leurs anciens correligionnaires. Ils seraient empêchés par la force d'observer les prescriptions du judaïsme et leurs enfants seraient élevés dans des couvents. Les convertis qu'on verrait observer le sabbat et les fêtes juives, se marier d'après les rites juifs, pratiquer la circoncision ou s'abstenir des aliments prohibés par la loi juive, seraient réduits en esclavage. D'après cette législation canonique, ni les Juifs convertis de force ni leurs descendants ne devaient être admis à témoigner en justice. Ainsi, cet ancien concile établissait déjà une différence essentielle entre les vrais juifs et ceux d'entre eux qui étaient chrétiens en apparence. (3)

 

Sources:

(1) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20120404&id=13953&fd=0

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Isidore_de_S%C3%A9ville

(3) Hervé Ryssen, Histoire de l'antisémitisme, Editions Baskerville, Union européenne 2010, chapitre L'Espagne wisigothique, p. 75, 79.  

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Jeudi 3 avril 2014 4 03 /04 /Avr /2014 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3f/Richardofchichester.png/280px-Richardofchichester.png

Gravure murale représentant saint Richard

 

Saint Richard naquit en Angleterre. Ses parents occupaient alors un rang élevé et jouissaient d'une belle fortune ; mais ils tombèrent dans une misère si profonde, qu'après leur mort, leur fils aîné fut longtemps retenu en prison pour dettes. Richard, son frère, travailla généreusement à sa délivrance ; mais il s'appauvrit lui-même au point d'être obligé de gagner sa vie comme valet de ferme. 

Bientôt il put aller à Paris continuer les bonnes études qu'il avait déjà faites dans sa jeunesse. Il se lia d'amitié avec deux amis aussi pauvres que lui ; ils n'avaient qu'un manteau à tous les trois et se voyaient obligés de n'aller prendre leurs leçons que l'un après l'autre. Leur nourriture était plus que frugale, un peu de pain et de vin leur suffisait, et ils ne mangeaient de chair ou de poisson que le dimanche. Cependant Richard assura depuis que ce fut là pour lui le beau temps, tant il était absorbé par la passion de l'étude. Ses succès furent prompts et remarquables, si bien qu'à son retour en Angleterre il professa fort brillamment à l'Université d'Oxford. 

Quelques années plus tard, sa modestie, sa chasteté, sa douceur et sa dévotion lui attirèrent le respect et l'amour de tout le monde ; il fut élu chancelier de l'Université. Nommé ensuite évêque de Chichester, il eut à subir quelques temps les vexations du roi Henri III, en guerre avec Rome, mais il rétablit la paix par ses prières et ses procédés de conciliation. 

Devenu désormais libre dans l'exercice de son ministère, il se fit remarquer par sa grande condescendance pour les petits et par sa miséricorde pour les pauvres. Comme on lui disait que ses dépenses excédaient ses revenus : "Il vaut mieux, dit-il, vendre son cheval et sa vaisselle d'argent que de laisser souffrir les pauvres, membres de Jésus-Christ." 

Un jour, distribuant du pain, il en eut assez pour contenter trois mille pauvres, et il lui en resta pour cent autres qui survinrent après. Ces multiplications merveilleuses se renouvelèrent plusieurs fois. Il honorait les religieux et les embrassait souvent : "Qu'il est bon, disait-il, de baiser les lèvres qui exhalent l'encens des saintes prières offertes au Seigneur !" 

Il mourut en baisant le Crucifix et en invoquant Marie contre les ennemis du salut.


Sources

 

1; 2

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Mercredi 2 avril 2014 3 02 /04 /Avr /2014 00:00

http://www.guide-tourisme-france.com/PHOTHEME/REGION/T10511.jpg

Eglise Saint-Nizier (Lyon)

 

Fils de sénateur, saint Nizier grandit dans la piété et fut guéri d'une tumeur au visage à la suite d'une apparition de Saint Martin de Tours. (1)

 

Il a succédé à l'évêque de Lyon Sacerdos (ou Sardot ou Serdot ) dont il était le neveu, le 19 janvier 553. Celui-ci tomba gravement malade alors qu'il était en visite à Paris auprès du roi Childebert, fils de Clovis. Comme dernière volonté il demanda au souverain que son neveu Nizier lui succédât. Le roi répondit : « Que la volonté de Dieu soit faite! »

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/52/Roi_Childebert_Louvre_ML93.jpg/220px-Roi_Childebert_Louvre_ML93.jpg

Statue de Childebert Ier au Louvre

 

Nizier est le grand-oncle (2) de Grégoire de Tours qui a écrit sa vie dans les Vitae patrum, et l' Histoire des Francs.

L'évêque Aetherius, qui connaissait bien Nizier a contribué à la diffusion de son culte.

Il reçut du pape le titre de Patriarche. Nizier fut aussi un exorciste.

Il a été inhumé dans l'église en 573 qui porte son nom à Lyon, dénommée alors église des Saints-Apôtres (3). Les évêques de Lyon y furent enterrés durant tout le VIème siècle.

http://p2.storage.canalblog.com/23/16/137895/11371521.jpgLe corps de saint Nizier a donné lieu tout de suite à de nombreux miracles. Grégoire lui consacre plusieurs chapitres du Liber vitae patrum. De ces textes on peut tirer une description du tombeau de Saint Nizier qui doit être en bonne place dans l'église et surélevé puisqu'un aveugle est guéri en se plaçant sous le cercueil. (4)

 

Saint Nizier est fêté le 2 avril.

 

Martyrologe Romain : À Lyon, en 573, saint Nizier, évêque. Bien disposé pour les pauvres, bienveillant pour les simples; il donna à son Église une règle à observer pour le chant des psaumes. (5)

 

Sources:

 

(1) http://www.histoire-russie.fr/icone/saints_fetes/textes/nizier_lyon.html

(2) Jacques Gadille, René Fédou, Henri Hours, Bernard de Vrégille (s.j.), Le diocèse de Lyon, dans Histoire des diocèses de France, tome 16, Beauchesne, 1983, p. 26

(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Nizier_de_Lyon

(4) http://lieuxsacres.canalblog.com/archives/2007/03/16/4332256.html

(5) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20140402&id=3159&fd=0

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Mardi 1 avril 2014 2 01 /04 /Avr /2014 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/06/Grenoble_-_Saint-Hugues_-_vitrail.JPG/380px-Grenoble_-_Saint-Hugues_-_vitrail.JPG

Vitrail de la Cathédrale Notre-Dame de Grenoble représentant Saint Hugues et Saint Bruno

 

Saint Hugues naquit à Châteauneuf sur Isère, près de Valence, en Dauphiné. Pendant que sa mère le portait dans son sein, elle eut un songe où il lui semblait mettre au monde un bel enfant que saint Pierre, accompagné d'autres saints, emportait dans le Ciel et présentait devant le trône de Dieu. Cette vision fut pour ses parents un présage de hautes et saintes destinées; aussi soignèrent-ils son éducation et n'hésitèrent-ils pas à favoriser sa vocation ecclésiastique.

 

Choisi, jeune encore, par l'évêque de Valence, pour être chanoine de sa cathédrale, il se vit, à vingt-sept ans, obligé d'accepter le siège épiscopal de Grenoble, devenu vacant. Il voulut recevoir l'onction épiscopale des mains du Pape Grégoire VII, qui, connaissant à l'avance son mérite et ses vertus, lui dévoila toute son âme et lui inspira un zèle ardent pour la liberté de l'Église et pour la sanctification du clergé.

 

Hugues trouva son évêché dans le plus lamentable état; tous les abus de l'époque y régnaient en maîtres. Le nouveau Pontife fit d'incroyables efforts pour raviver la foi et relever les moeurs; ses efforts étant infructueux, il résolut de quitter sa charge et se réfugia au monastère de la Chaise-Dieu; mais bientôt le Pape, instruit de ce qui se passait, lui ordonna de retourner à son évêché et de préférer le salut des âmes à son repos personnel.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/02/San_bruno.jpg/150px-San_bruno.jpgC'est dans les années suivantes que saint Bruno vint fonder dans son diocèse l'admirable institution de la Chartreuse. Hugues allait souvent dans cet ermitage et vivait avec les Chartreux comme le dernier d'entre eux; son attrait pour la solitude était si fort, qu'il ne pouvait se décider à quitter cette austère retraite, et Bruno se voyait obligé de lui dire: "Allez à votre troupeau; il a besoin de vous; donnez-lui ce que vous lui devez."

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b0/La_Grande_Chartreuse.JPG/800px-La_Grande_Chartreuse.JPG

Monastère de la Grande Chartreuse

 

Cependant Hugues, par la puissance de sa sainteté, opérait un grand bien dans les âmes; ses prédications véhémentes remuaient les foules et touchaient les coeurs; au confessionnal, il pleurait souvent avec ses pénitents et les excitait à une plus grande contrition. Après quelques années d'épiscopat, son diocèse avait changé de face.

Parmi ses hautes vertus, on remarqua particulièrement sa modestie et sa charité. Dur pour lui-même, il se montrait prodigue pour les pauvres et alla jusqu'à vendre pour eux son anneau et son calice. Toujours il se montra d'une énergie indomptable pour la défense des intérêts de l'Église; il restera toujours comme l'un des beaux modèles de noble indépendance et de fier courage. Son exemple apprend aussi que si le salut des âmes est une chose inestimable, il ne s'opère souvent qu'au prix d'une longue persévérance et d'une grande abnégation.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b5/Charteuse_vue_cot%C3%A9_nord.JPG

Charteuse vue coté nord


Sources :

 

1; 2

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Lundi 31 mars 2014 1 31 /03 /Mars /2014 00:00

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/benjamindeperse.jpg

Illustration provenant du site de l'Église orthodoxe macédonienne - archidiocèse d'Ohrid - en macédonien et en anglais

 

Diacre et martyr en Perse. À la suite d'une provocation de l'évêque de Ctésiphon en Perse qui avait perdu la raison et qui détruisit un temple païen, le roi Yezdigerd (ou Yazdgard) déclencha une cruelle persécution de trois années. Benjamin fut arrêté parce que sa prédication convertissait beaucoup de mages adeptes du dieu Soleil. Il fut soumis à la torture et condamné à mort pour avoir préféré adorer le Christ plutôt que le soleil, son éclatant symbole. (1)

 

Martyrologe Romain : À Argol en Perse, vers 422, saint Benjamin, diacre. Comme il ne cessait de prêcher la parole de Dieu, sous le roi Bahron V (Vahram ou Bahram, fils de Yezdigerd, est un roi sassanide de Perse ayant régné de 420 à 438/439, NdCR.), on lui enfonça des roseaux aigus sous les ongles et il acheva son martyre. (2)

 

Sources:

 

1; 2

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