Christ Roi

Saints du jour

Vendredi 8 août 2014 5 08 /08 /Août /2014 00:00

SAINT DOMINIQUE, Fondateur d'Ordre (1170-1221)

Saint Dominique de Guzman naquit dans la Vieille-Castille en 1170. Sa mère, avant sa naissance, eut une vision étrange; il lui sembla voir l'enfant qu'elle allait mettre bientôt au monde sou
s la forme d'un petit chien tenant un flambeau dans sa gueule et prêt à répandre le feu sur la terre. Son enfance fut marquée par plusieurs autres présages merveilleux.

         Jeune étudiant, il vivait déjà comme un saint. Il avait chaque jour ses heures fixées pour la prière, et souvent il était ravi en Dieu. Il jeûnait presque toujours, ne buvait jamais de vin, dormait fort peu et n'avait d'autre lit que le plancher de sa chambre.

Un jour, ayant tout donné, il dit à une femme qui lui demandait de l'argent pour racheter son frère captif: "Je n'ai ni or ni argent; mais prenez-moi et offrez-moi aux Maures en échange de votre frère." La proposition héroïque ne fut pas acceptée, mais Dominique en eut le mérite. Dans une maladie très grave, causée par son travail et ses austérités, il fut guéri soudain par l'apparition de saint Jacques le Majeur, Apôtre (+44).
Chapelet
         Dominique, ayant dû venir en France avec son évêque, fut profondément touché du triste état auquel l'hérésie avait réduit les provinces du Midi et résolut de travailler dans ce pays au triomphe de la foi. Sentant son insuffisance pour évangéliser seul de si vastes contrées, il appela à son secours des missionnaires pleins de zèle, dont il fit plus tard les premiers religieux de son Ordre. C'est à cette époque que la Sainte Vierge lui apparut et lui enseigna définitivement, en lui ordonnant de la répandre, la dévotion du Rosaire (chapelets d'oraison) qui fut bientôt le plus terrible fléau de l'hérésie.

 

 On reconnait traditionnellement quinze mystères divisés en trois catégories : les mystères joyeux, les mystères douloureux, et les mystères glorieux. Chaque catégorie comprend cinq mystères, correspondant aux cinq dizaines du chapelet. Ceci permet de réciter une fois en entier le chapelet pour chaque catégorie de mystère, et trois fois le chapelet pour faire tous les mystères - soit un rosaire entier, composé de 15 dizaines, ou 150 prières (150 étant le nombre des psaumes).

         Parmi les miracles quotidiens que Dieu opérait en sa faveur, on rapporte que, dans ses voyages, la pluie tombait souvent autour de lui sans l'atteindre; qu'un jour, son sac et ses livres, étant tombés dans une rivière, furent repêchés plusieurs jours après, sans qu'on y vît aucune trace d'eau.

 

Dominique fit le voyage de Rome pour obtenir l'approbation de l'Ordre des Frères-Prêcheurs. C'est là qu'il rencontra saint François d'Assise, et que ces deux grands Saints de l'époque, qui étaient venus ensemble à Rome dans le même but, se reconnurent pour s'être vus en songe, s'embrassèrent comme deux frères et lièrent une amitié profonde qui dura jusqu'à la mort. Dominique opérait une multitude de miracles, ressuscitait les morts, et se disait: "le plus grand pécheur de l'univers".

Sources: Les saints du jour; wikipedia; Dominicains de la Province de France

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Mercredi 6 août 2014 3 06 /08 /Août /2014 00:00

Notre-Seigneur Jésus-Christ, avant d'être livré par les Juifs aux autorités romaines, savait qu'ils allaient le livrer, qu'il serait mis à mort et qu'il ressusciterait le troisième jour.

La fête de la Transfiguration de Jésus-Christ prouve qu'Il enseignait à ses disciples de ne rien dire avant que tout ne soit accompli.

 Le secret sur la nature divine du Christ ne devait être levé qu'après Sa Résurrection (voir aussi Mt, VIII, 4; Mt XVII, 9). 

« Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est heureux que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. »
De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le."

Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.
En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts.

Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : "ressusciter d'entre les morts". »

(Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc IX, 2-10.)

 

L'Evangile au quotidien

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Mardi 5 août 2014 2 05 /08 /Août /2014 00:00

Saint Abel de Lobbes, archevêque († 751)

 

Malgré sa bonne réputation, Charles Martel, vainqueur des Arabes à Poitiers, fut aussi un grand amateur des biens d'Eglise dont il s'emparait par personnes interposées, en nommant des abbés de monastères et des évêques qui partageaient avec lui les revenus ecclésiastiques. Pépin le Bref, son fils, voulut réformer cette manière de faire et il nomma comme évêque de Reims Abel, moine de l'abbaye de Lobbes en Belgique (diocèse de Liège).

Abel était d'origine écossaise ou irlandaise. On ignore les circonstances qui le déterminèrent à quitter son pays natal et dans quelle province il passa ses premières années. Peut-être était-il un de ces évêques missionnaires qui venaient encore alors, quoique en moindre nombre, évangéliser les peuples du nord des Gaules et de la Germanie. Cette conjecture parâit assez vraisemblable lorsqu’on considère ses relations avec saint Boniface, apôtre de la Germanie, le lieu où il se retira et le genre de vie qu’il embrassa quand il dut quitter son siège de Reims.

L'évêque destitué, Milon de Trèves, lui rendit la vie impossible d'autant que Pépin de Bref était fort occupé à guerroyer.

Au bout de trois ans, lassé, saint Abel se retira dans son monastère. Il donna à l'Eglise sa prière pour compenser ce qu'il ne pouvait lui donner par son ministère épiscopal.

Après avoir édifié ces religieux par l’éclat de ses vertus et procuré un très-grand bien aux âmes, il mourut paisiblement, le 5 août.

Au rapport des historiens, saint Abel était un homme doué de toutes les vertus, très-versé dans les saintes Écritures et dans d’autres sciences sacrées, un pasteur plein de sollicitude et d’activité, dont la sainteté est reconnue par une foule de témoignages. Son nom se trouve dans plusieurs anciens martyrologes. La dissertation du bollandiste Pinius sur sa vie a été reproduite par Ghesquiere, dans les Acta SS. Belgii, t. VI, p. 353.

 

Sources : 1, 2, 3, 4

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Lundi 4 août 2014 1 04 /08 /Août /2014 00:00

"Qu'il est beau, qu'il est grand de connaître, d'aimer et de servir Dieu, nous n'avons que cela à faire en ce monde. Tout ce que nous faisons en dehors de cela est du temps perdu"

(Saint Curé d'Ars Jean-Marie Vianney)

Source :

A. Monnin, Esprit du Curé d'Ars, M.Vianney dans ses catéchismes, ses homélies et sa conversation, Paris, 1864, 7ème édition, 1873, p. 64-65

 

Corps incorrompu de saint Jean-Marie Vianney dans la basilique d'Ars. Diocèse de Belley. Son corps, exhumé au début du XXe siècle, est resté intact : il n'a pas subi la putréfaction.

On a dit de plus d'un personnage, de plus d'un Saint, qu'ils furent les prodiges de leur siècle. Ceci n'est peut-être vrai de personne autant que du curé d'Ars (Ain). Cet homme si humble vit, pendant une trentaine d'années, tout l'univers, pour ainsi dire, attentif à ses vertus et à sa gloire, et tout le monde chrétien à ses pieds; il est assurément l'une des merveilles de la sainteté et de l'apostolat.

Né à Dardilly, non loin de Lyon, trois ans avant la Révolution française, de simples cultivateurs profondément chrétiens, il fut d'abord berger et occupé aux travaux des champs. Dès ses premières années, il se distingua par sa candeur, sa piété, son amour pour la Sainte Vierge, et sa charité pour les pauvres. 

Il parvint au sacerdoce grâce à sa piété plus qu'à ses talents. Mais que d’obstacles à sa vocation sacerdotale ! Son père d’abord, qui avait trop besoin de bras pour la ferme familiale, la conscription dans les armées napoléoniennes, et jusqu’à l’examen final d’admission au sacerdoce : Jean-Marie Vianney ne parvenait pas à comprendre les questions, posées en latin. Mais la divine Marie veillait. Monsieur Courbon, premier grand vicaire du diocèse de Lyon à qui revenait la décision demanda simplement : « L’abbé Vianney est-il pieux ? A-t-il de la dévotion à la Sainte Vierge ? Sait-il dire son chapelet ?

– Oui, c’est un modèle de piété !

– Un modèle de piété ! Eh bien, je l’appelle ! La grâce de Dieu fera le reste ! »


Sainte Philomène
Ste Philomène

Ainsi fut ordonné prêtre, en 1815, celui qui quelques années après, sera connu dans toute la France sous le nom de Curé d’Ars et qui fut l’apôtre ardent de l’Immaculée Conception dont il cachait jalousement les apparitions. Mais le saint Curé d’Ars voyait aussi Notre-Seigneur. Sous quels traits ? Il ne le révéla jamais, ni aucune des grâces extraordinaires dont il a bénéficié.

Après quelques années de vicariat, il fut appelé à la cure d'Ars, et, en apercevant le clocher de sa paroisse, il se mit à genoux pour prier Dieu et lui recommander son ministère. Son premier soin fut de visiter ses paroissiens; il les eut vite conquis par sa vertu, et l'on vit succéder aux abus de toutes sortes et à l'indifférence, grâce à son zèle, un esprit profondément chrétien, une parfaite observance du dimanche: la paroisse, sous l'impulsion d'un Saint, était devenue une communauté religieuse. 

Bientôt, des pays voisins, on accourut pour l'entendre, pour se confesser à lui et obtenir des miracles, qu'il attribuait à sainte Philomène, dont le culte tout nouveau croissait chaque jour en popularité; aussi l'appelait-il sa "chère petite Sainte".

Dix ans plus tard, la réputation du saint curé s'était étendue au-delà de la France, et l'on ne tarda pas à venir de plus loin; la paroisse d'Ars, jadis inconnue et solitaire, était devenue un centre d'attraction universelle; aux personnes pieuses se joignaient des impies, des incrédules, des débauchés; les conversions se multipliaient par milliers. Il passait régulièrement jusqu'à seize et dix-huit heures par jour au confessionnal, et le reste du temps en prédications, catéchisme et prières.

La nuit le démon lançait des assauts contre lui. Quand son lit prit feu, une nuit : "Le démon n'a pas pu brûler l'oiseau, il n'a brûlé que la cage" dit-il.

Un jour une personne corpulente lui dit : "Quand vous irez au Ciel, je tâcherai de m'accrocher à votre soutane", et le Curé d'Ars, qui n'avait que la peau sur les os à force de toujours tout donner et de refuser la nourriture un peu reconstituante que ses paroissiennes essayaient de lui prodiguer, de répondre :
"Gardez-vous-en bien ! L'entrée du Ciel est étroite, et nous resterions tous deux à la porte".

Il reçut la visite de
Lacordaire : "La plus célèbre visite qu'ait reçue le curé d'Ars est sans doute celle du père Lacordaire. Venant à Lyon en simple pèlerin, l'illustre dominicain arrive incognito dans une modeste voiture. Or, sous les plis de son manteau noir, quelqu'un aperçoit une robe blanche, et très vite les pèlerins d'Ars apprennent qui est le visiteur. Remous profond. Le lendemain, on voit le père Lacordaire écouter dans un humble recueillement le sermon du curé(...) Il ne le quitte qu'avec déchirement et va même, s'agenouillant devant lui, jusqu'à lui demander sa bénédiction. Après quoi, J.M.Vianney le prie de le bénir à son tour : et c'est bien une scène étrange et pathétique, éclairée d'un jour du Moyen-Âge, digne de saint François d'Assise et de saint Dominique". (Michel de Saint-Pierre, La vie prodigieuse du curé d'Ars).

 

On rapporte plusieurs faits extraordinaires. Par exemple son intuition des faits psychologiques ou des pensées d'autrui, ses moments de lévitation etc.

En 1929, il a été déclaré "patron de tous les curés de l'univers" par Pie XI.

Le 8 décembre 2008, Benoît XVI a ouvert une
année jubilaire 2009 pour le 150e anniversaire de saint Jean-Marie Vianney", "année sacerdotale", "pour favoriser cette tension des prêtres vers la perfection spirituelle dont dépend surtout l'efficacité de leur ministère.
Avec ce thème :"Fidélité du Christ, fidélité du prêtre". Durant toute l'Année sacerdotale, les reliques du saint-curé ont été exposées dans Basilique vaticane, amenées par Mgr.Guy Bagnard, Evêque Belley-Ars.

 

 

Sources:

 

 

wikipedia ; Sanctuaire d'Ars ; Crc

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Dimanche 3 août 2014 7 03 /08 /Août /2014 00:00

Sainte Lydie de la Pourpre (Ier s.)D'après Saint Luc, elle serait la première Européenne à s'être convertie au Christ.

Saint Paul l'aurait rencontrée alors qu'il arrivait en Macédoine orientale. Elle était une non-juive et venait de la Grèce d'Asie (Lydie, d'où son nom) et s'était installée à Philippes, port de la mer Egée pour son commerce de tissu et de pourpre. Philippes était une ville qui avait été fondée en 356 av. J.-C. par Philippe II de Macédoine, le père d'Alexandre le Grand. C'est là qu'elle rencontra saint Paul et saint Luc (Actes des Apôtres 16. 11). 

Elle crut ce que Paul lui disait du Christ et lui offrit l'hospitalité : "Si vous voulez bien me considérer comme une servante de Dieu, descendez chez moi." On ne sait ce qu'elle devint.

Paul écrira plus tard : «Vous le savez vous-mêmes, Philippiens : dans les débuts de l’Évangile, quand je quittai la Macédoine, aucune Église ne m’assista par mode de contributions pécuniaires; vous fûtes les seuls, vous qui, dès mon séjour à Thessalonique, m’avez envoyé, et par deux fois, ce dont j’avais besoin.» (Philippiens. 4, 15-16).

Elle dut mourir vers 50-55, puisque Paul écrivant aux chrétiens de Philippes ne la mentionne pas dans sa lettre.

Sources : 1, 2, 3, 4

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Jeudi 31 juillet 2014 4 31 /07 /Juil /2014 00:00

SAINT IGNACE de LOYOLA, Fondateur de la Compagnie de Jésus (1491-1556)

Un militaire

 Saint Ignace naquit au château de Loyola, en Espagne. Il fut d'abord page du roi Ferdinand V; puis il embrassa la carrière des armes. Il ne le céda en courage à personne, mais négligea complètement de vivre en chrétien, dirigé uniquement par l'orgueil et l'amour des plaisirs. De ce chevalier mondain, Dieu allait faire l'un des premiers chevaliers chrétiens de tous les âges. 

Au siège de Pampelune, un boulet de canon brisa la jambe droite du jeune officier, qui en peu de jours fut réduit à l'extrémité et reçut les derniers sacrements. Il s'endormit ensuite et crut voir en songe saint Pierre, qui lui rendait la santé en touchant sa blessure. A son réveil, il se trouva hors de danger, quoique perclus de sa jambe.

Pour se distraire, il demanda des livres; on lui apporta la Vie de Jésus-Christ et la Vie des Saints. Il les lut d'abord sans attention, puis avec une émotion profonde. Il se livra en lui un violent combat; mais enfin la grâce l'emporta, et comme des hommes de cette valeur ne font rien à demi, il devint, dans sa résolution, un grand Saint dès ce même jour. Il commença à traiter son corps avec la plus grande rigueur; il se levait toutes les nuits pour pleurer ses péchés. Une nuit, il se consacra à Jésus-Christ par l'entremise de la Sainte Vierge, refuge des pécheurs, et Lui jura une fidélité inviolable. Une autre nuit, Marie lui apparut environnée de lumière, tenant en Ses bras l'Enfant Jésus.

Le rédacteur des Exercices Spirituels

Peu après, Ignace fit une confession générale et se retira à Manrèze, pour s'y livrer à des austérités qui n'ont guère d'exemple que dans la vie des plus célèbres anachorètes: vivant d'aumônes, jeûnant au pain et à l'eau, portant le cilice, il demeurait tous les jours six ou sept heures à genoux en oraison. Le démon fit en vain des efforts étonnants pour le décourager. C'est dans cette solitude qu'il composa ses Exercices spirituels, l'un des livres les plus sublimes qui aient été écrits par la main des hommes.

Fondateur de la Compagnie de Jésus (Jésuites)

Passons sous silence son pèlerinage en Terre Sainte et différents faits merveilleux de sa vie, pour rappeler celui qui en est de beaucoup le plus important, la fondation de la Compagnie de Jésus (1534), que l'on pourrait appeler la chevalerie du Christ et le boulevard de la chrétienté. Cette fondation est assurément l'une des plus grandes gloires de l'Église catholique; sciences profanes et sciences sacrées, enseignement, apostolat, rien ne devait être étranger à la Compagnie d'Ignace.

Les vertus du fondateur égalaient ses grandes oeuvres; elles avaient toutes pour inspiratrice cette devise digne de lui: Ad majorem Dei gloriam! "A la plus grande gloire de Dieu!"


Extrait des Exercices spirituels : Les Deux Etendards 

Quatrième jour : LES DEUX ETENDARDS

Méditation de deux étendards : l'un de Jésus-Christ, notre chef souverain et notre Seigneur ; l'autre de Lucifer, ennemi mortel de la nature humaine.

136 ‹ L'oraison préparatoire est toujours la même.

137 ‹ Le premier prélude consiste à se rappeler le fait historique de la méditation. Ici c'est, d'un côté, Jésus-Christ qui appelle tous les hommes et veut les réunir sous son étendard ; de l'autre, c'est Lucifer qui les appelle sous le sien.

138 ‹ Le second prélude est la composition de lieu. Ici, on se représentera une vaste plaine près de Jérusalem, au milieu de laquelle se trouve Notre Seigneur Jésus-Christ, chef souverain de tous les hommes vertueux, et une autre plaine près de Babylone, où est Lucifer, le chef des ennemis.

139 ‹ Le troisième prélude consiste à demander ce que je veux obtenir. Dans cet exercice ce sera, premièrement, la connaissance des ruses du chef des méchants et le secours dont j'ai besoin pour m'en défendre ; secondement, la connaissance de la véritable vie, qui nous est montrée par le chef souverain et légitime, et la grâce nécessaire pour l'imiter.

Première partie :

140 ‹ Dans le premier point, je me représenterai le chef du parti ennemi dans cette vaste campagne de Babylone, assis dans une chaire élevée, toute de feu et de fumée, sous des traits horribles et d'un aspect épouvantable.

141 ‹ Dans le second point, je considérerai comment il appelle autour de lui des démons innombrables ; comme il les répand, les uns dans une ville, les autres dans une autre, et ainsi dans tout l'univers, n'oubliant aucune province, aucune condition, aucun lieu, aucune personne en particulier.

142 ‹ Dans le troisième point, j'écouterai le discours qu'il leur adresse, comme il leur ordonne avec menaces de jeter des filets et des chaînes. Ils doivent tenter les hommes, en leur inspirant d'abord le désir des richesses, comme il fait le plus souvent lui-même, afin de les conduire plus facilement à l'amour du vain honneur du monde, et de là à un orgueil sans bornes. Suite


Les saints du jour; wikipedia; christ-roi.net

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Mardi 29 juillet 2014 2 29 /07 /Juil /2014 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fa/Saint_martha.jpg/280px-Saint_martha.jpgSAINTE MARTHE Vierge (+ vers l'an 81)

Sainte Marthe était soeur de Marie Madeleine et de Lazare. C'est elle qui dirigeait la maison de Béthanie et s'en montrait digne par sa douceur et son amabilité envers les siens, par sa charité envers les pauvres et par l'hospitalité si dévouée qu'elle offrait au Sauveur et à Ses disciples. Un jour, Marthe était absorbée par les soins domestiques, tandis que Madeleine se tenait aux pieds de Jésus. Marthe se plaignit:

"Seigneur, dites donc à Marie de venir m'aider, ne voyez-Vous pas qu'elle me laisse toute la charge?

Marthe, Marthe, lui dit le Maître, vous vous agitez trop. Une seule chose est nécessaire; Marie a choisi la meilleure part, et elle ne lui sera point enlevée."

C'est Marthe qui fit prévenir Jésus de la maladie, puis de la mort de son frère Lazare: "Seigneur, Lui dit-elle, dès qu'elle L'aperçut, si Vous eussiez été ici, mon frère ne serait pas mort." Et Jésus lui donnant des paroles d'espérance: "Seigneur, ajouta-t-elle, je crois que Vous êtes le Christ, Fils du Dieu Vivant."

Après la mort de la Très Sainte Vierge, Marthe subit le sort de Lazare et de Madeleine: exposée par les Juifs endurcis sur une frêle barque, à la merci des flots irrités, elle est portée avec les siens vers les beaux rivages de la Provence. Là elle participe à l'apostolat de son frère Lazare, qui devint évêque de Marseille, et à la sainte vie de Madeleine. Après un passage à Avignon, elle va se fixer à
Tarascon.

Marthe est devenue célèbre par l'enchaînement d'un dragon. Au moment où elle commençait à prêcher la foi sur les rives du Rhône, un monstre effroyable, connu sous le nom de Tarasque, jetait la terreur dans toute la contrée. Un jour que Marthe annonçait la parole divine dans la ville de
Tarascon, la foule s'écria: "Si vous détruisez le dragon, nous embrasserons votre foi.

Si vous êtes disposés à croire, répondit Marthe, tout est possible à celui qui croit." Et seule elle s'avance vers la caverne du monstre. Pour combattre cet ennemi, Marthe se munit du signe de la Croix; le monstre baisse la tête et tremble. Elle s'avance, l'enlace avec sa ceinture et l'amène comme un trophée de victoire aux habitants, et bientôt la Tarasque tombe écrasée sous les coups vengeurs de tout le peuple. En triomphant de ce monstre, Marthe avait triomphé du dragon infernal.

Marthe s'établit dans la ville, devenue chrétienne, se fit la servante des pauvres, et fonda une communauté de vierges.

Elle affectionnait sa retraite où elle préparait  son apostolat par une ascèse des plus rudes : elle était vêtue de toile grossière, pratiquait un jeûne continuel, couchait sur un amis de branches d'arbres et de sarments...; malgré son attrait pour la solitude, elle consacrait tout le temps nécessaire à la propagation de la doctrine du Christ, qui confortait son zèle en lui faisant multiplier les miracles. Ainsi elle guérissait les lépreux, les paralytiques, ressuscitait les morts; elle rendait l'usage de leurs organes aux aveugles, aux muets, aux sourds et à toutes sortes de malades. Voilà qui illustre fort bien la prophétie de l'Evangéliste : "Ceux qui croiront en lui chasseront en son nom les démons, parleront plusieurs langues, rendront aux malades la santé, détruiront les monstres" (Mc, 16, 17-18).

Voici la narration par Françoise Bouchard, d'un de ses plus grands miracles (in Marthe l'hôtesse du Seigneur, Résiac, 2° éditon, Montsûrs, 2005).
Un jour aux portes d'Avignon, elle harangait une foule immense rassemblée sur le bord du Rhône. Sur l'autre rive, une jeune homme, gêné par le tumulte des flots ne parvenait pas à l'entendre; il se jeta donc à l'eau pour rejoindre l'auditoire à la nage. Emporté par le courant, il disparut dans un tourbillon d'écume. Ce fut aussitôt la consternation générale. Malgré l'intervention rapide de quelques pécheurs, il resta introuvable. Au grand désespoir de ses parents, on se résigna donc à abandonner les recherches à la tombée de la nuit. Le lendemain - trois jours plus tard affirment certains -, vers la neuvième heure, le fleuve rejeta son corps inerte sur le rivage. On accourut de toutes parts auprès de Marthe et on lui apporta le cadavre tuméfié, en la suppliant de le ramener à la vie. Celui qui avait fait sortir son frère du tombeau au bout de trois jours ne devait-il pas, en l'occurence, prouver qu'il était le seul vrai Dieu en le ressuscitant aussi ?

Réalisant que la conversion de son auditoire était en jeu, elle se mit en prière; et, en s'avançant tout près du jeune homme, elle lui dit d'une voix ferme, en serrant sa main raide et glacée dans la sienne : "Au nom du Seigneur, Sauveur, Fils de Dieu, levez-vous et soyez témoin de la puissance et de la bonté du Dieu que j'annonce". L'enfant se leva, le visage aussi frais que s'il se réveillait d'un long sommeil.

Un tel événement, on le devine aisément, eut ses effets retentissants : tout d'abord, le baptême immédiat du jeune homme et de toute l'assistance, et ensuite le ralliement au christianisme de tous ceux qui en furent informés.

Pour commémorer ce miracle, on érigea sur cet emplacement, une petite chapelle (c'est tout près de cette chapelle que
saint Dominique eut à coeur de faire bâtir un couvent de son ordre) qui disparut, comme tant d'autres, sous les pics et les pioches des Révolutionnaires...

Après sa mort, Sainte Marthe fit encore de nombreux miracles; au V° siècle, elle obtint la guérison de
Clovis venu la prier sur son tombeau.

Source :

1- Les Saints du jour;

2- Françoise Bouchard*, Marthe l'hôtesse du Seigneur, Résiac, 2° édition, Montsûrs, 2005, p. 45-46.

* Françoise Bouchard est membre de la Société des Gens de Lettres de France, Membre des Académies Florimontane, Salésienne, Chablaisienne et de la Val d'Isère, Sociétaire de l'Association des Ecrivains Catholiques.

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Lundi 28 juillet 2014 1 28 /07 /Juil /2014 00:00

Saint Samson
(490-565)

Moine gallois, il partit prêcher en Irlande puis en Cornouailles avant de se rendre en Bretagne.

Il est l'un des nombreux
saints bretons que les traditions font venir des pays celtiques d'outre-Manche. Il est l'un des sept saints fondateurs de Bretagne. († v. 565). La ville de Dol-de-Bretagne est une étape du pèlerinage médiéval des sept saints de Bretagne continentale appelé Tro Breizh (Tour de Bretagne).

Il fonda un monastère et une ville, Dol, se créa autour. Lorsque le suzerain se fit renverser, Samson alla voir Childéric Ier pour qu'il rétablisse son suzerain qui l'avait aidé dans ses projets missionnaires. Il évangélisa la basse Seine avant de revenir mourir à Dol.

Son arrivée se signala par un miracle : la guérison de deux femmes, l'une lèpreuse et l'autre possédée du démon. D'après la lègende, le mari de la lèpreuse fit don à saint Samson d'un terrain sur lequel s'élèvera le monastère de Dol.


Samson aurait reçu sa formation dans le monastère de saint Iltud (Llantwitt). Il est consacré évêque du Pays de Galles par Dubric et décide de s’exiler en Armorique où il débarque à l’embouchure du Guioul avant de fonder le monastère de Dol. On le retrouve lors des tractations entre le roi franc Childebert Ier (511-588) et le chef breton Judual (Judikaël), qui grâce à son intervention, est rétabli dans ses droits sur la Domnonée.


Les saints du jour; wikipedia; infobretagne

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Dimanche 27 juillet 2014 7 27 /07 /Juil /2014 00:00
Saints George, Aurèle et Nathalie de Cordoue, Félix et Liliose, martyrs (+ 852)

Le 27 juillet 852, deux couples, Nathalie et son mari Aurèle, Félix et sa femme Liliane, accusés d’avoir renié l’Islam sont exécutés sur ordre du calife Abderrahman II. Cette histoire ne manque pas de concordance avec l'époque actuelle.

L’émirat de Cordoue (756-1031) en Andalousie est souvent décrit comme un symbole de la tolérance entre Musulmans, Chrétiens et Juifs. Les relations étaient souvent bonnes mais à condition que les Chrétiens acceptent leurs positions de dhimmis ou protégés, qu’ils n’épousent pas de musulmanes, et surtout qu’ils ne renient pas l’Islam s’ils avaient à un moment ou l’autre changé de religion.

Les dhimmis étaient 'protégés' moyennant l'acquittement d'un lourd impôt de capitation (jizya), d'un impôt foncier (kharâj), d'une certaine incapacité juridique et du respect de certaines règles édictées dans un "pacte" conclu avec les autorités. Ils ont une liberté de culte restreinte (interdiction de construire de nouveaux lieux de culte ou l'interdiction du prosélytisme)...

La majeure partie des Chrétiens d'Espagne n'avait déjà plus de Chrétien que le nom, ils dérangeaient fort peu les occupants musulmans. Les plus fervents et convaincus pratiquaient essentiellement en cachette, les prêtres non-apostats ne devaient pas avoir beaucoup de paroissiens... Des siècles d'arianisme jamais guéri et d'autres aventurismes théologiques, tout cela avait éloigné une bonne partie de la population du Christ. Mêmes causes, mêmes effets, voyez le restant de l'Occident de nos jours... Notons que cela n'empêcha pas ensuite la fameuse Reconquista, maison par maison, forêt par forêt... mais, il est vrai, il y avait alors les rois catholiques.

Certains comme l’évêque de Cordoue, prônaient la négociation, le compromis... D’autres comme le moine Euloge, criaient à la compromission et poussaient à des gestes ou des paroles jugées 'provocantes' qui aboutissaient au martyre. Le résultat ce sont 48 martyrs entre 851 et 858, souvent des prêtres accusés de blasphème antimusulman. Une histoire relativement moderne donc...

Aurèle et sa femme Nathalie faisaient comme tous les chrétiens de Cordoue : ils cachaient leur foi. Aurèle était fils d'un Arabe et d'une Espagnole de la haute société. Ces derniers moururent quand il était encore jeune et le confièrent à une tante qui l'éleva Chrétiennement. Devenu grand, il se crut autorisé à faire preuve d'un certain conformisme aux usages des autorités occupantes, mais il n'abandonnait pas sa religion secrète. Mieux, il confirma dans sa Foi sa jeune épouse Sabigothe, nommée aussi Nathalie (ou Noéle), née de parents musulmans, mais qu'un beau-père Chrétien avait de très bonne heure amenée au Christianisme.

Aurèle avait un parent, Félix, qui avait cru prudent d'abandonner toute profession extérieure de la Foi, mais qui la pratiquait dans l'intimité avec sa femme Liliose, fille de Chrétiens cachés. Voyant un jour un chrétien se faire bafouer en public, ils décidèrent avec des amis de ne plus se cacher ni d'avoir peur. Arrêtés parce que les femmes ne portaient pas le voile, ils furent condamnés à être décapités.

Lorsque Cordoue eut un émirat indépendant : il y eut une véritable persécution. Saint Euloge, archevêque de Tolède, y fut massacré en 859. Mais avant d'être décapité, le saint conta par écrit la fin héroïque des Chrétiens qui l'avaient précédé dans le martyre. Il a consacré des pages émouvantes, dans son "Memoriale sanctorum" (2,10), aux saints que nous fêtons aujourd'hui. Parmi ces martyrs de Cordoue que nous fêtons tout au long de l'année, voici donc ce groupe important.

Un jour, Aurèle croisa sur sa route ce cortège tragique : un Chrétien, nommé Jean, à califourchon sur un âne, tourné vers la queue, précédé de crieurs, suivi de sbires. Son torse sanglant était fouetté par la valetaille mauresque. Aurèle voulut racheter ses petites compromissions en imitant ce saint. Il se prépara au sacrifice suprême en adoptant avec Nathalie une vie toute vouée à la pénitence et à la charité. Ils mirent de côté le strict nécessaire à l'entretien d'une fillette qu'ils laisseraient après eux.

Nathalie et Liliose parurent dans la rue sans le voile habituel aux musulmanes. Bientôt les 2 ménages durent comparaître devant le cadi, le responsable musulman local. Avec eux fut arrêté Georges, un moine quêteur venu de Palestine. Celui-ci fit une violente déclaration contre Mahomet, "fidèle du diable, ministre de l'anti-Christ, labyrinthe de tous les vices." C'en était trop : il fut condamné à partager le sort des autres. On tua d'abord Félix, puis Georges, puis Liliose, et enfin Aurèle et Nathalie. C'était le 27 juillet 852.

En 858, Usuard rapporta des reliques d'Aurèle et de Georges à Saint-Germain-des-Prés.
Il ne faut pas la confondre avec une autre sainte Nathalie, fêtée le 26 août avec son mari saint Adrian, martyrs à Nicomédie au tout début du 4ème siècle.

Les saints du jour; Stmaterne; catholique.org; prenomdujour

Sainte Nathalie

Autres saints du calendrier martyrisés par des musulmans:
 
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Samedi 26 juillet 2014 6 26 /07 /Juil /2014 00:00

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Sainte Anne : la Mère de la très Sainte Vierge

 

Sainte Anne appartenait à ce peuple choisi qui, dans les desseins de Dieu, devait donner naissance au Sauveur des hommes; elle était de la tribu de Juda et de la race de David. Ses parents, recommandables par leur origine, devinrent surtout illustres entre tous leurs concitoyens par l'éclat d'une vie pleine de bonnes oeuvres et de vertus. Dieu, qui avait prédestiné cette enfant à devenir l'aïeule du Sauveur, la combla des grâces les plus admirables.

Après Marie, aucune femme plus que sainte Anne ne fut bénie et privilégiée entre toutes les autres
. Toute jeune enfant, elle était douce, humble, modeste, obéissante et ornée des naïves vertus de son âge. Plus tard, comme elle sut bien garder intact le lis de sa virginité! Comme elle dépassait toutes les filles, ses compagnes, par sa piété, par la réserve de sa tenue, son recueillement et la sainteté de toute sa conduite!

Puis, quand il plut à Dieu d'unir son sort à celui de Joachim, combien Anne fut une épouse prévenante, respectueuse, laborieuse, charitable et scrupuleusement fidèle à tous les devoirs de son état, vaquant à propos au travail et à la prière. Dieu lui refusa longtemps de devenir mère; elle se soumit humblement à cette épreuve et l'utilisa pour sa sanctification. Mais à l'épreuve succéda une grande joie, car de Joachim et d'Anne, déjà vieux, naquit miraculeusement Celle qui devait être la Mère du Sauveur et, dans l'ordre de la grâce, la Mère du genre humain. C'est sans doute un grand honneur pour sainte Anne, que d'avoir donné naissance à la Mère de Dieu; mais il lui revient beaucoup plus de gloire d'avoir formé le coeur de Marie à la vertu et à l'innocence!

L'Église célébrera dans tous les âges la piété maternelle de sainte Anne, et la gloire de sa Fille rejaillira sur elle de génération en génération. Le culte de sainte Anne a subi diverses alternatives. Son corps fut transporté dans les Gaules, au premier siècle de l'ère chrétienne, et enfoui dans un souterrain de l'église d'Apt, en Provence, à l'époque des persécutions. A la fin du VIIIe siècle, il fut miraculeusement découvert et devint l'objet d'un pèlerinage. Mais c'est surtout au XVIIe siècle que le culte de sainte Anne acquit la popularité dont il jouit.

De tous les sanctuaires de sainte Anne, le plus célèbre est celui d'Auray, en Bretagne; son origine est due à la miraculeuse découverte d'une vieille statue de la grande Sainte, accompagnée des circonstances les plus extraordinaires et suivies de prodiges sans nombre. Sainte-Anne d'Auray est encore aujourd'hui l'objet d'un pèlerinage national.


Wikipedia relève une légende "Anne,
La « grand-mère des Bretons »". En breton, sainte Anne est surnommée « Mamm gozh ar Vretoned », c’est-à-dire la grand-mère des Bretons. Des légendes la décrivent comme originaire de Plonévez-Porzay (Gwenc'hlan Le Scouëzec, Guide de la Bretagne (page 457), Coop Breizh, Spézet, 1997). Anatole Le Braz publie un récit (Magies de la Bretagne (tome 1 - Le Pardon de la mer, page 1088), Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 1994) dans laquelle Anne est mariée à un seigneur cruel et jaloux, qui lui interdit d’avoir des enfants. Lorsqu’elle tombe enceinte, il la chasse du château de Moëllien. Son errance avec la petite Marie la conduit à la plage de Tréfuntec où l’attend un ange, près d’une barque. Selon la volonté de Dieu, l'ange l'amène jusqu’en Galilée. Bien des années plus tard, Marie épouse Joseph et devient la mère du Christ. Anne revient en Bretagne pour y finir sa vie dans la prière et distribue ses biens aux pauvres. Toujours selon cette légende, le Christ vient lui rendre visite, accompagné de ses disciples Pierre et Jean, et lui demande sa bénédiction, avant de retourner en Terre sainte. Son corps aurait disparu après sa mort, mais des pêcheurs auraient retrouvé une statue à son effigie en baie de Douardenez. Celle-ci, installée près de l'endroit où Jésus avait fait jaillir une source, est devenue le but du plus ancien pèlerinage consacré à Sainte Anne et a pris le nom de Sainte-Anne-la-Palud. Le Grand Pardon qui, depuis l'antiquité, rassemble des milliers de pèlerins, le dernier week-end d'août de chaque année, est certainement le plus authentique et le plus ancien d'Armorique. Mais ceci n'est qu'une légende.

Anne Bernet évoque elle aussi dans son livre "Clovis et le Baptême de la France", un lien entre Sainte Anne et la religion primitive de la Gaule. Mais elle indique non pas que sainte Anne serait originaire de Bretagne, y aurait vécu avant d'aller en Galilée, puis serait revenue en Bretagne, mais que "le culte d'une déesse-mère chtonienne, maîtresse de la vie et de la mort, associée à l'agriculture, protectrice des troupeaux et des chevaux, parfois identifiée à la lune, aux sources, au feu, et guérisseuse" était répandu en Gaule.

Ce qui est étonnant, c'est que sainte Anne était déjà connue et vénérée chez nous en France, avant l'apparition du christianisme.

"Elle est ainsi évoquée, écrit Anne Bernet, selon les lieux et les circonstances, sous le nom d'Epona ou de Rigantona...; sous le nom d'Anna ou de Dana, aïeule des dieux et des hommes... ; et parfois sous ceux de Belisima (la 'Très Brillante') ou de Rosmerta. C'est encore sous une autre appellation, la 'Vierge qui enfantera', que la connaissent les druides du collège national de la forêt des
Carnutes. Encore très populaire aux premiers temps du christianisme, la déesse a été convertie. Le sanctuaire de la 'Virgo paritura' correspond à la cathédrale de Notre-Dame de Chartres; tant la croyance des Carnutes en la Vierge-Mère était propre à annoncer le mystère de l'Incarnation. Les sanctuaires d'Anna sont devenus ceux de sainte Anne, aïeule elle aussi, mais du vrai Dieu, et que les Bretons nomment toujours 'Mamm Goz', grand-mère".

Les saints du jour ; wikipedia; Anne Bernet, Clovis et le Baptême de la France, Editions Clovis, 1995, p. 28-30.

 

 


La fête de Sainte Anne, la grand mère de Jesus-Christ, en Bretagne.

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Vendredi 25 juillet 2014 5 25 /07 /Juil /2014 00:00

SAINT JACQUES LE MAJEUR

Apôtre

(+ vers l'an 44)


Saint Jacques le Majeur, fêté le 25 juillet, est le premier apôtre martyr, décapité sur l'ordre d'Hérode (Ac. 12, 1-2). « Il (Hérode) fit périr par le glaive Jacques, frère de Jean. » (Actes, XII:2)

Saint Jacques le Majeur, fils de Zébédée et de Salomé, était frère de saint Jean l'Évangéliste. On le surnomma le Majeur, pour le distinguer de l'Apôtre du même nom surnommé le Mineur, qui fut évêque de Jérusalem. Il était de Galilée et vint au monde douze ans avant Jésus-Christ. Il exerçait la profession de pêcheur, ainsi que son père et Jean, son frère. Un jour qu'ils nettoyaient leurs filets dans une barque sur les bords du lac de Génésareth, Jésus appela les deux frères; à l'instant, quittant leur barque et leur père, ils se mirent à Sa suite et furent bientôt agrégés au collège des Apôtres.

Le choix que Jésus fit des deux frères pour être, avec Pierre, témoins de Sa Transfiguration, et plus tard de Sa prière au Jardin des Oliviers, montre assez l'affection dont Il les honorait. Après la dispersion des Apôtres, Jacques le Majeur vint en Espagne, dont Dieu le destinait à faire la conquête. Il la parcourut en tous sens et la féconda de ses sueurs; mais il ne put convertir que neuf disciples. N'est-ce pas un sujet de consolation pour les prédicateurs dont les efforts ne sont pas toujours couronnés de succès? Dieu Se plaît ainsi à éprouver Ses envoyés; ils sèment, d'autres recueilleront la moisson.

Du reste, Jacques eut une grande consolation: la Sainte Vierge, vivante encore, lui apparut et lui demanda de construire, en Son honneur, une chapelle qui serait une protection pour l'Espagne. La Sainte Vierge a maintes fois prouvé depuis aux Espagnols qu'ils étaient sous Sa sauvegarde.

Saint Jacques revint à Jérusalem, y prêcha la foi de Jésus-Christ et convertit beaucoup de personnes. L'Apôtre gagna à Jésus-Christ deux magiciens qui avaient cherché à le confondre par leur art diabolique. Un jour qu'il prêchait, une émeute, préparée à l'avance, se souleva contre lui; on le conduisit au gouverneur Hérode, en disant: "Il séduit le peuple, il mérite la mort." Hérode, homme sans conscience, visant avant tout à plaire, commanda de trancher la tête au saint Apôtre.

Une tradition fit de Jacques l'évangélisateur de l'Espagne, avant sa mort ou par ses reliques. Sa dépouille mortelle y fut conduite par quelques disciples. Il n'est peut-être pas au monde un ancien pèlerinage plus célèbre que celui de Saint-Jacques de Compostelle. Saint Jacques a été souvent le défenseur de l'Espagne contre les Sarrasins. Il y est particulièrement vénéré sous le nom de Santiago. Son corps aurait été découvert grâce à une étoile dans un champ, d’où le nom de Compostelle. Le pèlerinage vers St Jacques de Compostelle a été le grand pèlerinage depuis le Moyen Age, et les « jacquets » marchent toujours vers le champ de l’étoile.

L’apôtre Jacques est dit « le majeur » pour le distinguer d’un autre apôtre Jacques le mineur (fête le 3 mai  ).

Les saints du jour; herodote.net; wikipedia; prenom du jour

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Jeudi 24 juillet 2014 4 24 /07 /Juil /2014 00:00

Devant deux femmes en prières, Sainte Christine reconnaissable à sa meule est accompagnée de Ste Gudule.
Huile de Joos van Cleve, élément d’un triptyque à Marie, ancienne Pinacothèque de Munich.

 

Christine était une enfant de dix ans; cependant il ne fallut pas moins de trois tyrans successifs pour la faire mourir, car les deux premiers furent victimes de leur cruauté. Elle devait périr sousles flèches, puis attachée à une roue, puis mordue par des serpents.. c’est finalement une meule attachée à son cou qui l’a entraînée au fond de l’eau.

Elle avait pour père un gouverneur romain, nommé Urbain, très attaché au culte des faux dieux. Christine, inspirée d'en haut, après avoir ouvert les yeux à la vraie foi, enleva toutes les idoles d'or et d'argent que son père adorait dans sa maison, les mit en pièces et les donna en aumône à de pauvres chrétiens. A cette nouvelle, la colère de son père ne connut pas de bornes; elle fut souffletée, fouettée, déchirée avec des griffes de fer.

Au milieu de ces tortures, l'héroïque enfant conservait la paix de son âme et ramassait les morceaux de sa chair pour les présenter à son père dénaturé. Le supplice de la roue et celui du feu lui furent inoffensifs. Un ange vint ensuite dans la prison de Christine guérir ses plaies. Son père tenta un dernier effort; il la fit jeter dans le lac voisin avec une pierre au cou, mais un Ange la conduisit saine et sauve au rivage. Ce nouveau prodige irrita tellement le père barbare, que, le lendemain, on le trouva mort dans son lit.

Un nouveau gouverneur fut l'héritier de sa cruauté; il fit coucher Christine dans un bassin d'huile bouillante mêlée de poix; mais elle fit le signe de la Croix sur elle et ne ressentit pas les atteintes de ce supplice. Après de nouvelles tortures, on la conduisit dans le temple d'Apollon; dès qu'elle y entra, l'idole se brisa en pièces, et le tyran tomba raide mort. Sur le coup, trois mille infidèles se convertirent à la vraie foi.

La courageuse martyre dut être présentée devant un troisième juge, qui eut à coeur de venger la honte et la mort de ses deux prédécesseurs. Il fit jeter la jeune martyre dans une fournaise ardente, où elle resta cinq jours sans en rien souffrir. Les bourreaux, à bout d'expédiant, la laissèrent en prison au milieu d'une quantité de vipères que ne lui firent aucun mal. On lui coupa la langue sans qu'elle perdît l'usage de la parole. Enfin, attachée à un poteau, elle fut percée de flèches.

Son tombeau fut retrouvé à Bolsena, ville italienne du sud  de la Toscane, en 1880.
 


Sainte Christine portant des flèches et avec sa meule est accompagnée par saint Jacques. Peinture flamande vers 1490. Ancienne Pinacothèque de Munich.

 Sainte Christine de Rome ne doit pas être confondue avec deux autres saintes du même nom, Christine de Tyr, célébrée en Orient, et qui a été victime à 14 ans des persécutions de l’empereur Dioclétien vers 300, a subi de terribles supplices en gardant le sourire, avant d’avoir le cœur transpercé par une lance. Et Christine l’admirable, une mystique du XIIIème siècle dont les expériences sont « admirables » et incroyables bien que rapportées par un sage chroniqueur, le cardinal Jacques de Vitry.



































 


Les Saints du jour; prenom du jour

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Mercredi 23 juillet 2014 3 23 /07 /Juil /2014 00:00


SAINTE BRIGITTE de SUÈDE

Veuve, Fondatrice d'Ordre, co-patronne de l'Europe


Fille de parents nobles, Ste Brigitte fut éducatrice à la cour royale de Suède, épouse, mère de famille, veuve et fondatrice d'une congrégation religieuse. Favorisée de révélations célestes, elle fut appelée à jouer un rôle éminent aussi bien auprès des papes qu'auprès des dirigeants politiques de Suède et d'Europe, comme put en faire autant Ste Catherine de Sienne (1347-1380) .


Sainte Brigitte naquit en Suède, de famille royale. Sa mère avait été sauvée d'un naufrage en considération de l'enfant qu'elle portait dans son sein. Bien qu'à sa naissance un saint personnage eût reçu de la Sainte Vierge l'assurance que cette enfant ferait entendre sa voix dans tout l'univers, Brigitte fut muette, jusqu'à l'âge de trois ans; mais, ce temps écoulé, elle parla tout à coup aussi bien qu'une grande personne.



A l'âge de dix ans, elle fut singulièrement touchée d'un sermon sur la Passion du Sauveur. La nuit suivante, elle vit le divin Crucifié tout couvert de plaies et de sang, et L'entendit dire: "Regarde, Ma fille, comme J'ai été traité. – Et qui Vous a traité si cruellement? dit-elle. – Ce sont ceux qui Me méprisent et sont insensibles à Mon amour pour eux." À partir de cette époque, la seule pensée des mystères de la Passion faisait couler ses larmes.



Une nuit qu'elle était en prière, sa tante, chargée de son éducation après la mort de sa mère, la surprit et voulut la frapper; mais la verge se rompit entre ses mains. Brigitte, tout enfant, était souvent assaillie par le démon qui prévoyait en elle une grande ennemie; mais elle trouvait un secours assuré en courant dans sa chambre se jeter aux pieds du crucifix qui lui avait parlé.



Malgré son goût pour la virginité, Brigitte accepta le mariage par obéissance; elle et le prince, son mari, se préparèrent par un an de prières et de bonnes oeuvres aux obligations de leur état. Dieu donna à ces pieux époux huit enfants. Brigitte fut le modèle des mères par sa sollicitude envers sa famille; elle éloignait de sa maison tout ce qui n'y aurait pas apporté l'édification et la vertu: "Après la lecture de la Bible, répétait-elle à ses enfants, n'ayez rien de plus cher que la Vie des Saints."


En 1350, Ste Brigitte voit le Christ en croix s'animer. Il lui révélera les 15 oraisons à réciter chaque jour pendant un an afin d'honorer les 5480 coups reçus lors de sa passion.


A la mort de son mari, elle s'adonna aux saintes oeuvres avec plus de liberté que jamais, apprenant à ses enfants à laver les pieds des pauvres, à soigner les plaies des malades, à soulager toutes les misères. Mais la grande mission de sa vie, Brigitte l'accomplit pendant ses dernières années, qu'elle passa dans la pénitence et la contemplation de Jésus Crucifié. Ses révélations étonnantes ont fait d'elle la merveille de son siècle. Ainsi, eut-elle la vision d'un saint martyr qui lui dit: «Moi et d'autres saints, nous avons obtenu pour toi, de Dieu, la grâce d'entendre, voir et connaître les choses spirituelles, et l'Esprit de Dieu enflammera ton âme. » Ce qui l'amènera à révèler la présence au
purgatoire de son mari décédé peu de temps auparavant.



C'est à Rome, où elle aimait à séjourner près des tombeaux des Saints, que le Sauveur lui fit connaître l'heure de sa mort prochaine; elle rendit le dernier soupir en prononçant avec amour les dernières paroles de Jésus expirant: "Mon Père, je remets mon âme entre Vos mains."


Le crucifix qui a parlé à Ste Brigitte se trouve dans la basilique Saint Paul Hors les Murs au sud de Rome, là ou le Christ lui a révélé les 15 Oraisons et les 7 Paters.


Ste Brigitte de Suède, aux côtés de saint Benoît, 
a été déclarée par Jean-Paul II co-patronne de l'Europe avec sainte Catherine de Sienne et sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix. (Lettre apostolique « Spes aedificandi » 02/10/1999)

Le 4 octobre 2002 à l'occasion du jubilé de sainte Brigitte de Suède, de nombreux évêques luthériens étaient présents à Rome, ainsi que la princesse Victoria de Suède et la princesse Bénédicte de Danemark. 


Source: Les Saints du jour; apotres.amour

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Mardi 22 juillet 2014 2 22 /07 /Juil /2014 00:00
Marie Madeleine, soeur de Marthe et de Lazare, était d'une famille distinguée de Béthanie. Après la mort de ses parents, Marie avait reçu en héritage le château de Magdala, en Galilée, d'où lui vint le surnom de Madeleine, et elle y vivait dans le luxe et les plaisirs au point qu'elle devint le scandale de toute la Galilée, et qu'on ne la connut bientôt que sous le nom de la Pécheresse. En punition de ses débordements, elle fut possédée du démon jusqu'au jour où le Sauveur, lui remettant ses péchés, la délivra de la domination de Satan.

Dieu avait fait naître en ce coeur coupable le désir de voir Jésus; ce désir devait être son salut, car le Sauveur voulait donner en Madeleine un exemple frappant de Sa miséricorde infinie en même temps que de la plus parfaite pénitence. C'est elle qui, ayant un jour suivi le Seigneur chez Simon le Pharisien, versa sur les pieds de Jésus un vase de parfum précieux, les arrosa de ses larmes et les essuya avec ses cheveux, et qui entendit ensuite cette parole:

"Beaucoup de péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé."

Nous la rencontrons, depuis lors, très souvent dans l'Évangile; elle contemple Jésus et L'écoute, dans la maison de Béthanie, pendant que sa soeur Marthe s'occupe seule du service de la maison: "Marie, dit le Sauveur, a choisi la meilleure part." Une autre fois, dans les derniers jours de sa vie, Jésus voit Madeleine répandre un parfum délicieux sur cette tête divine qui bientôt sera couronnée d'épines. Elle accompagne le Sauveur au sommet du Calvaire, assiste à Sa mort et à Sa sépulture, et bientôt reçoit l'une des premières visites du Christ ressuscité: "Marie!" S'écrie le Sauveur. Et Marie, reconnaissant Jésus, Lui répond dans une effusion d'amour: "O mon Maître!"

Peu après, les Juifs endurcis, fatigués de ses exhortations et de celles de Marthe et de Lazare, les exposèrent sur la mer par une tempête, dans une pauvre barque sans rames ni voiles. La nacelle voguait à la garde de Dieu, et vint aborder, après quelques jours, au rivage de Marseille. Les pieux disciples du Christ firent là de nombreuses conquêtes.

Quant à Madeleine, elle s'enfonça dans les montagnes sauvages et solitaires et fut transportée par les anges dans une grotte appelée depuis
la Sainte-Baume, où elle mena une vie plus angélique qu'humaine, favorisée des grâces les plus merveilleuses, ne vivant que de la Sainte Communion, soupirant et versant des larmes de pénitence et d'amour.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Les Saints du jour
Basilique de Saint Maximin

Au pied de la montagne dans le Var et aux portes des Bouches du rhône, la basilique Sainte Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, achevée en 1532 est le plus important exemple de style gothique en Provence.

Dans la tradition chrétienne médiévale, après avoir débarqué aux Saintes-Maries-de-la-Mer, Sainte Marie-Madeleine aurait occupé pendant trente ans une grotte du massif de la Sainte-Baume (départements des Bouches-du-Rhône et du Var) pendant qu'elle évangéliseait la Provence, de nombreuses années dans le dénuement et l'abandon le plus total, on dit qu'un ange venait lui apporter à manger.

A sa mort, elle aurait été ensevelie dans la crypte de la basilique de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Cette grotte est la grotte de la Sainte Baume près de Marseille, une église y a été élevée et les reliques de Sainte Marie Madeleine y sont conservées, ainsi que dans la basilique de Saint-Maximin.
Chaque année, les Dominicains qui entretiennent ce lieu organisent une fête le jour de sa fête, le 22 juillet, et une procession avec les reliques a lieu du couvent jusqu'à la grotte, sous forme de chemin de croix. On gravit la montagne et arrivés en haut, avant les dernières marches dans le virage, on se trouve devant une scène de l'Evangile: la croix de Jésus et celles des deux larrons, avec la Vierge Marie, Saint Jean et Sainte Marie Madeleine au pied de la croix de Jésus, d'un réalisme saisissant et émouvant; et juste avant de pénétrer dans la grotte, on se trouve devant Sainte Marie Madeleine pleurant au pied de la croix. Ce pèlerinage en souvenir de celle qui a tant aimé Jésus et a radicalement changé de vie est très porteur et nous plonge 2000 ans en arrière...
La basilique est mondialement connue pour son orgue, magnifique témoin de l'école française, ayant conservé l'intégralité de ses 2960 tuyaux d'origine. En juillet 1971 André Stricker (1931-2003) y donne un récital "Des fils de Bach à Beethoven" d'où est extrait ce choral de Buxtehude: "Wie schön leuchtet der Morgenstern", d'aprés l'hymne de 1599 de Philipp Nicolai dont Bach tirera sa cantate du même nom.
 
Saint Louis est allé en pélerinage à la Sainte Baume, il semble qu'il se soit beaucoup intéressé à la vie de Marie-Madeleine.
Marie-madeleine ou myriam ou maya qui signifie aussi goutte d'eau de mer.
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Lundi 21 juillet 2014 1 21 /07 /Juil /2014 00:00


SAINT VICTOR de MARSEILLE

Soldat et Martyr

(+ 303)

Militaire romain, officier dans la légion thébaine. Son culte est très ancien puisqu'on construisit en 415, à Marseille, un monastère portant son nom. Il aurait été un brillant officier, mais il refusa de trahir le Christ. Saint Victor naquit vers le milieu du IIIè siècle, d'une noble famille de Marseille. Ses parents en firent un chrétien, et quand il fut en âge de choisir une profession, il choisit le métier des armes, où il servit les empereurs avec honneur et vaillance.

Victor ayant appris que l'empereur Maximien arrivait à Marseille pour persécuter les chrétiens, au lieu de cacher sa foi, il sentit s'accroître en lui son zèle pour la défendre. Il parcourait hardiment les rangs de ses compagnons chrétiens pour les encourager à ne pas faiblir. Jour et nuit il se rendait de maison en maison, exhorter les fidèles à souffrir généreusement pour Jésus-Christ; il allait même accompagner les martyrs jusque dans leurs supplices, pour les fortifier dans le combat suprême.

Trahi par son zèle, il fut chargé de chaînes et conduit à l'empereur lui-même. Maximien employa successivement les promesses et les menaces pour l'engager à sacrifier aux dieux; le Saint, inébranlable, confondit le tyran en démontrant la vanité des idoles et la divinité de Jésus-Christ. L'empereur crut qu'une grande humiliation pourrait triompher de Victor; il le fit traîner par les pieds et poursuivre par les coups et les huées de la populace païenne. Après ce premier tourment, Victor répondit aux nouvelles questions: "Je suis chrétien, je méprise vos dieux et je confesse Jésus-Christ." A ces mots, on l'étendit sur un chevalet, et son corps fut affreusement déchiré.

Pendant ce supplice, Jésus-Christ lui apparut la Croix à la main, en lui promettant une immortelle couronne, et cette vision adoucit le sentiment de ses douleurs. La nuit suivante, dans sa prison, il fut visité par les Anges. Trois gardiens, frappés de voir le cachot resplendir d'une miraculeuse clarté, se convertirent, furent baptisés et reçurent le martyre avant Victor lui-même. Trois jours après, Maximien rappela Victor devant son tribunal et lui ordonna d'adorer une idole de Jupiter. Victor, saisi d'horreur, poussa l'autel avec son pied et le renversa ainsi que l'idole. Le tyran, pour venger son dieu, fit couper le pied au vaillant chrétien. Victor offrit ce membre à Jésus-Christ comme les prémices de son sacrifice. Ensuite il fut placé sous la meule d'un moulin pour être broyé, mais la machine se brisa; il fallut, pour achever la victime, lui trancher la tête. En ce moment, une voix céleste fit entendre ces paroles: "Victor, tu as vaincu!"

Victor figure au propre du diocèse de Marseille comme fête patronale de la ville.

Sources : Les Saints du jour; Nominis; Abbaye Saint Victor Marseille; wikipedia

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