Christ Roi

Saints du jour

Samedi 15 mars 2014 6 15 /03 /Mars /2014 00:00

Sainte-Louise-de-Marillac.jpg

 

Louise de Marillac, naquit le 12 août 1591, à Ferrières-en-Brie où elle fut baptisée avant que son père, dont elle était la fille naturelle, ne s'installât à Paris. Après que son père se fut remarié, avec Antoinette La Camus (12 janvier 1595), elle fut mise, en 1602, en pension chez les Dominicaines du monastère royal Saint-Louis de Poissy où Louis de Marillac avait une tante religieuse ; elle fut ensuite confiée à un petit pensionnat, chez une bonne fille dévote, avec d’autres demoiselles, où elle fut initiée aux travaux ménagers et à la peinture.

 

Après la mort de son père (25 juillet 1604), Louise de Marillac avait songé à devenir capucine, mais elle fut refusée par le provincial des Capucins, Honoré de Champigny.

 

Le 6 février 1613, on lui fit épouser, à la paroisse Saint-Gervais de Paris, un secrétaire des commandements de Marie de Médicis, Antoine Le Gras, écuyer, homme de bonne vie, fort craignant Dieu et exact à se rendre irréprochable, dont, le 18 octobre 1613, lui naîtra un fils, Pierre-Antoine, qu'elle élèvera, à partir de 1619, avec les sept enfants d'une de ses cousines défunte.

 

Mélancolique, inquiète et scrupuleuse, Louise de Marillac était sans cesse agitée par le doute sur elle-même que Jean-Pierre Camus, son directeur spirituel, avait beaucoup de mal à apaiser. Son angoisse grandit encore lorsque son mari tomba malade d’un mal que l’on jugeait incurable et dont elle se croyait la cause pour n’être pas entrée en religion.

 

Le 4 juin 1623, jour de la Pentecôte, elle était à la messe, à Saint-Nicolas-des-Champs, lorsque, en un instant, elle fut libérée de ses doutes : « Je fus avertie que je devais demeurer avec mon mari et qu’un temps viendrait où je serai en état de faire vœu de pauvreté, chasteté et obéissance, et que ce serait avec des personnes dont quelques-unes feraient le semblable... »

 

Vers la fin de 1624, elle se mit sous la direction de saint Vincent de Paul qui s’était fait longtemps prier pour accepter. Après la mort de son mari, le 21 décembre 1625, elle fit vœu de viduité et mena dans le monde une vie toute religieuse où elle conjuguait, avec un règlement très strict, la prière et le secours des pauvres, sans cesser d'être attentive à l'éducation de son fils. Elle s’installa rue Saint-Victor, tout près du collège des Bons-Enfants que Mme de Gondi venait de donner à Vincent de Paul qui l’employait dans les Charités, ces groupements de dames et de filles pour l’assistance des malades dans les paroisses et les visites à domicile.

 

En 1628, lorsque son fils fut entré au séminaire Saint-Nicolas-du-Chardonnet, elle disposa davantage de temps pour se consacrer aux œuvres et Vincent de Paul la chargea de surveiller les Charités, de modifier leur règlement et de visiter celles des provinces. Elle n’eut aucun mal à persuader Vincent de Paul que les Dames associées ne pouvaient rendre aux malades les services pénibles qu’exigeait leur état, et qu’il fallait songer à réunir des personnes zélées pour se dévouer entièrement à l’œuvre sans autres devoirs et préoccupations au dehors. C’est ainsi que naquirent les Filles de la Charité.

 

Jusqu'à sa mort (15 mars 1660), elle gouverna les Filles de la Charité pour qui elle rédigea trois règlements successifs.

 

Son corps repose à Paris, au 140 rue du Bac, dans la Chapelle Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, où il y a aussi le corps de sainte Catherine Labouré et le cœur de saint Vincent de Paul.

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d9/Louisedemarillac.jpg/800px-Louisedemarillac.jpg

 

 

Louise de Marillac fut béatifiée le 9 mai 1920 par Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922) et canonisée le 11 mars 1934 par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).

 

Le Bx Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963) la proclama, en 1960, Patronne de tous ceux qui s'adonnent aux œuvres sociales chrétiennes.

 

 

Sources:

 

1 http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20140315&id=13850&fd=0

2 http://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_de_Marillac

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Vendredi 14 mars 2014 5 14 /03 /Mars /2014 00:00

Sainte Matilde, Basilique Notre Dame de Genève, Suisse  Sainte Matilde, Basilique Notre Dame de Genève, Suisse

 

Epouse d'Henri Ier, roi de Francie orientale (Germanie), ils formaient un couple très uni, priant ensemble. Ils eurent cinq enfants.

Devenue veuve en 936, elle chercha à réconcilier les deux ainés de ses enfants qui se disputaient la couronne de leur père. Ne pouvant être écoutée, elle se retira dans un monastère de Westphalie, jusqu'à ce que ses fils, honteux de leurs actes, la rappellent.

L'aîné Othon alla se faire sacrer Empereur d'Allemagne à Rome, et Mathilde profita de sa régence pour fonder nombre d'églises, hôpitaux, et quatre monastères bénédictins, dont celui de Quedlinbourg où elle mourut et fut enterrée.

Mathilde est vénérée par l'Eglise catholique romaine, son culte étant surtout répandu en Saxe et Bavière. Elle est fêtée le 14 mars. Elle est la patronne des familles nombreuses et est invoquée pour venir en aide aux parents en conflit avec leurs enfants.

Les détails de sa vie proviennent majoritairement de Rerum Gestarum Saxonicarum (Histoire des Saxons) du moine chroniqueur Widukind de Corvey et de deux hagiographies (la vita antiquior and vita posterior) écrites respectivement en 974 and et 1003.

Sources :
1, 2

 

Henri-Ier-et-Mathilde-de-Germanie--par-Konrad-Astfalck--189.jpg
Henri Ier et Mathilde de Germanie, par Konrad Astfalck, 1896

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Jeudi 13 mars 2014 4 13 /03 /Mars /2014 00:00

http://unjourunsaint.hautetfort.com/images/thumb__rodrigo_salomon.jpgSaint Rodrigue avait deux frères vivant à Cordoue sous la domination arabe. L'un était chrétien et l'autre musulman ; ils se battaient souvent pour des questions de religions. Un jour, voulant les séparer, il reçut tous les coups et fut considéré comme mort. Son frère catholique s'enfuyant par crainte du calife d'Espagne, son autre frère musulman emmena son corps en ville et accusa le catholique d'avoir tué un musulman, prétendant que Rodrigue s'était converti.

Rodrigue revint alors à lui et nia son attachement à l'islam, criant haut et fort sa foi chrétienne. Le Cadi le mit alors en prison pour "apostasie" où il rencontra Salomon, accusé du même crime : être chrétien. Liant amitié, ils passèrent le peu de temps qu'il leur restait en prière.

Ils furent décapités le même jour à Cordoue.

Source

 

Autres saints martyrs dans l'Espagne Al-Andalus  :

 

Saints Nathalie, Aurèle et leurs compagnons, martyrs (+ 852)

- Sainte Olive (ou Olivia), martyre (9ème s.)

- Saint Parfait de Cordoue, prêtre et martyr (+ 850)

- Saintes Flora et Maria, martyres († 851)

 

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- Un cardinal peut-il prononcer la chahâda, la profession de foi de l’Islam ?

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Mercredi 12 mars 2014 3 12 /03 /Mars /2014 00:00

http://ocafs.oca.org/Icons/december/1228glycerius-simonmyrrh-gorgonius.jpg

Martyrologe Romain : saint Pierre martyr, officier de la chambre de Dioclétien, comme il se plaignait avec trop de liberté des supplices infligés aux martyrs, l’empereur le fit amener pour ce motif devant lui, ordonna d’abord de le suspendre, de le déchirer longuement à coups de fouet, d’arroser ses plaies de sel et de vinaigre, enfin de le brûler à petit feu sur un gril. De la sorte, il fut vraiment l’héritier de la foi et du nom de Pierre. Dorothée et Gorgon, préposés aussi à la chambre impériale, ayant protesté, perdirent la vie étouffés, après des tortures variées.

 

 

Source: http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20140312&id=2663&fd=0

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Mardi 11 mars 2014 2 11 /03 /Mars /2014 00:00

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/rosine.jpgOn sait très peu de choses sur sa vie ; elle est vénérée en Allemagne depuis le XIVème siècle, dans l'église de Wengligen, du diocèse d'Augsbourg.

 

Jusqu’à une date récente nos calendriers mentionnaient à ce jour les saints Euloge ou Euthime, vénérables martyrs du IX° siècles. C’est sans doute l’engouement récent –et relatif – pour le prénom féminin de Rosine qui a valu à notre sainte sa place au 11 mars. Pourtant, le martyrologe romain ignore superbement notre sainte dont on ne sait pratiquement rien. En Allemagne, elle fut une des saintes les plus populaires dans le diocèse d’Augsbourg. En témoignent les nombreuses prières populaires et images pieuses représentant notre sainte avec le glaive et la palme de son martyre. Depuis le XIII° siècle, elle est la patronne principale de Wenglingen, près d’Apfeltrang où un tableau la représentant dans la gloire de son martyre domine le maître-autel de l’église principale. Les traditions locales en font une vierge ermite martyre au IV° siècle. Une chronique ancienne rapporte que lors de la procession de la Fête-Dieu 1769 à Miesbach la sainte était représentée en un tableau vivant, faveur réservée aux bienheureux les plus connus et vénérés. Elle est toujours fêtée le 11 mars à Wenglingen.

 

Célébrités :

En France, il a, curieusement, été populaire dans la première moitié du XX° siècle, peut-être à cause de la célèbre cantatrice de l’Opéra Rosine Stoltz (+1903.) ; mais plus vraisemblablement à cause du renom de Sarah Bernhardt, de son vrai nom, Rosine Bernard née en 1844, disparue en 1923. Rosine était également une des héroïnes du roman d’Alexandre Dumas « Les louves de Machecoul » (1858). Sans aucun doute également l’influence de Paul Poiret (+1944). Il a été le premier couturier à lancer sa marque de parfum dans les années 1910, sous le nom des Parfums de Rosine, du prénom de l’une de ses deux filles; il créa également un atelier de décoration, « Martine », prénom de sa seconde fille.

Vieux proverbe de ce jour (saint Euloge):

« Bon rédeux (éleveur de lapins), à saint Euloge, voit les jeunes lapins à l’auge ».

Pensée spirituelle :

« Avec un très grand talent et une plus grande modestie on peut rester longtemps inconnu. » (René Metz)

Courte prière :

« Qu’elle est grande, Seigneur ta bonté, tu réserves un lieu sûr à ceux qui te craignent, loin des intrigues des hommes. » (psaume 30)

 

 

Sources: 1 ; 2 ; 3

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Dimanche 9 mars 2014 7 09 /03 /Mars /2014 00:00

 

 

 

Video en anglais sur les 40 Martyrs de Sébaste

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3b/FortyMartyrsofSebaste.JPG/432px-FortyMartyrsofSebaste.JPG

Les Quarante martyrs de Sébaste étaient des soldats de la Douzième Légion Fulminata en garnison à Mélitène en Arménie romaine (Turquie actuelle). Vers 320, ils refusèrent, malgré la torture, de renier leur foi chrétienne.

 

Ce sont des saints chrétiens fêtés le 9 mars. (1)

 

 

Après la bataille qui, au pont Milvius, livra en 313 à Constantin l'empire d'Occident, son beau-frère Licinius, qui commandait en Orient, signa avec lui l'édit de Milan pour la paix de l'Église. Mais, païen obstiné, il ne l'avait fait que contraint et forcé. Aussi bientôt son impiété, stimulée encore par la jalousie qu'il portait à Constantin, recommença de s'exercer, sournoisement d'ordinaire, mais parfois ouvertement, contre les chrétiens. C'est particulièrement contre les soldats que Licinius donna carrière à sa cruauté. Préparant la guerre contre l'empereur d'Occident, il voulait s'assurer par l'apostasie leur fidélité à laquelle, chrétiens, ils eussent été tentés de manquer, croyait-il. On compte donc un certain nombre de martyrs dans l'armée à cette époque. Les plus célèbres sont assurément ceux qui souffrirent à Sébaste capitale de la province d'Arménie (aujourd'hui Sivas en Turquie) et qu'ont loués saint Grégoire de Nysse, saint Basile, saint Ëphrem, saint Jean Chrysostome. (2)

 

Arrêtés en mars 320, ils furent obligés de passer la nuit, nus, sur un étang gelé, en plein hiver à Sébaste. On leur promettait des bains chauds s'ils reniaient. Mais ils se soutenaient les uns les autres pour qu'aucun ne se perde. Le seul qui se rendit mourut aussitôt dans le bain à cause du changement trop violent de température. Un des gardiens, converti devant tant de piété, alla le remplacer sur le lac, de manière à maintenir le nombre sacré de quarante. Ils étaient tous morts le lendemain matin.

 

http://www.magnificat.ca/cal/fr/saints/images/les_quarante_martyrs_de_sebaste.jpg

 

La mémoire de leurs quarante noms a été conservée sous plusieurs variantes qui diffèrent assez peu les unes des autres : Acace, Aétius, Alexandre, Angias, Athanase, Candide (ou Claude), Cyrille, Dométien, Domnus, Ecdikios, Élie, Eunoïque, Eutychius, Flavius, Gaïus, Gorgonius, et un second Gorgonius, Hélien, Héraclius, Hésychius, Jean, Khoudion, (Léonce), Lysimaque, Mélèce, Méliton, Nicolas, Philoktimon, Priscus, Quirion, Sacerdon, Sévérien, Sisinius, Smaragde, Théodule, Théophile, Valens, Valère, Vivien, Xanthias, et le gardien Aglaïos.

 

Ils appartenaient à la légion XII Fulminata, cantonnée depuis longtemps dans la petite Arménie et où le nombre des chrétiens était considérable. Une ville du Sud de l'Albanie porte le nom de ces martyrs, très vénérés dans tout le monde chrétien, Sarande, du mot grec « Saranda » qui signifie « Quarante ».

 

Cette persécution avait été ordonnée par Licinius, empereur en Orient, alors qu'il était convenu avec Constantin Ier de laisser aux chrétiens leur liberté de conscience (Édit de Milan). Pour faire respecter la fin des persécutions, Constantin prit les armes contre Licinius, le vainquit et devint seul empereur romain.

 

Quand parurent les lettres impériales qui prescrivaient à toute l'armée de faire acte de culte idolâtrique, les agents de Licinius étaient prêts à toutes les sévérités. Or le groupe de quarante soldats de Sébaste se refusa énergiquement à obéir à cet ordre. Le gouverneur de la province, Agricolaùs, les cita à son tribunal. En vain essaya-t-il contre eux de la menace d'abord, puis des supplices. Déchirés par les fouets et les ongles de fer, les martyrs montrèrent une résolution supérieure à tous les tourments.

 

Agricolaùs les condamna à mort ; mais en attendant l'arrivée du commandant de la légion, Lysias, il les fit jeter en prison, liés, semble-t-il, tous d'une même chaîne. C'est là que, au nom de tous leurs compagnons, Mélétios, Aétios et Eutychios rédigèrent un admirable testament, pièce hagiographique peut-être unique en son genre, preuve du courage tranquille et de la foi profonde qui les animait.

 

Tous y règlent leurs funérailles, demandent que leurs restes soient ensemble ensevelis, recommandent à leurs parents de « s'abstenir de toute douleur et de toute inquiétude ». D'un ton grave et paisible, ils exhortent leurs frères à mépriser la gloire et la félicité humaines, « qui fleurissent pour un peu de temps et bientôt se flétrissent comme l'herbe, » et à « courir vers le Dieu bon qui donne une richesse sans fin à ceux qui s'empressent vers lui et accorde une vie éternelle à ceux qui croient en lui ». Enfin ils saluent nommément les prêtres, chefs des églises diverses du pays, et leurs amis. On se sent ému à l'adieu qu'adresse Mélétios à ses sœurs, à sa femme Domna et à son enfant, et Eutychios à sa fiancée Basilla. Mais eux, ils gardent un cœur ferme; leur plume ne tremble ni de la crainte de la mort ni de la perte des humaines tendresses.

 

Après sept jours de prison, ils furent de nouveau conduits au tribunal. Lysias y siégeait près d'Agricolaûs. L'interrogatoire reprit, astucieux, flatteur, puis brutal ; les confesseurs, frappés au visage à coups de pierre, bénissaient Dieu. Il ne restait qu'à les conduire au supplice.

 

La mort devait pour eux être particulièrement cruelle. L'hiver régnait sur la contrée, et il est très rigoureux en Arménie. Les bourreaux amenèrent les confesseurs, la corde au cou, sur un étang glacé. Tout près, un bâtiment destiné aux bains publics offrait à ceux qui seraient vaincus par le froid la tentation de ses baignoires chaudes. La nuit tombait ; on les abandonna nus sur l'eau gelée, aux morsures de la bise du nord. Peu à peu la peau, contractée par le froid, se crevassait, éclatait ; les pieds s'attachaient à la glace avec d'horribles douleurs. Et ce supplice, selon saint Grégoire de Nysse, dura trois jours entiers, pendant lesquels les héroïques confesseurs ne cessaient de louer Dieu et de s'exhorter mutuellement au courage. Ils demandaient d'être, tous les quarante, unanimes dans le supplice et unis dans la récompense.

 

Et voici qu'un garde, qui était posté près de l'étang pour donner secours à ceux qui céderaient, eut une vision. Des anges lui apparurent apportant aux confesseurs des robes magnifiques et trente-neuf couronnes d'or. « Trente-neuf, se disait-il ; ils sont quarante cependant ! » Or au moment où il pensait ainsi, un malheureux, vaincu par la souffrance, sortait de l'étang et se traînait jusqu'au bain ; mais il n'eut pas la force de se jeter dans l'eau tiède, et aussitôt il expira. Alors le gardien comprit. La défaillance de l'un, la constance des autres lui expliquèrent sa vision ; son cœur fut bouleversé, la foi l'envahit, en voyant dans la neige les vaillants à demi-morts déjà, mais sur qui planaient les éternelles récompenses, et, tout près, le cadavre déshonoré du renégat. Aussitôt il réveille les soldats : « Je suis chrétien ! » leur crie-t-il. Et, se dépouillant lui-même, il court prendre la place laissée vide.

 

http://www.fortymartyrs.org/images/40sebaste_martyrs.gif 


Guillaume Apollinaire utilise cette référence dans le poème La Chanson du mal-aimé, paru en 1913 dans son recueil Alcools, comme une image de la constance amoureuse au milieu des souffrances :


J'ai hiverné dans mon passé
Revienne le soleil de Pâques
Pour chauffer un cœur plus glacé
Que les quarante de Sébaste
Moins que ma vie martyrisés

 

http://www.traditioninaction.org/SOD/SODimages2/064_40Martyrs.jpg

 

 

http://www.myartprints.com/kunst/anonymous/martyrs_sebaste_fragmentblack_hi.jpg

Les Quarante Martyrs de Sébaste (Fragment) Mer Noire (17e siècle),

London, Private Collection Richard and Kailas Icons (Source)

 

 

Sources:

 

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Quarante_martyrs_de_S%C3%A9baste

(2) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20140309&id=14757&fd=0

(3) http://www.magnificat.ca/cal/fr/saints/les_quarante_martyrs_de_sebaste.html

 

 

Autres saints militaires chrétiens engagés dans l'armée romaine (non exhaustif) au calendrier: saint Maurice et comp. martyrs de la Légion Thébaine (v. 286), saint Victor, saint Georges, saint Sébastien, saint Martin de Tours, saint Ferréol, saints Serge et Bacchus, saint Corneille, centurion baptisé par saint Pierre († Ier s.), saint Théodore, soldat et martyr († 304)


 

. 6 octobre 2013 - Commémorations du 17e centenaire de l'édit de Milan

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Samedi 8 mars 2014 6 08 /03 /Mars /2014 00:00

http://i44.servimg.com/u/f44/11/64/82/51/image_10.jpg

 

Saint Jean de Dieu, fondateur des Frères de la Charité (1495-1550),

Père de l'hôpital moderne 

        « C’est un fou ! », un aliéné ou un révolutionnaire. Il croit à l’accompagnement thérapeutique et aux soins palliatifs. Il a une manière de parler aux malades, de tenir la main des mourants et de calmer les malades mentaux qui inquiète les partisans des saignées et des camisoles de force. Son père vendait des melons et des olives, et lui, João Cidade, est un pauvre portugais qui se retrouve vagabond pendant 33 ans.

À huit ans, pour des raisons que l'on ignore, le petit portugais Joao Ciudad fait une fugue et se retrouve, vagabond, sur les routes. Pendant 33 ans, il va mener une vie d'errance : enfant-volé puis abandonné par un prêtre-escroc, il parcourt l'Espagne.

http://covers.openlibrary.org/b/olid/OL564577M-M.jpg        Tour à tour berger, soldat dans l'armée de Charles Quint, valet, mendiant, journalier, infirmier, libraire... Le vagabond, un moment occupé à guerroyer contre les Turcs en Hongrie, se retrouve à Gibraltar. Et c'est là qu'un sermon de saint Jean d'Avila le convertit, le 20 janvier 1539. Il en est bouleversé et confesse publiquement son égarement. Il en est si exalté qu'on l'enferme avec les fous. Là, il découvrit la misère de ceux-ci et décida d'humaniser les hôpitaux.

        Ses collaborateurs étaient des pécheurs, des assassins, tous repentis. Son action envers les plus démunis fut couronnée de succès lorsque nombre de prostituées qu'il aidait changèrent de métier. Tout ce qu'il a découvert et souffert, va le faire devenir bon et miséricordieux pour les misérables. Il collecte pour eux, ouvre un hôpital, crée un Ordre de religieux, l'Ordre de la Charité.        

L'hôpital qu'il a fondé à Grenade donnera naissance aux Frères Hospitalier de Saint Jean de Dieu. Les "Frères Hospitaliers", qui portent son nom encore aujourd’hui, sont créés. Son hôpital prend bientôt de prodigieux accroissements, des aides financières de dernière minute viennent régulièrement sauver cette oeuvre de la charité. On vit bien alors que cet homme, traité partout d'abord comme un fou, était un saint.

Pour procurer des aliments à ses nombreux malades, Jean, une hotte sur le dos et une marmite à chaque bras, parcourait les rues de Grenade en criant: "Mes frères, pour l'amour de Dieu, faites-vous du bien à vous-mêmes." Sa sollicitude s'étendait à tous les malheureux qu'il rencontrait; il se dépouillait de tout pour les couvrir et leur abandonnait tout ce qu'il avait, confiant en la Providence, qui ne lui manqua jamais.

Un jour, un pauvre qu'il soignait disparut en lui disant: "Tout ce que tu fais aux pauvres, c'est à Moi que tu le fais."

http://4.bp.blogspot.com/_ouHd8TTf3HI/ScH9uk5CbUI/AAAAAAAAA-Q/cEZ99WVPfIg/s200/aphp-grand.jpgA 55 ans, Saint Jean de Dieu (1495-1550) meurt d’épuisement. Au moment de mourir, il dira :" Il reste en moi trois sujet d'affliction : mon ingratitude envers Dieu, le dénuement où je laisse les pauvres, les dettes que j'ai contractées pour les soutenir."

Il a été proclamé par Léon XIII, patron des malades et des hôpitaux en 1886, et par Pie XI, patron des infirmiers et infirmières en 1930.
Les institutions créées par lui devinrent en France « l’Assistance Publique ».
Musée de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris
Hôtel de Miramion
47, quai de la Tournelle, 5ème arr.


Sources :
12, 3, 4

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Quelques mots sur la charité publique au dit "Moyen Âge" et sous l'"Ancien Régime"

 

la fameuse "dîme", redevance collectée en faveur de l'Eglise qui a donné lieu dans la propagande des mythographes républicains aux calomnies les plus éhontées servait à financer l'assistance publique et réellement gratuite de l'époque.

acquis-1789.jpgIl faut savoir que 
"[l]es œuvres charitables et sociales qui sont aujourd'hui à la charge de l'Etat et des communes, c'est-à-dire en réalité à la charge des contribuables, l'Eglise de l'Ancien Régime les alimentait presque uniquement de ses fondations et de ses revenus." (Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome III, L'Ancien Régime, 5° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1914, p. 354.)

 

"Les ennemis de l'Eglise insistent sur l'établissement de la dîme ecclésiastique dès les premiers siècles de notre histoire nationale et la présente comme un ignoble impôt au clergé, nous répondons en énumérant les services que, grâce à cette dîme, le clergé rendit à la civilisation dans le haut Moyen-Âge, la dîme servait à alimenter la charité paroissiale, pendant plus de 1200 ans, le budget de l'Eglise fut en même temps celui de l'assistance et de la charité publiques:
- les aumônes, l'hospitalité (les Hospitaliers, les règles de saint Benoît, règle bénédictine, les nombreuses congrégations hospitalières),
- œuvre d'assistance et d'enseignement (scolarisation gratuite...),
- œuvres de piété ou de charité,
- constructions de cathédrales,
- aumônes épiscopales,
- hospitalité monastique,
- asiles pour les pauvres,
- hospices pour les vieillards, les enfants abandonnés, les orphelins,
- l'Ordre de Saint Antoine,
- le soin des lépreux, léproseries, ordre de Saint –Lazare…,
- le soin des aveugles,
- les "Maison-Dieu", les "Hôtels-Dieu", la nourriture, les soins des malades, des sans-abris, des mendiants, des étrangers (Saint Jean de Dieu), les hospices pour les voyageurs, les ordres de Saint-Jacques, de Roncevaux,

...l'excellente tenue des hôpitaux au dit "Moyen Âge", l'architecture hospitalière, les soins de propreté et d'hygiène, les distributions quotidiennes de pains aux pauvres, aux orphelins, aux veuves, aux infirmes et aux vieillards (abbaye de Cluny), la science médicale, etc…, toutes choses que les ennemis de l'Eglise, comme par hasard, oublient de signaler…


Les règles hospitalières du Moyen Âge appellent presque toujours les malades, "nos seigneurs les malades", vrais représentants du Christ souffrant.


C'était surtout sous la direction des évêques, protecteurs nés des faibles et des malheureux, que se développait le mouvement charitable, ils créaient ces Hôtels-Dieu que l'on retrouve à l'ombre de toutes les cathédrales. Dans la plupart des pays d'Europe, les maladreries étaient sous la juridiction directe des évêques." (Jean Guiraud, ibid., p. 210.)

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Vendredi 7 mars 2014 5 07 /03 /Mars /2014 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/49/Verri%C3%A8re_de_Sainte_Perp%C3%A9tue_%28%C3%A9glise_Notre-Dame_de_Vierson%2C_XIXe_si%C3%A8cle%29.jpg/440px-Verri%C3%A8re_de_Sainte_Perp%C3%A9tue_%28%C3%A9glise_Notre-Dame_de_Vierson%2C_XIXe_si%C3%A8cle%29.jpg

Martyre de sainte Perpétue et de ses compagnons sur un vitrail de l'église Notre-Dame de Vierzon (XIXe siècle).

 

        Elles sont fêtées par les Eglise d'Orient le 1er février.

        Perpétue est une jeune patricienne, Félicité une jeune esclave. Elles avaient toutes deux demandé le baptême à l'évêque de Carthage. L'empereur Septime Sévère ayant interdit le christianisme, le groupe des catéchumènes, dont elles faisaient partie, est arrêté, avec Sature, Saturnin, Révocat et Secondule. Pendant plusieurs mois, ils connurent la prison dans des conditions très dures, d'autant qu'ils étaient dans l'incertitude du sort exact qui les attendait.

        Félicité était enceinte et Perpétue, jeune mariée, allaitait son enfant. Le père de la jeune femme tenta en vain de la faire sacrifier aux dieux au nom de l'amour maternel. Quant à Félicité, elle mit au monde une petite fille dans sa prison. Trois jours après la naissance, elle était martyrisée et l'enfant fut adoptée par une chrétienne de la ville.

        Comme leurs compagnons, Perpétue et Félicité furent livrées aux bêtes du cirque, enveloppées dans un filet, et livrées à une vache furieuse. Elles attirèrent la pitié des spectateurs devant ces jeunes mères torturées. L'une des jeunes femmes était très frêle et l'autre venait d'accoucher. Perpetua, la première, fut projetée en l'air et retomba sur le dos. Sa tunique se déchira sur le côté. Alors, elle s'assit, et l'arrangea afin de cacher ses cuisses, plus préoccupée de sa pudeur que de sa souffrance. Ensuite, elle chercha une épingle à cheveux et rattacha sa chevelure qui s'était défaite. Elle ne voulait pas endurer le martyre les cheveux dénoués et paraître porter le deuil en pleine gloire. Pour une romaine, c'est un signe d'affliction de laisser ses cheveux libres sur ses épaules. Puis elle se releva et voyant Félicitas à terre, elle alla vers elle, lui tendit la main et l'aida à se relever. Toutes les deux restèrent ainsi debout. La cruauté de la foule en fut vaincue et on les reconduisit par la porte des Vivants. On les acheva en les égorgeant.

        Selon les "acta" de leur martyre, des témoins disaient : "Leur visage était rayonnant et d'une grande beauté. Il était marqué non de peur mais de joie."

        Le culte des deux jeunes femmes connut très vite une grande popularité : leur jeunesse, leur situation de mère de famille, leur courage, le fait qu'elles fussent des catéchumènes les font figurer en tête des martyres mentionnées dans la première prière eucharistique de la liturgie latine.

 

Sources :

1; 2; 3. Anne Bernet, Les Chrétiens dans l'Empire romain, des persécutions à la conversion Ier - IV° siècle, Perrin, Mesnil, sur-l'Estrée 2003.

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Jeudi 6 mars 2014 4 06 /03 /Mars /2014 00:00

Ses parents qui habitent Corbie, en Picardie, ne peuvent avoir d'enfants. Mais sa mère, qui prie saint Nicolas, est un jour enceinte. Elle a soixante ans. Heureuse de cette naissance qui a eu lieu le 13 janvier 1381, elle appelle sa fille Nicolette. Elle est élevée dans la crainte de Dieu et la pratique des vertus chrétiennes.

Colette est si petite que tout le monde se moque d'elle. On l'appelle "la naine". A quatorze ans, elle se rend à Notre-Dame-de-Berbières, haut lieu de pélerinage, et prie ainsi: "Hélas, sire, s'il vous plaît-il que je demeure aussi petite!" Et, dit la narration, "incontinent, l'oraison terminée, elle trouva qu'elle était creuche (accrue) et qu'elle était plus grande au retourner qu'elle n'avait été au venir". Depuis, les petites filles de Picardie chantent : "Sainte Colette, tire-moi les jambettes, rends-moi sage et parfaite". (1)

Colette s'est fait une solitude de la maison paternelle, vivant retirée dans une petite chambre, où elle partage son temps entre la prière et le travail des mains. Alarmée du péril auquel l'exposait sa beauté, elle prie Dieu de la lui ôter; et elle devient si maigre et si pâle, qu'elle est à peine reconnaissable.

Devenue orpheline à dix-huit ans, Colette se sépare de ses biens au profit des pauvres et fait plusieurs essais de vie religieuse. Elle obtient du père Abbé d'un monastère voisin, la possibilité d'entrer chez les béguines d'Amiens malgré son âge. Elle n'y reste qu'un an jugeant leur vie trop douce. Même déception chez les bénédictines, puis chez les clarisses. Son père spirituel est franciscain et comprend son désir d'austérité. Il la fait entrer dans le Tiers-Ordre de Saint François comme recluse à Corbie où elle reste quatre ans entiers, dans une cellule étroite, chargée d'un cilice et de chaînes de fer, et s'abandonnant à toutes les austérités de la pénitence. (2)

 

Là, elle doute de ses révélations intérieures et devient aveugle jusqu'à ce qu'elle consente à répondre à un appel de Dieu à réformer le Second Ordre de Saint-François, les Clarisses. Après avoir reconnu en effet, par plusieurs inspirations, que la volonté de Dieu était qu'elle travaille aussi au salut des autres, elle obtient de rencontrer le pape Benoît XIII qui réside alors en Avignon. Ce pape était un « antipape d'Avignon » du Grand Schisme qui déchirait alors l'Occident. Mais son sens spirituel était réel et profond. Il reçut la profession religieuse de sainte Colette dans la règle de Sainte Claire et la nomme abbesse de tous les monastères qu'elle sera amenée à fonder ou réformer. Si Colette s'adressa à Benoît XIII, c'est que, dans l'incertitude sur l'obédience à laquelle il fallait se rattacher, elle suivit la France entière, qui avait reconnu le pape d'Avignon ; mais dès les décisions connues du concile de Pise, elle fit ratifier par Alexandre V, l'élu du concile, les faveurs reçues précédemment de Benoît XIII. (3)

Sa mission confirmée par le pape, Colette vient alors en Franche-Comté, parcourt la Bourgogne, la Savoie, l'Espagne, l'Allemagne et la Belgique, fondant dix-huit monastères très observants, dont celui de Poligny (Jura) - ses religieuses sont appelées "colettines" -et celui de Besançon, puis bien d'autres. 

Colette meurt à Gand le 6 mars 1447. Elle est invoquée contre la stérilité, et pour la guérison des maladies des yeux.

Son corps sera, par la suite, transporté à Poligny dans le Jura.

 

PRATIQUE. Aimez à méditer la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, les vendredis surtout.  


Sources:

(1) Le Petit Livre des Saints, Editions du Chêne, tome 2, 2011, p. 48.

(2) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 65.

(3) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20120306&id=2490&fd=0

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Mercredi 5 mars 2014 3 05 /03 /Mars /2014 00:00

Voici le temps favorable,
Voici le Jour du Salut ;
Venez, adorons le Seigneur

                «Jésus appelle à la conversion. Cet appel est une partie essentielle de l’annonce du Royaume : " Les temps sont accomplis et le Royaume de Dieu est tout proche ; repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle " (Mc 1,15). Dans la prédication de l’Église cet appel s’adresse d’abord à ceux qui ne connaissent pas encore le Christ et son Évangile. Aussi, le Baptême est-il le lieu principal de la conversion première et fondamentale. C’est par la foi en la Bonne Nouvelle et par le Baptême (cf. Ac 2, 38) que l’on renonce au mal et qu’on acquiert le salut, c’est-à-dire la rémission de tous les péchés et le don de la vie nouvelle.          
                Or, l’appel du Christ à la conversion continue à retentir dans la vie des chrétiens. Cette seconde conversion est une tâche ininterrompue pour toute l’Église qui " enferme des pécheurs dans son propre sein" et qui "est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et qui poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement" (LG 8). Cet effort de conversion n’est pas seulement une œuvre humaine. Elle est le mouvement du "cœur contrit" (Ps 51, 19) attiré et mû par la grâce (cf. Jn 6, 44 ; 12, 32) à répondre à l’amour miséricordieux de Dieu qui nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4, 10). (…)         
                 Comme déjà chez les prophètes, l’appel de Jésus à la conversion et à la pénitence ne vise pas d’abord des œuvres extérieures, "le sac et la cendre", les jeûnes et les mortifications, mais la conversion du cœur, la pénitence intérieure. Sans elle, les œuvres de pénitence restent stériles et mensongères ; par contre, la conversion intérieure pousse à l’expression de cette attitude en des signes visibles, des gestes et des œuvres de pénitence (cf. Jl 2, 12-13 ; Is 1, 16-17 ; Mt 6, 1-6. 16-18).          
                  La pénitence intérieure est une réorientation radicale de toute la vie, un retour, une conversion vers Dieu de tout notre cœur, une cessation du péché, une aversion du mal, avec une répugnance envers les mauvaises actions que nous avons commises. En même temps, elle comporte le désir et la résolution de changer de vie avec l’espérance de la miséricorde divine et la confiance en l’aide de sa grâce. Cette conversion du cœur est accompagnée d’une douleur et d’une tristesse salutaires que les Pères ont appelées animi cruciatus (affliction de l’esprit), compunctio cordis (repentir du cœur) (cf. Cc. Trente : DS 1677-1678 ; 1705 ; Catech. R. 2, 5, 4).           

                  Le cœur de l’homme est lourd et endurci. Il faut que Dieu donne à l’homme un cœur nouveau (cf. Ez 36, 26-27). La conversion est d’abord une œuvre de la grâce de Dieu qui fait revenir nos cœurs à lui : "Convertis-nous, Seigneur, et nous serons convertis" (Lm 5, 21). Dieu nous donne la force de commencer à nouveau. C’est en découvrant la grandeur de l’amour de Dieu que notre cœur est ébranlé par l’horreur et le poids du péché et qu’il commence à craindre d’offenser Dieu par le péché et d’être séparé de lui. Le cœur humain se convertit en regardant vers Celui que nos péchés ont transpercé (cf. Jn 19, 37 ; Za 12, 10) :          
       Ayons les yeux fixés sur le sang du Christ et comprenons combien il est précieux à son Père car, répandu pour notre salut, il a ménagé au monde entier la grâce du repentir (S. Clément de Rome, Cor. 7,4). (…)         
          
                   La pénitence intérieure du chrétien peut avoir des expressions très variées. L’Écriture et les Pères insistent surtout sur trois formes : le jeûne, la prière, l’aumône (cf. Tb 12, 8 ; Mt 6, 1-18), qui expriment la conversion par rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autres. A côté de la purification radicale opérée par le Baptême ou par le martyre, ils citent, comme moyen d’obtenir le pardon des péchés, les efforts accomplis pour se réconcilier avec son prochain, les larmes de pénitence, le souci du salut du prochain (cf. Jc 5, 20) l’intercession des saints et la pratique de la charité "qui couvre une multitude de péchés" (1 P 4, 8).          
                    La conversion se réalise dans la vie quotidienne par des gestes de réconciliation, par le souci des pauvres, l’exercice et la défense de la justice et du droit (cf. Am 5, 24 ; Is 1, 17), par l’aveu des fautes aux frères, la correction fraternelle, la révision de vie, l’examen de conscience, la direction spirituelle, l’acceptation des souffrances, l’endurance de la persécution à cause de la justice. Prendre sa croix, chaque jour, et suivre Jésus est le chemin le plus sûr de la pénitence (cf. Lc 9, 23). »

Catéchisme de l’Eglise catholique §1427-1428 ; 1430-1432 ; 1434-1435  - Copyright © Libreria Editrice Vaticana

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Mardi 4 mars 2014 2 04 /03 /Mars /2014 00:00

Le Carême est immédiatement précédé d'une "célébration" qui n'est aucunement mentionnée sur le calendrier liturgique : le Mardi gras.

 

Le Mardi gras est une période chrétienne qui marque, en apothéose, la fin de la "semaine des sept jours gras" autrefois appelés jours charnels. Cette période pendant laquelle on festoyait précède le mercredi des Cendres, marquant l'entrée dans le Carême pendant lequel le chrétien mange "maigre", en s'abstenant notamment de viande ; d'où l'étymologie du mot "carnaval" qui dérive du latin médiéval "carnelevare" signifiant "enlever, retirer la chair" (c'est-à-dire "retirer la viande" de la table, dont elle restera absente durant tout le carême).

 

De nombreux carnavals ont lieu le Mardi gras.

Mardi gras, populairement, est aussi le jour où l'on mange les fameux "beignets de carnaval". Il est aussi populaire aujourd'hui pour les enfants de se déguiser et/ou demander aux voisins dans les villages des œufs, du sucre, de la farine, etc, ceci afin de faire des gâteaux ou des crêpes qu'ils peuvent manger en fin d'après-midi.

C'était une "dernière folie" pour se préparer au jeûne sévère et à l'abstinence qui devaient commencer le lendemain avec le mercredi des Cendres. Cette tradition populaire avait probablement des motivations très pratiques. Les aliments interdits par la discipline rigoureuse de l'Eglise étaient précisément ceux qui ne se conservaient pas. Or, jusqu'au XIXe siècle, la réfrigération était inconnue, il allait donc de soi de manger tout ce qui risquait de se perdre pendant ces six semaines de Carême, et d'aider les autres familles à en faire autant dans une ambiance festive.

Le carnaval tel que nous le connaissons était déjà populaire au XIVe siècle. Il porte la marque des coutumes préchrétiennes de divertissements et de mascarades associées à la célébration païenne de l'équinoxe de printemps. Parce que l'Eglise interdisait toutes réjouissances pendant le Carême, il était normal de faire la fête juste avant.

Actuellement, le Mardi gras est associé à des coutumes alimentaires appréciées de tous, particulièrement des enfants : crêpes, beignets ou bugnes, gaufres, etc., en fonction des régions de France.

 

Sources: 1; Greg DUES, Guide des coutumes et traditions catholiques, traduit de l'anglais et adapté par Emmanuelle Billoteau, Bayard, Paris 2004, p. 137.

 

 

. 1790 : interdiction des festivités du Carnaval sous la Révolution

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Dimanche 2 mars 2014 7 02 /03 /Mars /2014 00:00

Bienheureux Charles le Bon, Comte de Flandre Martyr (+ 1127)

 

Fils de Saint Canut, frère du roi du Danemark, il devint Comte de Flandre en 1119. Il était très aimé de ses sujets car il avait la réputation d'être bon et juste.

Il fut assassiné un mercredi des Cendres dans l'église Saint-Donatien de Bruges (Belgique) par un seigneur dont il avait stoppé net les complots.

Il fut béatifié officiellement en 1883 par le pape Léon XIII, alors qu'il n'avait cessé entretemps d'être vénéré comme un martyr par les Flamands.

 

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Samedi 1 mars 2014 6 01 /03 /Mars /2014 00:00

Saint Aubin naquit au diocèse de Vannes. Son enfance, prévenue de toutes les grâces du Seigneur, fit présager sa sainteté future ; il ne connut du jeune âge ni la légèreté, ni les défauts, et dès qu'il put marcher, ce fut pour aller à Dieu et le prier à l'écart, dans la compagnie des anges. 

De tels débuts montraient que le pieux Aubin n'était point fait pour le monde ; au grand désespoir de sa noble famille, on le vit un jour quitter le foyer paternel et prendre le chemin du monastère. Là, ses veilles, ses jeûnes, ses oraisons l'élevèrent bientôt à une telle perfection, qu'il dépassait de beaucoup les plus anciens et les plus fervents religieux. 

On admirait surtout son recueillement continuel. Ses yeux ne s'ouvraient que pour Dieu ; dans le monastère, il ignorait ce qui se passait autour de lui, et au dehors, quand il devait sortir, il se faisait dans son cœur une délicieuse retraite, où il continuait ses entretiens célestes. 

Abbé du monastère à trente-cinq ans, il fit revivre parmi ses frères la ferveur des premiers temps et les amena, par sa douceur et son exemple, à une perfection rare, même dans les plus austères couvents. 

Mais l'évêque d'Angers étant venu à mourir, le clergé et le peuple de ce diocèse, auxquels était parvenu le renom de la sainteté d'Aubin, l'élurent unanimement, et il dut courber ses épaules sous le lourd fardeau de l'épiscopat. 

 

Saint Aubin sut se dresser devant l'injustice pour adoucir le sort des prisonniers et des malheureux.

Il fut l'un des principaux promoteurs du troisième Concile d'Orléans (538) qui réforma l'Église franque avec une grande fermeté. 

 Le concile interdit le travail des champs le dimanche (jour qui ne devient chômé que sous les Carolingiens).

A propos des mariages entre proches parents, beaucoup d'évêques se taisaient par crainte : saint Aubin sut imposer le respect du mariage aux grands seigneurs qui, à l'époque mérovingienne, n'hésitaient pas à épouser leur soeur ou leur fille. Il protesta et obtint gain de cause au Concile d'Orléans. 

  

S'il était possible de connaître, parmi tant de vertus qu'il pratiqua dans sa vie nouvelle, quelle était sa vertu dominante, on dirait que ce fut la charité. Elle était, en effet, sans bornes pour les malheureux, pour les prisonniers, pour les malades, pour les pauvres, et souvent Dieu la récompensa par les plus frappants miracles. En voici un exemple : 

 

Le charitable pasteur se rendit un jour aux prisons de la ville pour en retirer une pauvre dame, poursuivie par ses créanciers. Devant le saint, les gardiens s'écartent pour lui laisser passage ; un seul veut lui refuser obstinément l'entrée ; mais le pontife souffle sur le visage de cet insolent, qui tombe mort à ses pieds ; puis il va délivrer la prisonnière et payer ses dettes.

 

Sources: 1, 2

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Vendredi 28 février 2014 5 28 /02 /Fév /2014 00:00

A 35 ans, Romain quitta son Ain natal, et alla fonder deux monastères qu'il nomma Condat et Leucone. Ils donnèrent, plus tard, naissance à deux villages : Saint Caude et Saint Lupicin. 

Il mourut dans le Jura en 463.

 

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Jeudi 27 février 2014 4 27 /02 /Fév /2014 00:00

Jeune fille de Normandie, Ste Honorine fut martyrisée en 303 à Mélamare (Normandie actuelle) pour sa foi. Elle fut enterrée à Graville.

Ses restes furent rapportés de Haute-Normandie à Conflans à la fin du IXème (en 876) et elle devint la patronne des bateliers.

 

Source: http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20110227&id=13339&fd=0

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