Christ Roi

Saints du jour

Vendredi 30 mai 2014 5 30 /05 /Mai /2014 00:00

Fêtée le 30 mai dans le calendrier liturgique catholique

 

C'est pour redonner un roi à la France occupée par les Anglais que la bergère de Domrémy, dans les Vosges, se met en marche et conduit le jeune Charles VII à son sacre à Reims en 1429.

 

Née en 1412, elle n'a pas dix-sept ans quand, à l'écoute des voix de Saint Michel et des saintes Catherine et Marguerite, commence son aventure. De Chinon à Orléans, de Paris à Reims puis à Rouen, Jeanne d'Arc, la Pucelle d'Orléans, respectant toujours l'adversaire, boute l'envahisseur anglais de 1429 à 1430.

 

"Dieu aime-t-il les Anglais?" demandera sournoisement son juge à son procès en 1431. "Oui, mais chez eux!" répondra-t-elle. (1)

 

Jeanne a une foi capable de déplacer les montagnes. Elle communie chaque jour. D'ailleurs, après avoir été privée de l'eucharistie pendant ses six mois de prison à Rouen, elle reçoit le viatique le matin de sa mort et s'exclame : "Il y a si longtemps que je l'attends!"

 

A son procès, elle est seule face à 113 évêques, abbés, chanoines et clercs, 20 docteurs en théologie et 22 hommes de loi. Pourtant personne ne la prend en défaut. Répondant aux juges qui lui demandent : "Coyez-vous être en état de grâce?", elle répond avec finesse : "Si je n'y suis, Dieu m'y mette, si j'y suis Dieu m'y garde!"

 

Nul ne la sauvera du bûcher le 30 mai 1431. Condamnée à être brûlée vive pour hérésie.

 

Dans les flammes, on l'entendait répéter, au moins six fois, le nom de Jésus. Et au moment de mourir, elle cria d'une voix très forte : "Jésus!" (2)

 

Son âme s'échappa de son corps sous la forme d'une colombe, et son cœur ne fut pas touché par les flammes. (3)

 

L'Église a réhabilité sa mémoire et l'a élevée au rang des Saintes. Jeanne d'Arc demeure la gloire de la France, sa Protectrice puissante et bien-aimée. Elle a été déclarée sa Patronne secondaire par un Bref du Pape Pie XI, le 2 mars 1922.

 

Sources :

 

(1) Le Petite Livre des Saints, tome 2, Editions du Chêne, 2011, p. 120.

(2) Robert Brasillach, Le Procès de Jeanne d'Arc, Nrf Gallimard, dix-neuvième édition, Lagny-sur-Marne 1950, p. 154.

(3) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20120530&id=11314&fd=0

 

 

. Jeanne d’Arc : sa vocation, sa mission et sa mort d’après la légende

. "Fête nationale de Jeanne d'Arc", "fête du patriotisme"

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 29 mai 2014 4 29 /05 /Mai /2014 00:00

 

Ascension.jpg

« Jésus s'approcha d'eux et leur adressa ces paroles : "Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre.

Allez donc: de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit.

Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps" » (Evangile selon Saint Matthieu, XXVIII, 18-19).

 

Le quarantième jour depuis sa résurrection, Jésus-Christ apparut à ses disciples, et, après leur avoir donné ses dernières instructions, et commandé de prêcher l'Evangile à toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, il leur promit qu'il serait avec eux et avec son Eglise jusqu'à la consommation des siècles, pour la soutenir, la gouverner et la faire triompher de l'enfer et du monde. Il les mena ensuite sur le mont des oliviers, et, étant arrivé à la sommité, il les bénit de sa main adorable, et il quitta la terre en s'élevant au ciel, porté majestueusement sur une nuée lumineuse qui le déroba à leurs yeux.

 

Il n'est pas possible au langage humain d'exprimer ici la gloire ineffable du Sauveur en entrant dans la Jérusalem céleste, où il alla s'asseoir à la droite de Dieu son Père.

 

Les heureux témoins de son ascension tenaient encore leurs yeux levés vers le ciel, quand deux anges leur apparut et leur dirent : "Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder le ciel ? Ce Jésus, qui, en vous quittant, s'est élevé dans le ciel, viendra de la même manière que vous l'y avez vu monter", annonçant ainsi son retour à la fin du monde. Les disciples rentrèrent avec joie à Jérusalem, pour se disposer, par la retraite et la prière, à recevoir le Saint-Esprit, comme le divin Maître le leur avait prescrit, en les assurant que cet Esprit-Dieu répandrait sur eux, dix jours après, ses dons les plus excellents et l'abondance de ses grâces. (1)

 

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. XIX.

 

 

Ascension of Jesus--Beethoven Oratorio: Christ on the Mount of Olives--Hallelujah

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 28 mai 2014 3 28 /05 /Mai /2014 00:00

Saint-Germain-dans-l-eglise-de-Saint-Germain-en-L-copie-1.JPG

Statue de Saint Germain dans l'église de Saint-Germain-en-Laye

 

Saint Germain de Paris naquit vers l'an 500 près d'Autun en Bourgogne, d'une noble famille gallo-romaine. Tout jeune, il faillit être victime d'une mère dénaturée et d'une grand-mère criminelle ; mais Dieu veillait sur cet enfant de bénédiction et le réservait à de grandes choses. Germain se réfugia près d'un ermite, son oncle, dont il partagea la vie austère, et dont il s'étudia chaque jour à imiter la piété et les vertus.


L'évêque d'Autun, ayant fait sa connaissance, conçut pour lui une très haute estime, et lui donna, malgré les réclamations de son humilité, l'onction sacerdotale, puis le nomma bientôt abbé du monastère de Saint-Symphorien d'Autun. Il se distingua par ses abstinences, ses veilles, ses aumônes. Avec le signe de la croix, il éteignit un incendie qui menaçait de détruire le monastère. Il opéra plusieurs guérisons miraculeuses. (1)

 

 Par ces temps de guerre et de dévastation, les pauvres affluent. Germain, toujours ému à la vue d'un homme dans la souffrance, ne renvoie personne sans lui faire l'aumône, au point qu'un jour il donne jusqu'au dernier pain de la communauté. Les moines murmurent d'abord, puis se révoltent ouvertement. Germain, pleurant amèrement sur le défaut de foi de ses disciples, se retire dans sa cellule et prie Dieu de les confondre et de les corriger. Il priait encore, lorsqu'une dame charitable amène au monastère deux chevaux chargés de vivres, et annonce que le lendemain elle enverra un chariot de blé. La leçon profita aux religieux, qui se repentirent de leur réaction.

 

Mandé à Paris par le roi des Francs Childebert, fils de Clovis, il s'y rendit avec cinq religieux. Un jour qu'il était en prière, il voit apparaître un vieillard éblouissant de lumière, qui lui présente les clefs de la ville de Paris : "Que signifie cela ? demande l'abbé. - C'est, répond la vision, que vous serez bientôt le pasteur de cette ville." Quatre ans plus tard, Germain, devient évêque, malgré sa résistance. Il n'en resta pas moins moine toute sa vie, et il ajouta même de nouvelles austérités à celles qu'il avait pratiquées dans le cloître. Après les fatigues d'une journée tout apostolique, son bonheur, même par les temps rigoureux, était de passer les nuits entières au pied de l'autel.

Sa nouvelle dignité n'apporta aucun changement dans sa manière de vivre: on le vit simple, frugal, mortifié et pénitent. Il avait toujours plusieurs pauvres à sa table.

Le roi Childebert, qui jusque-là avait mené une vie peu chrétienne, ne put résister à l'onction des discours du saint : il se convertit, et bannit de sa cour tous les désordres (2).

Un jour Childebert lui envoya six mille solidi d'or. Germain alla immédiatement au palais pour remercier le prince, et durant le trajet il en distribua trois mille aux pauvres qui se présentèrent à lui. "Vous reste-t-il encore de l'argent ? demanda le roi.  - J'ai encore la moitié de ce que vous venez de m'envoyer, répondit Germain : il ne s'est point trouvé assez de pauvres sur ma route pour épuiser la somme entière. - Seigneur, reprit le roi, distribuez tout ce qui reste : avec la faveur du Christ, nous aurons toujours de quoi donner." Et, brisant les vases d'or et d'argent qu'il trouva sous sa main, Childebert en remit les précieux fragments à l'évêque. Le saint employait la plus grande partie des nombreuses ressources dont il disposait à payer le rachat des captifs, la rançon des prisonniers, la mise en liberté des esclaves.

 

Germain eut la plus grande et la plus heureuse influence auprès des rois et des reines qui se succédèrent sur le trône de France pendant son épiscopat ; on ne saurait dire le nombre de pauvres qu'il secourut, de prisonniers qu'il délivra, avec l'or des largesses royales. Dans plusieurs conciles, il fut regardé comme la lumière des Gaules.

 

Saint Germain intervint dans la vie du roi Caribert qui succéda à Clotaire quand il l'excommunia après ses noces avec Marofève, une religieuse. Sous le règne de Chilpéric Ier, il se montra un homme de paix au milieu des terribles querelles qui opposèrent les reines Frédégonde et Brunehaut.

 

Il mourut le 28 mai 576, plein de mérites, vers l'âge de quatre-vingts ans. On l'enterra dans son abbaye à côté de deux rois qu'il a connus, Childebert et Caribert. (3)

 

On lui doit la construction de la célèbre abbaye de Saint-Germain-des-Prés, du nom de la tunique du martyr espagnol qu'elle renfermait, qui deviendra plus tard Saint-Germain-des-Près. Ruinée par les Normands, elle fut reconstruite au XIIe siècle. (4)

 

 

Sources : 

(1) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20100528&id=4347&fd=0

(2) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 148.

(3) Saints et Saintes de France, Des premiers martyrs à nos jours, Hatier, Renens 1988, p. 29.  

(4) Mgr Paul Guérin, Vie des saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Saint-Etienne 2003, p. 321-322.

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 27 mai 2014 2 27 /05 /Mai /2014 00:00

Saint-Augustin-de-Cantorbery--archeveque----605-.jpgAux Vème et VIème siècles, l'île de la Grande-Bretagne évangélisée dès les premiers siècles du christianisme, était retombée dans le paganisme à la suite de l'invasion des Saxons.

 

Le jeune roi de ce temps, Ethelbert, épousa Berthe, princesse chrétienne, fille de Caribert Ier, roi de Paris et petit-fils de Clovis. Berthe consentit à ce mariage à la condition d'avoir sa chapelle et de pouvoir observer librement les préceptes et les pratiques de sa foi avec l'aide et l'appui d'un évêque gallo-franc. L'âme du roi de Kent subissait la salutaire influence de sa pieuse épouse qui le préparait sans le savoir à recevoir le don de la foi.

 

Le pape Grégoire le Grand choisit le moine Augustin alors prieur du monastère de St-André à Rome pour réaliser l'évangélisation de l'Angleterre qu'il souhaitait depuis longtemps.

On ne sait absolument rien de la vie de saint Augustin de Cantorbéry avant le jour solennel du printemps 596, où pour obéir aux ordres du pape saint Grégoire le Grand qui avait été son abbé dans le passé, il dut s'arracher à la vie paisible de son abbaye avec quarante de ses moines pour devenir missionnaire.

 

À Lérins, première étape des moines missionnaires, ce qu'on leur rapporta de la cruauté des Saxons effraya tellement les compagnons d'Augustin, qu'ils le prièrent de solliciter leur rappel du pape. Augustin dut retourner à Rome pour supplier saint Grégoire de dispenser ses moines d'un voyage si pénible, si périlleux et si inutile. Le souverain pontife renvoya Augustin avec une lettre où il prescrivait aux missionnaires de reconnaître désormais le prieur de St-André pour leur abbé et de lui obéir en tout. Il leur recommanda surtout de ne pas se laisser terrifier par tous les racontars et les encouragea à souffrir généreusement pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

 

Ainsi stimulés, les religieux reprirent courage, se remirent en route et débarquèrent sur la plage méridionale de la Grande-Bretagne. Le roi Ethelbert n'autorisa pas les moines romains à venir le rencontrer dans la cité de Cantorbéry qui lui servait de résidence, mais au bout de quelques jours, il s'en alla lui-même visiter les nouveaux venus. Au bruit de son approche, les missionnaires, avec saint Augustin à leur tête, s'avancèrent processionnellement au-devant du roi, en chantant des litanies.

 

Ethelbert n'abandonna pas tout de suite les croyances de ses ancêtres. Cependant, il établit libéralement les missionnaires à Cantorbéry, capitale de son royaume, leur assignant une demeure qui s'appelle encore Stable Gate : la porte de l'Hôtellerie, et ordonna qu'on leur fournit toutes les choses nécessaires à la vie.

 

Vivant de la vie des Apôtres dans la primitive Eglise, saint Augustin et ses compagnons étaient assidus à l'oraison, aux vigiles et aux jeûnes. Ils prêchaient la parole de vie à tous ceux qu'ils abordaient, se comportant en tout selon la sainte doctrine qu'ils propageaient, prêts à tout souffrir et à mourir pour la vérité. L'innocence et la simplicité de leur vie, la céleste douceur de leur enseignement, parurent des arguments invincibles aux Saxons qui embrassèrent le christianisme en grand nombre.

 

Charmé comme tant d'autres par la pureté de la vie de ces hommes, séduit par les promesses dont plus d'un miracle attestait la vérité, le noble et vaillant Ethelbert demanda lui aussi le baptême qu'il reçut des mains de saint Augustin. Sa conversion amena celle d'une grande partie de ses sujets. Comme le saint pape Grégoire le Grand lui recommanda de le faire, le roi proscrivit le culte des idoles, renversa leurs temples et établit de bonnes mœurs par ses exhortations, mais encore plus par son propre exemple.

 

En 597, étant désormais à la tête d'une chrétienté florissante, saint Augustin de Cantorbéry se rendit à Arles, afin d'y recevoir la consécration épiscopale, selon le désir du pape saint Grégoire. De retour parmi ses ouailles, à la Noël de la même année, dix mille Saxons se présentèrent pour recevoir le baptême.

 

De plus en plus pénétré de respect et de dévouement pour la sainte foi, le roi abandonna son propre palais de Cantorbéry au nouvel archevêque. À côté de cette royale demeure, on construisit une basilique destinée à devenir la métropole de l'Angleterre. Saint Augustin en devint le premier archevêque et le premier abbé.

 

En le nommant primat d'Angleterre, le pape saint Grégoire le Grand lui envoya douze nouveaux auxiliaires, porteurs de reliques et de vases sacrés, de vêtements sacerdotaux, de parements d'autels et de livres destinés à former une bibliothèque ecclésiastique. Le souverain pontife conféra aussi au nouveau prélat le droit de porter le pallium en célébrant la messe, pour le récompenser d'avoir formé la nouvelle Eglise d'Angleterre par ses inlassables travaux apostoliques. Cet honneur insigne devait passer à tous ses successeurs sur le siège archiépiscopal d'Angleterre. Le pape lui donna également le pouvoir d'ordonner d'autres évêques afin de constituer une hiérarchie régulière dans ce nouveau pays catholique. Il le constitua aussi métropolitain des douze évêchés qu'il lui ordonna d'ériger dans l'Angleterre méridionale.

 

Les sept dernières années de sa vie furent employées à parcourir le pays des Saxons de l'Ouest. Même après sa consécration archiépiscopale, saint Augustin voyageait en véritable missionnaire, toujours à pied et sans bagage, entremêlant les bienfaits et les prodiges à ses prédications. Rebelles à la grâce, les Saxons de l'Ouest refusèrent d'entendre Augustin et ses compagnons, les accablèrent d'avanies et d'outrages et allèrent jusqu'à attenter à leur vie afin de les éloigner.

 

Au début de l'an 605, deux mois après la mort de saint Grégoire le Grand, son ami et son père, saint Augustin, fondateur de l'Eglise anglo-saxonne, alla recueillir le fruit de ses multiples travaux. Avant de mourir, il nomma son successeur sur le siège de Cantorbéry.

 

Selon la coutume de Rome, le grand missionnaire fut enterré sur le bord de la voie publique, près du grand chemin romain qui conduisait de Cantorbéry à la mer, dans l'église inachevée du célèbre monastère qui allait prendre et garder son nom.

Source

 

La Cathédrale de Cantorbéry

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 24 mai 2014 6 24 /05 /Mai /2014 00:00

SAINT DONATIEN et SAINT ROGATIEN, Martyrs (287 ou 288)

Cathédrales de Nantes

            

Au temps de la persécution deDioclétien, il y avait à Nantes un jeune homme nommé  Donatien, d'une haute naissance, mais recommandable surtout par ses vertus. Plus heureux que son frère Rogatien, il avait embrassé la foi chrétienne et travaillait à faire connaître Jésus-Christ autour de lui. Il eut le bonheur d'éclairer son frère et de lui donner le courage de professer une religion dont les disciples étaient voués à la souffrance et à la mort. Le zèle de Donatien l'avait mis en vue: il fut le premier de tous, conduit devant le gouverneur:

"J'apprends, Donatien, lui dit celui-ci, que non content de refuser à Jupiter et à Apollon les honneurs qui leur sont dus, vous cherchez à répandre la religion d'un crucifié.

-- On ne vous a dit que la vérité, répond Donatien; j'adore Celui qui seul doit être adoré.

-- Cessez de propager cette doctrine; sinon, la mort vous attend.

-- La mort, je ne la crains pas pour moi, mais pour vous."

Pendant que Donatien était livré aux tortures et jeté dans un cachot, Rogatien parut à son tour:

"J'ai été informé, lui dit le gouverneur, de votre résolution de professer la religion des chrétiens. Prenez bien garde d'encourir la colère de l'empereur !" La réponse du jeune homme ne fut pas moins ferme que celle de son frère, et le juge décida que le lendemain les deux prisonniers auraient la tête tranchée, pour avoir outragé les dieux et les empereurs.

Une seule chose chagrinait Rogatien: il n'était encore que catéchumène et n'avait pas reçu le baptême; mais Donatien et lui prièrent ensemble toute la nuit, afin que Dieu fît que l'effusion du sang produisît dans le martyr l'effet du saint Baptême.

Le lendemain, le juge, assis à son tribunal, se fit amener les deux confesseurs de la foi et chercha encore à les épouvanter par la menace des supplices.

"Nous sommes prêts, répondirent-ils, à souffrir pour Jésus-Christ tout ce que pourra inventer la cruauté des bourreaux."

Les généreux enfants, à la suite de cette belle réponse, sont placés sur le chevalet et tourmentés cruellement; mais leur courage surpasse la fureur des bourreaux, et ils soutiennent sans faiblir ce douloureux supplice. On les achève ensuite en leur tranchant la tête. La ville et le diocèse de Nantes ont conservé une dévotion traditionnelle à ces deux illustres martyrs, populaires en ce pays sous le nom des deux Enfants Nantais.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Les saints du jour

Cathédrale de Nantes
Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 23 mai 2014 5 23 /05 /Mai /2014 00:00

Saint-Didier---608-.jpgEvêque de Vienne à partir de 595, né à Autun vers 540, il s'éleva contre la reine Brunehaut (ou "Brunehilde") pour critiquer la vie dissolue de la cour.


Pour le faire taire, la reine convoqua un concile à Châlon-en-Bourgogne et y fit comparaître une certaine Justa qui se plaignit d'avoir été violée par saint Didier en présence d'un témoin, domestique de la cour royale. Les évêques de la province de Lyon déposèrent leur collègue.

Mais il fut rappelé par la reine lorsque trois ans plus tard les faux témoins moururent tous deux de manières inexplicables. La reine troublée par la mort des deux accusateurs, fit revenir Didier qui n'en continua pas moins à admonester la vieille criminelle qui n'arrêtait ni ses débauches ni ses tueries.

Pour en finir, Brunehaut envoya ses soldats l'arrêter en pleine messe et le fit lapider en 608 à Saint-Didier-sur-Chalaronne près de Lyon.


Sur le territoire de Lyon, en 606 ou 607, la passion de saint Didier, évêque de Vienne. Ayant reproché à la reine Brunehaut un mariage incestueux et d’autres dépravations, il fut d’abord envoyé par elle en exil, puis, sur son ordre, arrêté dans sa cathédrale, et enfin lapidé par les soldats et achevé à coups de bâton, recevant ainsi la couronne du martyre.

Martyrologe romain

 

Sources:
Les saints du jour

Nomis.cef.fr

http://fr.wikipedia.org/wiki/Didier_de_Vienne

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 22 mai 2014 4 22 /05 /Mai /2014 00:00

 http://p2.storage.canalblog.com/20/53/249840/65567922_p.jpgSaint Émile, martyr à Carthage (IIIème siècle)

 

En Afrique du Nord vers 250, pendant la persécution de Dèce contre les chrétiens, Émile, arrêté pour sa foi, après avoir faibli devant la torture, apostasia et fut relâché. Se reprenant aussitôt, il alla voir le magistrat qui l'avait jugé et lui redit sa foi. Il fut condamné à être brûlé vif.

 


Saint Émile, fut d'abord emprisonné, battu avec des verges et soumis à différentes tortures pour l'inciter à renier la vraie Foi et à sacrifier aux faux Dieux. Saint Cyprien , son contemporain, évêque de Carthage, puis Martyr comme lui, raconte que les deux Saints, Émile et Chaste (ou Vaste), après les premiers tourments, crurent ne pas pouvoir résister aux intentions, puis, après avoir prié le Seigneur, reçurent la force de vaincre leurs persécuteurs, qui les firent mourir par le feu.

 

Sources : 1, 2, 3, 4

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 21 mai 2014 3 21 /05 /Mai /2014 00:00

Saints-Christophe-Magallanes--pretre-et-ses-24-compagnons-.jpgSaint Christophe (Cristobal) Magallanes, prêtre mexicain, né le 30 juillet 1869, fut persécuté ainsi que vingt-quatre de ses compagnons suite à un décret ordonnant la fermeture des églises et l'arrestation des ministres du culte.(1)

Persécutés en haine du nom chrétien et de l’Église catholique et, pour avoir confessé leur foi dans le Christ Roi, saint Christophe Magallanes Jara, et ses 24 compagnons, prêtres et laïcs, martyrs du Mexique, reçurent la couronne du martyre.

 

Devenu prêtre en 1899, Cristóbal est missionnaire parmi les indigènes et très fervent envers la Vierge. Devant le bourreau qui allait le fusiller il eut la force de réconforter son camarade de martyre, le Père Agustín Caloca, en lui disant: "Reste tranquille, mon fils, seulement un moment et puis le ciel". Puis, en se tournant vers la troupe, il s'exclama: "Je meurs innocent et je demande à Dieu que mon sang serve pour l'union de mes frères mexicains."

 

Au Mexique, dès 1913, un décret d'un gouvernement socialiste ordonne la fermeture des églises et l'arrestation des prêtres. On interdit de dire "adios" ou "Si Dieu le veut" ("si Dios quiere"), de sonner les cloches, d'apprendre à prier aux enfants; on détruit les églises, expulse les congrégations religieuses, on met hors-la-loi les organisations professionnelles non gouvernementales, l'enregistrement des prêtres est rendu obligatoire.

 

En 1924-1928, président du Mexique, le général Plutarco Elias Calles, qui a juré de détruire la foi chrétienne, mène une politique anticléricale et provoque le soulèvement des "Cristeros" qui résistent (1926-1929). Ils affrontent les régiments du pouvoir, qui entrent à cheval dans les églises, profanent le Saint-Sacrement, et se déchaînent. Le soulèvement, formé essentiellement de paysans, concerne surtout la région du Centre-Ouest (Jalisco). “Ils s’avancent comme en pèlerinage”, mais sont accueillis par l’armée à coups de fusils et de mitrailleuses, et dispersés sans peine. A plusieurs reprises, ils sont battus en terrain découvert et le gouvernement ne s’inquiète pas, au contraire. Mais, à chaque fois ils se replient dans les montagnes et font de la "guerrilla". Ceux qui sont faits prisonniers sont exécutés par la troupe et ils meurent en criant : "Vive le Christ-Roi!" On les appelle "Cristeros" par dérision, mais ensuite, ils revendiquent ce nom. Parmi eux, il y a des prêtres, non engagés dans le mouvement armé, mais continuant à se prodiguer pacifiquement au soin des âmes. Certains seront béatifiés.

 

Dans ce cadre, l'intolérable oppression et la persécution déclenchée par le gouvernement contre les catholiques réveillèrent une véritable «Vendée mexicaine», disposée même au sacrifice en armes pour défendre le droit de citoyenneté qui revient à la vérité des choses et à cet humanisme authentique, que seule la perspective catholique sur la société et sur la politique garantit pour tous, c'est-à-dire pas seulement aux catholiques.

L'insurrection mexicaine prit un nom devenu - dans un cercle de savants qui n'ont pas renoncé à la mémoire vivante - célèbre. Elle s'appela «Cristiada» presque une croisade, et ses chevaliers de l'idéal, nobles va-nu-pieds, étaient les «Cristeros». C'était en effet ainsi qu'avec arrogance et pédanterie les ennemis les apostrophaient, estropiant les mots "Christos Reyes", c'est-à-dire «Christ-Roi», en d'autres termes ces gens qui persistaient à lutter et à succomber au cri de «Vive le Christ Roi». Du reste, les Cristeros se battaient en endossant l'uniforme du chapelet ou d'un grand crucifix autour du cou, tout comme leurs «ancêtres» de la Vendée. ... En somme, ce petit nom fut un drapeau; et même LE drapeau, l'emblème d'une conception différente de l'action politique et de l'organisation de société, qui s'opposait à celle de ceux qui les persécutaient. (2) 

 

Ce mouvement de résistance, “le movimento cristero”, dure de 1926 à 1929. L’État comprend qu’il n’en viendra pas à bout. Quant à Pie XI, dès le début, il a condamné cette persécution, notamment avec l’encyclique “Iniquitates afflictusque” (1926). Mais pour sauver un minimum de liberté à l’Église, il est prêt, selon sa boutade, à “traiter avec le diable en personne”. Finalement, on aboutit aux accords (‘arreglia’) du 21 juin 1929. Les cloches sonnent à nouveau. Mais les cristeros se sentent oubliés. Les accords ont été traités sans eux. D’ailleurs, les lois anticléricales ne sont pas abrogées, mais leur application est seulement suspendue ; c’est un modus vivendi. Et de plus, la persécution reprend. Beaucoup de cristeros, qui ont rendu loyalement leurs armes par obéissance au Pape, sont alors assassinés. Pie XI proteste contre cette violation des accords par l’encyclique “Acerbo nimis” en 1932, mais il cherche à éviter la rupture avec le gouvernement. Quant à la "guerrilla", elle reprend (1932-1938) mais affaiblie, car l’épiscopat mène une politique d’apaisement et excommunie les catholiques qui reprennent le maquis. Rome et l’épiscopat voient sans doute sur le long terme, mais sur le coup, les cristeros, ne comprennent pas. Pourtant, ils se soumettent. A la veille de la guerre de 1939, une évolution se dessine ; des équipes beaucoup moins teintées de marxisme arrivent au pouvoir et les lois religieuses reçoivent une application plus souple. L’Église mexicaine se réorganise.

Les pauvres cristeros resteront longtemps oubliés, officiellement, même par la hiérarchie catholique. La béatification de 1992 est venue les remettre en lumière. Beaucoup mouraient en criant aussi « Vive le Pape ! » et « Vive Notre-Dame de Guadalupe ! » Aussi, lors de leur canonisation qui a suivi en l’an 2000, Jean-Paul II a-t-il pu déclarer: "Le peuple mexicain s'est toujours distingué par son grand amour pour Dieu, la Vierge, l'Église et le Pape." Le pape Benoît XVI procède à la béatification d’un nouveau groupe en 2005. Ainsi les cristeros entrent-ils glorieusement dans l’histoire de l’Église, et l’histoire tout court ! (3)

 

Vingt-deux des martyrs dont on fait mémoire aujourd'hui étaient des prêtres diocésains, comme Christophe Magallanes, et trois d'entre eux étaient des jeunes de l'action catholique. L'un d'eux, Manuel Morales, âgé de 28 ans, était marié et père de trois petits enfants. Avant d'être fusillé, il s'exclama: "Je meurs, mais Dieu ne meurt pas, il aura soin de ma femme et de mes enfants".

 

Cristóbal Magallanes est béatifié le 22 novembre 1992 et canonisé le 21 mai 2000 à Rome par Jean Paul II. Fête le 21 mai.

 

Le 21 mai au martyrologe romain: Mémoire des saints Christophe Magallanès, prêtre, et de ses compagnons: les saints Romain Adame, Rodrigue Aguilar, Jules Alvarez, Louis Batis Sainz, Augustin Caloca, Matthieu Correa, Atila Cruz, Michel de la Mora, Pierre Esqueda Ramirez, Marguerite Flores, Joseph Isabel Flores, David Galvan, Pierre Maldonado, Jésus Mendez, Justin Orona, Sabas Reyes, Joseph-Marie Robles, Turibio Romo, Janvier Sanchez Delgadillo, Tranquillin Ubiarco et David Uribe, prêtres; Emmanuel Morales, Sauveur Lara Puente et David Roldan Lara, laïcs., martyrs, qui de 1926 à 1928, dans différentes régions du Mexique, furent persécutés en haine du nom chrétien et de l’Église catholique et, pour avoir confessé leur foi dans le Christ Roi, reçurent la couronne du martyre.

 

Le 25 mai au martyrologe romain: À Catatlan, au pays de Guadalajara au Mexique, en 1927, la passion de saint Christophe Magallanès et Augustin Caloca, prêtres et martyrs, victimes de la persécution religieuse en ce pays. Prêtres dans la même paroisse, ils furent fusillés ensemble. Leur mémoire est célébrée le 21 mai avec celle de leurs compagnons.

 

Martyrologe romain (4)

 

Sources:

 

(1) http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20120521&id=13876&fd=0

(2) http://benoit-et-moi.fr/2012-I/0455009fcb0e2340d/0455009fef0f5c913.html

(3) http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/fg024.htm

(4) http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10187/Saints-Crist%F3bal-Magallanes-et-ses-24-compagnons.html

 

 

. Le film "Cristeros", objet d'une cabale laïciste

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 21 mai 2014 3 21 /05 /Mai /2014 00:00

Né en Serbie, fils de l'empereur Constance Chlore et de sainte Hélène, Constantin fut élevé à la cour de Dioclétien et proclamé empereur après la mort de son père, en 306.

 

Son règne marque la fin des persécutions contre les chrétiens

Constantin Ier, et toute son armée avec lui, vit apparaître dans le ciel une croix. Jésus, dans un rêve prémonitoire, lui promit aussi de vaincre Maxence par le chrisme, formé des deux lettres grecques Khi (X) et rho (P): ce sont les deux premières lettres de Christ. Constantin les fit apposer sur les étendards de son armée et les boucliers de ses hommes.

 

Au Pont Milvius, à quelques kilomètres au nord-est de Rome, deux empires, deux mondes s'affrontaient devant les siècles : l'empire des Césars et la monarchie chrétienne, le monde païen et le monde chrétien. Combattant sous le drapeau marqué de la croix, son armée composée de Gaulois et de chrétiens, vainquit les Francs et les Goths, ainsi que Maxence, sous les murs de Rome. Constantin se fit chrétien, concluant ainsi la paix avec l'Église. Il se convertit et édifia à Rome une basilique sur le tombeau de saint Pierre, premier pape. 
         
Il proclama l'édit de Milan qui donna la liberté aux chrétiens de propager leur foi, et restitua les biens ecclésiastiques confisqués par Maxence. Il instaura le christianisme comme religion d'Etat.

 

Bien qu'il ne fût baptisé que peu de temps avant sa mort, Constantin présida des conciles, tels que celui de Nicée et essaya de résoudre les conflits internes et externes de l'Église. Ses lois et sa politique se basaient sur les principes chrétiens. Il était un grand constructeur d'édifices chrétiens.

 

Saint-Constantin--empereur--272-337-.png

Le Chrisme: image que vit Constantin dans le ciel avant la bataille du Pont Milvius, correspondant aux lettres grecques X Chi et P Rho (XP), les deux premières lettres du mot Christ.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e4/Chrisme_PARIS_Saint_Fran%C3%A7ois-Xavier.jpg/800px-Chrisme_PARIS_Saint_Fran%C3%A7ois-Xavier.jpg

Chrisme surplombant une chapelle de l'Eglise Saint-François-Xavier, Paris

 

"Constantin Le Grand, aux racines de l'Europe", tel est le titre du congrès international qui s'est tenu au Vatican du 18 au 21 avril 2012, organisé par le Conseil pontifical des sciences historiques à l'occasion du 1.700 anniversaire de la bataille du Ponte Milvio (Pont Milivus) et de la conversion de l'empereur Constantin. (VIS) ... Cette conversion est à l’origine de la géographie européenne telle qu’on la connaît aujourd’hui. Constantin, empereur chrétien (Radio Vatican) - RealAudio - MP3

 

Sources:

 

(1) Calendrier perpétuel, Les Saints en 365 jours, Chêne

(2) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20120521&id=13444&fd=0

(3) http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1190/Saint-Constantin-Ier-le-Grand.html

 

 

. 6 octobre 2013 - Commémorations du 17e centenaire de l'édit de Milan

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 20 mai 2014 2 20 /05 /Mai /2014 00:00

Saint-Bernardin-de-Sienne--Franciscain----1444-.jpg

Saint Bernardin de Sienne, Franciscain. On le représente tenant à la main un soleil avec le monogramme de Jésus. "IHS" [abréviation et translittération du nom de "Jésus" en grec : Ι = J, Η = E et Σ = S (JES = Jesus/Ιησους), et en latin : Iesus Humani Salvator, Jésus sauveur des hommes]

 

Le principal caractère de la vie de ce grand Saint, c'est son amour extraordinaire pour la très Sainte Vierge.

L’Italie le considère comme son plus grand prédicateur. Dès sa canonisation, les peintres et les sculpteurs les plus illustres le représentèrent très fréquemment.

Né le 8 septembre 1380, jour de la Nativité de Marie, Bernardin fut privé, tout jeune, de ses nobles et pieux parents ; mais il trouva dans une de ses tantes une éritable mère. Voyant un jour cette femme refuser de donner à un pauvre, il lui dit : "Pour l'amour de Dieu, donnez à ce pauvre ; autrement je ne prendrai rien aujourd'hui." 

Sa pureté était si grande, que le moindre mot inconvenant l'affligeait profondément : "Silence, disaient les étudiants quand ils le voyaient apparaître au milieu de leurs conversations trop libres, silence, voici Bernardin !" 

À dix-sept ans, il entra dans une confrérie de garde-malades, et soigna pendant quatre ans, dans un hôpital, avec un dévouement et une douceur rares, toutes les infirmités humaines. Se traitant lui-même avec la dernière dureté, il ne songeait qu'aux besoins des autres ; il parut surtout héroïque dans une peste affreuse (peste de Sienne en 1400), où au service des malades, il s'imposa mille fatigues et brava mille fois la mort. 

L'inspiration du Ciel le conduisit alors chez les Franciscains, qui le lancèrent bientôt dans la prédication. Grâce à la bonté de sa Mère céleste, sa voix, faible et presque éteinte, devint inopinément claire et sonore ; Bernardin fut un apôtre aussi brillant par son éloquence que par sa science, et opéra en Italie de merveilleux fruits de salut.

La tradition populaire du Moyen Âge lui attribue plus de 2000 guérisons miraculeuses (Source : Jansen Philippe. Un exemple de sainteté thaumaturgique à la fin du Moyen Âge : les miracles de saint Bernardin de Sienne. In: Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen-Âge, Temps modernes T. 96, N°1. 1984. pp. 129-151).

Faisant un jour l'éloge de la Sainte Vierge, il lui appliqua cette parole de l'Apocalypse : "Un grand signe est apparu au Ciel." Au même instant, une étoile brillante parut au-dessus de sa tête. Une autre fois, parlant en italien, il fut parfaitement compris par des auditeurs grecs qui ne connaissaient que leur langue maternelle.

Un jour, un pauvre lépreux lui demanda l'aumône ; Bernardin, qui ne portait jamais d'argent, lui donna ses souliers ; mais à peine le malheureux les eut-il chaussés, qu'il se senti soulagé et vit disparaître toute trace de lèpre.

Bernardin, allant prêcher, devait traverser une rivière et ne pouvait obtenir le passage de la part d'un batelier cupide auquel il n'avait rien à donner. Confiant en Dieu il étendit son manteau sur les eaux, et, montant sur ce frêle esquif, passa la rivière.


 

C'est à Bernardin que remonte la dévotion au Saint Nom de Jésus, dont il recommandait la dévotion.

Il prêchait en montrant aux foules un panneau portant le monogramme du Christ "IHS", peint en lettres (gothiques) d'or dans un disque solaire symbolique.

Parfois, le disque qu'il tient contre sa poitrine porte le mot 'Caritas' (charité). Source: Eglise Saint-Eleusippe de Quinçay.

Il a été aussi un des apôtres les plus zélés du culte de saint Joseph.

Quelques religieux, jaloux de ses succès, le dénoncèrent à Rome, l’accusant de déviation doctrinale. Saint Jean de Capistran prit sa défense auprès du pape Martin V. Celui-ci approuva la dévotion au Nom de Jésus et voulut faire de Bernardin l’évêque de Sienne. Mais Bernardin refusa, préférant continuer ses prédications en Italie.

Le 7 janvier 1432, malgré de nouvelles attaques contre Bernardin, le pape Eugène IV imposa le silence à ses détracteurs.

En 1530, la fête du Saint Nom de Jésus fut accordée aux Frères mineurs, et étendue à l’Église universelle en 1722.

Il attrapa une fièvre maligne, à Aquila où il mourut, le 20 mai 1444, dans le couvent de cette ville, tandis que les frères chantaient l’antienne : « Père, j’ai manifesté ton nom aux hommes… Je viens vers Toi. ». Il fut inhumé dans l’église du couvent.

Le pape Nicolas V le canonisa le 24 mai 1450.

 

 

Sources : 12 , 3

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 19 mai 2014 1 19 /05 /Mai /2014 00:00

Saint Yves Hélory, avocat puis prêtre (1250-1303)

 

Statue de saint-Yves dans la cathédrale de TreguierYves Hélory, dit l'Avocat des Pauvres, est né en Bretagne, au manoir de Kermartin près de Tréguier, en 1250, d'une famille de petite noblesse.

Le jeune Yves est envoyé à Paris, vers 14 ans, pour étudier la philosophie et la théologie : il recevra des enseignements de Thomas d’Aquin. Finalement, c’est le droit qui l’attire. Il étudiera à la faculté d’Orléans le droit laïc et ecclésiastique. Puis il retourne en Bretagne où il est nommé juge ecclésiastique à Rennes en 1280. L’évêque de Tréguier l’appelle auprès de lui et le décide à devenir prêtre en 1283. Il est nommé curé de Trédrez en 1285, puis de Louannec, de 1292 à 1298.

Entre temps, Yves a mené une vie exemplaire. De nombreux témoins de son procès en béatification parleront d’un chrétien et d’un juge doux, équitable, attentif et compatissant aux sort des pauvres et plaidant leur cause. Mais en 1291, Yves ressort transformé d'une visite au mouroir de l’hôpital de Tréguier qui le décide à devenir un pauvre parmi les plus pauvres.

Il se retira dans son manoir familial de Kermartin où il vécut dans la misère et accueillit les indigents, devenant leur avocat. Restant aussi prêtre et évangélisateur, il traverse la Bretagne à pied pour prêcher et apporter la Bonne nouvelle contre vents et marées.

Yves Hélory mourut dans son manoir familial à Kermartin le 19 mai 1303, épuisé par le travail et la pénitence. Sa dépouille mortelle fut alors portée à la Cathédrale de Tréguier en un long cortège empruntant l'itinéraire dont les processions actuelles perpétuent le souvenir. Son corps sera transféré à la cathédrale de Tréguier. Et son tombeau devint un lieu de pèlerinage.

Il est canonisé en 1347, devenant ainsi le second saint breton et sans doute le premier prêtre diocésain élevé à ce rang. « En ce temps où le monde vieillissant accélère son déclin vers le dernier des soirs, a surgi de l'extrémité de l'Occident, de la Bretagne, une étoile matinale qui ne s'éteindra pas » : c'est en ces termes d'un beau lyrisme que le Pape Clément VI proclame la sainteté d'Yves Hélory, ce 19 mai 1347.

Il est le saint patron des avocats, des avoués, des assureurs et des notaires, ainsi que de la Bretagne.

   

Une procession réunissant plus de 5.000 personnes pour le traditionnel "Pardon de Saint-Yves" dans les rues de Tréguier, prit le dimanche 16 mai 2010 la forme d'un vibrant hommage au saint-patron des Bretons et à tous les chrétiens qui de par le monde ne peuvent vivre librement leur foi. Pour qu'enfin, justice leur soit rendue. Cette justice si chère au coeur de saint Yves. 

"Un grand événement marquant le Trégor et la Bretagne tout entière", déclara Mgr Fruchaud, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier.

     

Saint-Yves--Vitrail-Cathedrale-de-Treguier.jpg

Saint Yves rendant la justice, Vitrail Cathédrale de Tréguier


Sources : 1, 2, 3 , 4

 

- Les Sept saints fondateurs de la Bretagne

- Les saints bretons

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 18 mai 2014 7 18 /05 /Mai /2014 00:00

Saint-Eric--roi-de-Suede--Martyr----1161-.jpgRoi de Suède de 1150 à 1160, Eric IX était également appelé Erik le Saint (den Helige) ou saint Eric. Il fut tué en 1160 par un prince danois.  

Fort pieux, Eric usa de toute son influence pour évangéliser ses sujets par la codification des lois de son royaume qu'il rédigea dans un esprit chrétien, sans vouloir les forcer à la conversion. Eric améliora aussi le sort des femmes.

 Il décida de conquérir la Finlande, autant pour l'expansion de son domaine que pour y porter l'Évangile.

Il est le fondateur de la « dynastie d'Erik » qui alternera avec la dynastie de Sverker sur le trône de Suède jusqu'au début du XIIIe siècle.

 

Erik-den-Helige.jpg

Selon wikipedia, "son règne est marqué par la première tentative peut-être légendaire de conversion des Finlandais païens. Selon la Vita Santi Erici rédigée par l'évêque Israël Erlandsen de Västeras (Suède) (1328/1329†), il aurait organisé une croisade en Finlande au cours de laquelle l'évêque Henri d'Uppsala aurait trouvé la mort tué d'un coup de hache par un nouveau converti."

Eric fut assassiné le 18 mai 1160 à la sortie de la messe de l'Ascension à Turku, port situé au sud-est de la Finlande, par un prince danois, Magnus Henriksson.  Une fontaine a jailli de la terre où la tête du roi est tombée après avoir été coupée au loin, et des miracles ont été déclarés après sa mort.   Considéré comme martyr, il devint ainsi le saint patron de la Suède : Erik den Helige. Ses restes ont été conservés dans un reliquaire, dans la cathédrale d'Uppsala où les gens ont fait des pèlerinages pour près de mille ans.

 

Chasse de saint Éric à la cathédrale d'Uppsala

Chasse de saint Éric à la cathédrale d'Uppsala

 

 

Couronne-royale-de-saint-Eric--Erik-den-Heliges--1161-.jpg

L'ancienne couronne royale de Suède découverte dans le tombeau de saint Eric lors de l'ouverture de son tombeau le 10 avril 2014. Les médias ont été invités à assister à l'évènement afin que le public ait la une chance de suivre l'événement. Il y avait beaucoup d'intérêt et la nouvelle s'est propagée dans le monde entier.

 

La couronne de saint Eric doit être présentée au public à l'exposition de l'église suédoise "Le ciel est ici", du 18 juin au 16 novembre prochain, quand Uppsala (au nord de Stockholm) célébrera les 850 ans de l'archevêché. Plus d'informations : http://www.himlenarhar.se/ 

 

Erik-Jedvardsson--roi-de-Suede-a-la-fin-des-annees-1150.jpgErik Jedvardsson, roi de Suède.

 

Cathedrale-d-Uppsala.JPG

Cathédrale d'Uppsala


cathedrale-d-Uppsala--Suede-.jpg

 

 

 

Video en suédois : Mordet på Kung Erik den Helige. L'assassinat du roi Eric le Saint.

 

Erik le Saint assassiné par l'adversaire Sverker, plus tard roi de Suède.

Karl Sverkersson (fils de Sverker) a été assassiné plus tard par le fils d'Erik, Knut, qui montera sur le trône en 1168 sous le nom de Knut Ier de Suède.

 

Sources:

 

(1) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20110518&id=4148&fd=0

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_IX_de_Su%C3%A8de

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 17 mai 2014 6 17 /05 /Mai /2014 00:00

Saint Pascal Baylon, Confesseur, Patron des Oeuvres eucharistiques (1592)

Saint-Pascal-Baylon--de-l-Ordre-de-St-Francois--1540-1592-.jpg

 

Saint Pascal Baylon naquit en Espagne, en Aragon, le 17 mai 1540, d'humbles cultivateurs, riches des vertus chrétiennes. Occupé dès l'âge de sept ans, à la garde des troupeaux, il passait son temps en prières et en lectures; on dit que les Anges eux-mêmes lui donnèrent des leçons.

 

Le petit Pascal se plaisait surtout à réciter le Pater. Quoique pauvre, il trouvait le moyen de faire l'aumône en donnant une partie de sa nourriture à ceux qui en avaient besoin. Il était le modèle aimé et respecté de tous les bergers de la contrée. Dans un âge si tendre, il connaissait l'usage assidu des cilices, des jeûnes, des disciplines sanglantes; on le voyait marcher pieds nus à travers les ronces et les épines, en expiation de ses péchés. 

 

Le maître chez qui ses parents l'avaient placé voulait le faire héritier de tous ses biens; mais lui, craignant que les biens de la terre ne fussent un obstacle à sa félicité, refusa avec modestie cette faveur, voulant acquérir plus de conformité avec le Sauveur qui était venu sur la terre, non pour être servi, mais pour servir.

Pascal ne convoitait que l'héritage de l'amour de Dieu et la pauvreté religieuse.

 

A vingt ans, malgré les sollicitations de ses camarades, auxquels il prouva la réalité de l'appel divin en frappant trois fois la terre avec sa houlette et en faisant jaillir trois fontaines dans un lieu sec et aride, il entra chez les Franciscains comme frère convers et il y remplit la tâche de portier. (1)

 

Saint-Pascal-Baylon--Patron-des-Oeuvres-eucharistiques.jpg

 

Il rayonnait par son amabilité et sa douceur envers tous ceux qui se présentaient à la porte du couvent. Beaucoup de gens pour cette raison venaient lui demander conseil, même des prédicateurs qui estimaient que sa théologie était celle du cœur et non pas celle d'un intellectuel.

 

Les vertus de l'enfant, déjà si extraordinaires, devinrent dans le religieux, des vertus véritablement merveilleuses. Son obéissance était aussi parfaite que possible. Traité rigoureusement par son supérieur, il disait à ceux qui le plaignaient: "Taisez-vous: le Saint-Esprit a parlé par la bouche de notre supérieur." Quand on lui proposait de faire quelque chose, il disait souvent: "Je ferai comme l'obéissance dira."

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c0/LienzoS_Pascual.jpg/200px-LienzoS_Pascual.jpg

 

Sa mortification était effrayante et ne le cédait en rien à celle des anciens solitaires. Sa charité pour les pauvres, quand il était portier, dépassait les limites; du moins ses supérieurs le blâmaient à ce sujet; mais il leur répondait naïvement: "S'il se présente douze pauvres et que je donne à dix, il est bien à craindre que l'un de ceux que je renvoie ne soit précisément Jésus-Christ."


Maltraité par les Huguenots au cours d'une mission dans la France déchirée par les guerres de religion, il leur pardonna en disant que c'est pour servir Dieu qu'ils l'avaient ainsi traité.

 

Pascal est célèbre par sa dévotion à la Sainte Eucharistie; il passait des heures entières, souvent ravi en Dieu, devant le Tabernacle, et parfois on le voyait suspendu en l'air par l'effet du divin amour. Quand il ne pouvait être de corps devant le Très Saint-Sacrement, il y était ordinairement en esprit.

 

Saint-Pascal-Baylon.jpg


Il honorait aussi spécialement la Mère de Dieu, et ne cessait de demander, par son intercession, la grâce d'être préservé des souillures du péché. (2)

Pascal Baylon fut canonisé en 1690 par le Pape Alexandre VIII. (3)

Pendant la Messe de ses funérailles, on vit ses yeux s'ouvrir deux fois, à l'élévation de l'hostie et du calice.

En 1897, Léon XIII l'a déclaré Patron des Oeuvres eucharistiques. (4)

 

A Rome, deux églises portent le nom de cet humble frère lai, que le Saint-Siège a déclaré céleste Patron de tous les congrès et assemblées eucharistiques. La première de ces églises s’élève près du titulus Callisti ; elle avait été primitivement dédiée aux Quarante Martyrs de Sébaste, mais vers 1735, les Alcantarins espagnols y unirent, en lui donnant la préséance, le nom de leur célèbre compatriote. La seconde se trouve près de la basilique de Sainte-Cécile, et une maison religieuse y est annexée.

Prière. — « O Dieu qui avez orné votre confesseur Pascal d’un tendre amour envers les saints mystères de votre Corps et de votre Sang ; accordez-nous de retirer de ce divin banquet cette même ferveur spirituelle qu’il en rapportait. Par notre Seigneur, etc. » (5)



Sources:

(1) http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1175/Saint-Pascal-Baylon.html

(2)  Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 137.

(3) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20110517&id=4126&fd=0

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Baylon

(5) http://www.introibo.fr/17-05-St-Pascal-Baylon-confesseur

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 16 mai 2014 5 16 /05 /Mai /2014 00:00

Evêque d'Amiens très populaire au VIe siècle, il le fut encore plus après sa mort.  

 

Quand, jeune homme, il annonça à sa nourrice qu'il voulait devenir prêtre, elle était en train de faire cuire son pain. "Et quand ma pelle aura des feuilles, tu seras évêque !" se moqua la brave femme. Sous ses yeux ébahis, la pelle se mit à reverdir. En souvenir de ce miracle, en 1202, un boulanger parisien offrit 9 arpents de terre pour construire une chapelle à saint Honoré qui devint ainsi le saint patron des boulangers.

 

Un jour, en pleine Messe, Honoré vit le Christ venir consacrer lui-même le pain eucharistique.

 Lupicin, prêtre du diocèse d'Amiens, reçut un jour la révélation du lieu où étaient enterrés les martyrs Firmin, Victoric et Gentien, morts en l'an 303. Il creusa le sol et découvrit leurs corps. Dans sa joie, il entonna un hymne d'allégresse dont les accents atteignirent Honoré qui se trouvait à plus de deux lieues de là. L'évêque, accompagné du clergé et d'un grand concours de fidèles, arriva bientôt et procéda à l'Invention des reliques.

 

Saint Honoré évangélisa des contrées où la foi chrétienne était encore mal connue et il obtint d'innombrables conversions. Au cours d'une de ses visites épiscopales, il mourut à Port-le-Grand, le 16 mai 600, et fut enterré dans son village natal. Son corps fut placé sous le maître-autel d'une église bientôt bâtie en son honneur.

Une procession avec la châsse contenant ses reliques fit venir la pluie en temps de sécheresse. 

 

Saint Honoré est vénéré au XIesiècle tant et si bien que sa renommée s'étendit à Paris où des picards émigrés lui construisirent une église. La rue Saint-Honoré et le faubourg Saint-Honoré l'ont rendu célèbre dans le monde entier. On a donné son nom à une pâtisserie, le Saint-Honoré.

 

Depuis qu'au XVème siècle, à Paris, des boulangers et pâtissiers de Paris décidèrent de créer une confrérie qui se retrouverait dans une chapelle lui étant dédiée, il est leur saint patron.

 

Il est fêté le 16 mai chez beaucoup de boulangers à travers toute la France : c'est la "Fête du pain". L'occasion de célébrer une fois l'an sur le lieu des moissons, au moulin et au fournil, le travail des céréaliers, des meuniers et des boulangers qui maintiennent la tradition du bon pain français.

 

Sources : 1, 2, 3, 4

 

 

 

 

 Saint Honoré Vitrail de l'Eglise de Saint Honoré-Les-Bains de la paroisse de Chatillon en Bazois, dans le Parc naturel du Morvan

 

   

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 15 mai 2014 4 15 /05 /Mai /2014 00:00

Statue de Vierge martyre. Date prise de vue 1995, église paroissiale, Commune: Orres (Les) (Dép.05) Mélézet (le)Statue de Vierge martyre.

Date prise de vue 1995, église paroissiale, Commune:  Orres (Les)  (Dép.05) Mélézet (le)

"J’ai un ami plus puissant que toi qui m’assistera dans les tortures." (Sainte Denise à son juge)

 

En Asie Mineure (Anatloie) pendant la persécution de Dèce (1) voyant des chrétiens, les saints Pierre, André et Paul à Lampsaque dans l’Hellespont (détroit des Dardanelles) (peut-être en 251 d'après le martyrologe romain), se faire lapider pour leur foi, Denyse (Denise) se jeta sur leurs corps pour souffrir le martyre avec eux. Elle fut séparée de ses compagnons puis fut torturée et décapitée. Elle n'avait que seize ans.

 

 

Panorama sur le Détroit des Dardanelles 

 

Au proconsul (gouverneur) Optimus qui l'invitait à sacrifier à la déesse Vénus, Pierre répliqua:

 "Je suis étonné que vous me proposiez de sacrifier à une femme dont les actions seraient punissables suivant vos propres lois. (1) ... Il est plus nécessaire et plus glorieux pour moi d'offrir le sacrifice de l'adoration au Dieu vivant et véritable." (2) Optimus le fit étendre sur une roue, entre des pièces de bois attachées à son corps avec des chaînes de fer, tellement disposées, que la roue, en tournant, devait lui briser peu à peu tous les os. Le martyr, levant les yeux au ciel, disait avec une tranquilité mêlée de joie : "Je vous rends grâces, seigneur Jésus, de ce que vous me donnez le courage de vaincre le tyran". Optimus, voyant qu'il était inébranlable, lui fit couper la tête.

 

 Optimus condamna André et Paul à être fouettés, puis il les livra au peuple pour être lapidés. Denyse apprenant que l'un des accusés, Nicomaque, venait d'apostasier, s'écria: "Il s'est perdu à jamais dans l'autre monde." Les gardes s'aperçurent ainsi que cette jeune fille de 16 ans était chrétienne. Le tyran donna des ordres pour qu'on la décapitât à quelque distance, ce qui fut aussitôt exécuté. 

 

PRATIQUE. Mourons au monde, et nous aurons part au bonheur des saints. 

 

 Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 135.

(2) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20110515&id=13415&fd=0http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1159/Sainte-Denise.html

(3)  Conférences des Evêques de France

Publié dans : Saints du jour - Par Ingomer
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Calendrier

Octobre 2014
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Horloge

Archives

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés